Amance (Aube)

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Amance
Amance (Aube)
L'église Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Bar-sur-Aube
Intercommunalité Communauté de communes de Vendeuvre-Soulaines
Maire
Mandat
Jean-Michel Pietremont
2020-2026
Code postal 10140
Code commune 10005
Démographie
Gentilé Amançois
Population
municipale
250 hab. (2020 en diminution de 9,75 % par rapport à 2014)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 17′ 43″ nord, 4° 30′ 57″ est
Altitude Min. 132 m
Max. 213 m
Superficie 22,88 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Vendeuvre-sur-Barse
Législatives Première circonscription
Localisation
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Amance
Liens
Site web amancevilleaubois.fr

Amance est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Amance est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

La commune, bordée par un plan d’eau intérieur d’une superficie supérieure à 1 000 hectares, le lac d'Auzon-Temple, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[6]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (60,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (60,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (60,3 %), terres arables (18,4 %), prairies (18,1 %), zones urbanisées (2 %), eaux continentales[Note 2] (1,2 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Esmancia en 1153[11], Asmantia en 1166[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIIIe siècle, à l'ouest du village de la Ville-aux-Bois-lès-Vendeuvre, est fondée par les templiers de la Bonlieu, la maison du Temple de la Loge-Bazin afin de gérer la forêt du Temple achetée en 1255.

A la suite de cette acquisition, la comtesse Emma II de Troyes, descendante du roi de France Philippe IV et de Jeanne de Champagne fit construire, en 1507, un baraquement pour les villageois en l'honneur de Christophe de Liège, Saint Patron des chasseurs de la Forêt d'Orient. Cet édifice a été détruit par le grand incendie de la forêt d'Orient de 1701, emportant avec lui 87 hectares de bois domaniaux. Un tableau a d'ailleurs été peint par le peintre Raphaël mettant en scène cette jeune femme au sourire expressif et au regard étincelant. Ce tableau est d'ailleurs exposé depuis 2019 au musée des Beaux-Arts de Dijon. De nombreux historiens se sont même accordés à dire que le peintre et la Comtesse entretenaient une relation sincère et fusionnelle.

1825 : Amance absorbe La Ville-aux-Bois-lès-Vendeuvre qui ne doit pas être confondue avec la commune, toujours actuelle, de La Ville-aux-Bois également dans l'Aube.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1952 juin 1995 René Pietremont[13]    
juin 1995 mars 2008 Paul Hubail    
mars 2008 En cours
(au 28 mai 2020)
Jean-Michel Pietremont[14],[15]
Réélu pour le mandat 2020-2026
DVD Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[17].

En 2020, la commune comptait 250 habitants[Note 3], en diminution de 9,75 % par rapport à 2014 (Aube : +1,08 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
291299287329629536550660662
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
638607568544557549541477425
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
396407384338320292296273311
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
306301274238228235250253267
2014 2019 2020 - - - - - -
277255250------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église sous le vocable de Saint-Martin est un vaisseau unique d'origine romane, remaniés aux XVIe et XIXe siècles[20].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Adrien Selm (1887-1973) : Meilleur ouvrier de France et était potier à la Tuilerie briqueterie Saint-Martin d'Amance[21].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le ).
  7. « La loi littoral », sur www.collectivites-locales.gouv.fr (consulté le ).
  8. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur www.cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Dans une charte de l'abbaye de Boulancourt.
  12. Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Page 24 - (ISBN 2600028838).
  13. Sur la pancarte de la Place René Pietremont
  14. Conseil général de l'Aube mise à jour au 10 avril 2008
  15. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le )
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020.
  20. Marguerite Beau : Essai sur l'architecture religieuse de la Champagne méridionale auboise hors de Troyes (1991)
  21. Sur une plaque en terre cuite, accrochée sur une maison, à l'intersection de la Rue Adrien Selm et Rue Jean Collot.