Henri de Joyeuse

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Henri de Joyeuse
Joyeuse, Henri de.jpg
Titre de noblesse
Duc de Joyeuse
-
Prédécesseur
Successeur
Biographie
Naissance
Décès
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RivoliVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Famille
Père
Fratrie
Enfant
Autres informations
Religion
Ordre religieux
Distinctions
Chevalier de l'ordre du Saint-Esprit (d)
Chevalier de l'ordre de Saint-MichelVoir et modifier les données sur Wikidata

Henri de Joyeuse, duc de Joyeuse, comte du Bouchage, né à Toulouse le et mort le à Rivoli en Italie, est un prêtre capucin français, nommé en religion Père Ange, mais aussi lieutenant général du Languedoc puis Maréchal de France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Henri de Joyeuse est le fils de Guillaume de Joyeuse et de Marie de Batarnay du Bouchage. C'est également le frère d'Anne de Joyeuse et du cardinal François de Joyeuse. Il rejoint ses frères à la cour d'Henri III, qui le nomme Grand Maître de sa garde-robe.

Le 28 novembre 1581, âgé de 18 ans, il épouse Catherine de Nogaret de La Valette, âgée de 15 ans, sœur du duc d'Épernon. Leur fille, Henriette-Catherine de Joyeuse, naît au Louvre le 10 janvier 1585. La mort de Catherine, le 10 août 1587, convainc le jeune homme de devenir capucin, le 24 septembre 1587, sous le nom de père Ange. Henri III se précipite au couvent des Capucins, et, découvrant son ancien favori « la tête rasée et les pieds nus, peu s'en fallut qu'il ne tombât pasmé à la renverse ». Le 20 octobre suivant deux de ses frères tombent à la Bataille de Coutras.

Le père Ange rejoint la Ligue catholique : le 23 octobre 1592, il quitte l'habit et se voit nommé lieutenant général du Languedoc. Toutefois, sous l'influence de son frère François, il finit par négocier son ralliement à Henri IV en (édit de Folembray), qui le crée maréchal de France. De nouveau capucin, Henri de Joyeuse (père Ange) devient un prédicateur renommé et un mystique sujet à des extases. Il est un des premiers à remarquer la valeur de François Leclerc du Tremblay, en religion Père Joseph.

Il meurt le , au couvent des capucins de Rivoli en Italie. Son corps fut ramené à Paris et fut inhumé dans l'église du couvent des Capucins Saint-Honoré (ses ossements furent sans doute transférés vers les catacombes de Paris en 1804[1]).

Il avait fait don à son ordre d'une statuette de Notre-Dame de la Paix toujours visible à Paris dans l'église de la Congrégation des Sacrés Cœurs de Marie et de Jésus [2]

« Un frère de Joyeuse osa longtemps paraître.

Ce fut lui que Paris vit passer tour à tour

du siècle au fond d'un cloître, et du cloître à la cour :

Vicieux, pénitent, courtisan, solitaire,

Il prit, quitta, reprit la cuirasse et la haire.

Du pied des saints autels arrosés de ses pleurs,

Il courut de la Ligue animer les fureurs,

Et plongea dans le sang de la France éplorée

la main qu'à l'Éternel il avait consacrée »

— Voltaire, La Henriade - Chant IV

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre de Vaissière, Messieurs de Joyeuse (1560-1615), éd. Albin Michel, Paris, 1926.