Bataille de Mir

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Bataille de Mir
Les cosaques russes affrontent les lanciers polonais à Mir.
Les cosaques russes affrontent les lanciers polonais à Mir.
Informations générales
Date 10 juillet 1812
Lieu Mir (Biélorussie)
Issue Victoire russe
Belligérants
Drapeau de la Pologne Duché de Varsovie Drapeau de la Russie Impériale Empire russe
Commandants
Aleksander Rożniecki Matveï Platov
Forces en présence
3894 hommes 9 000 hommes
12 canons
Pertes
700 morts ou blessés
248 prisonniers
300 morts ou blessés
Sixième coalition
Batailles
Campagne de Russie (1812)

Mir — Moguilev — Ostrovno — Kliastitsy — Smolensk — 1re Polotsk — Valoutino — Moskova — Moscou — Winkowo — Maloyaroslavets — 2e Polotsk — Czaśniki — Viazma — Smoliani — Krasnoï — Bérézina


Campagne d'Allemagne (1813)
Dantzig — Lützen — Bautzen — Hoyerswerda  — Goldberg — Gross Beeren — Katzbach — Dresde — Kulm — Dennewitz — Leipzig — Hanau — Sehested — Torgau — Hambourg


Campagne de France (1814)
Metz — Brienne — La Rothière

Campagne des Six-Jours : Champaubert — Montmirail — Château-Thierry — Vauchamps
Mormant — Montereau — Bar-sur-Aube — Craonne — Laon — Reims — Arcis-sur-Aube — Fère-Champenoise —Claye — Villeparisis — Paris
Front italien : Trieste — Mincio
Coordonnées 53° 27′ N 26° 28′ E / 53.45, 26.46666667 ()53° 27′ Nord 26° 28′ Est / 53.45, 26.46666667 ()  

Géolocalisation sur la carte : Biélorussie

(Voir situation sur carte : Biélorussie)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Mir.

La bataille de Mir est un affrontement mineur qui a lieu le 10 juillet 1812, au début de la campagne de Russie. Les Russes y battent un corps de l’armée polonaise. Les Russes présentèrent la bataille comme leur première victoire[1].

Le combat voit s’affronter des unités de la 2e armée de l’ouest commandée par Piotr Bagration côté russe et celles de Jérôme Bonaparte côté français.

Les forces russes se trouvent alors à Nesvij pour se reposer pendant leur retraite. Bagration ordonne à l’ataman Matveï Platov, qui se trouve à Mir (Biélorussie), de contenir l’avance des troupes ennemies avec ses cosaques du Don (en tout cinq régiments et demi, soit 2600 hommes).

Côté français, trois brigades de lanciers polonais sous les ordres d’Aleksander Rożniecki avancent sur Mir où ils se heurtent aux cosaques. Les Polonais se battent furieusement à un contre deux pendant près de six heures, jusqu’à l’arrivée du général russe Kouteïnikov qui renverse le sort de la bataille. Les Polonais reculent dans Mir, mais l’arrivée du 4e régiment de chasseurs à cheval et de l’artillerie permet de protéger la retraite polonaise, tandis que Platov effectue un retrait tactique de Mir.

Napoléon Ier tint son frère responsable de ce revers et décida quelques jours plus tard de le placer sous les ordres de Davout. Jérôme, humilié, quitta la Grande Armée le 16 juillet et rejoignit son royaume de Westphalie avec sa garde personnelle[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Curtis Cate, La Campagne de Russie 1812, Tallandier, 2006, p. 172
  2. Thierry Lentz, Nouvelle histoire du Premier Empire, Fayard 2004, T. 2 p. 275