Glacier du Géant

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Glacier du Géant
Vue du glacier depuis le sud-est, avec au centre, la Vierge.
Vue du glacier depuis le sud-est, avec au centre, la Vierge.

Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Massif Massif du Mont-Blanc (Alpes)
Vallée Vallée de Chamonix
Type Glacier de vallée
Superficie 17,19 km2
Altitude du front glaciaire 2 400 m
Coordonnées 45° 51′ 17″ N, 6° 55′ 00″ E

Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Glacier du Géant
Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie
(Voir situation sur carte : Haute-Savoie)
Glacier du Géant

Le glacier du Géant est un glacier de France situé au cœur du massif du Mont-Blanc, dans les Alpes. C'est le principal pourvoyeur de glace de la mer de Glace. Sa superficie est de 1 719 ha en comptant celle de la vallée Blanche.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le glacier du Géant nait au creux d'un immense cirque glaciaire de plus de quatre kilomètres de largeur ouvert vers le nord-est et dominé d'ouest en est par le mont Blanc du Tacul, l'arête de la Brenva, l'aiguille d'Entrèves, la pointe Helbronner, les aiguilles Marbrées et la dent du Géant[1]. Les rebords de ce cirque sont constitués de cirques plus petits qui sont délimités, dans le sens horaire, par la dent du Géant et les aiguilles Marbrées sous le col de Rochefort, par les aiguilles Marbrées et le Grand Flambeau sous le col du Géant, par le Grand Flambeau et l'aiguille de Toule sous le col Oriental de Toule, par l'aiguille d'Entrèves et la tour Ronde sous le col d'Entrèves, par l'arête de la Brenva et le mont Blanc du Tacul délimitant le cirque Maudit, par le Petit Capucin et la pyramide du Tacul sous les aiguillettes du Tacul et par la pyramide du Tacul et le Gros Rognon sous le col du Gros Rognon et la pointe Lachenal[1].

Les glaces reçoivent celles de la Vallée Blanche et du glacier d'Envers du Plan en rive gauche puis forment une cascade de glace appelée « Séracs du Géant », reçoivent les glaces du glacier des Périades en rive droite[1]. Il est alors nommé glacier du Tacul à partir d'un petit plateau, la « Salle à Manger », qui donnera lui-même naissance à la Mer de Glace par réunion avec le glacier de Leschaux en rive droite[1].

Le glacier du Géant est survolé entre le Gros Rognon et la pointe Helbronner par la télécabine Panoramic Mont-Blanc[1]. Le tunnel du Mont-Blanc passe sous le glacier, environ 2 000 mètres sous la surface, à l'aplomb du col du Gros Rognon et de l'aiguille de Toule[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Vue en septembre 1981 des téléskis sur le glacier du Géant survolés par les câbles de la télécabine de la Vallée Blanche.

Au début des années 1950, la construction de la télécabine Panoramic Mont-Blanc entre l'aiguille du Midi et la pointe Helbronner forme le dernier maillon de traversée du massif du Mont-Blanc par remontée mécanique, entre le téléphérique de l'Aiguille du Midi au nord-ouest et l'actuel Skyway Monte Bianco au sud-est ; la télécabine est ouverte à noël 1957, survolant la partie amont du glacier entre le Gros Rognon et la pointe Helbronner.

Dans la foulée de l'annonce de la construction de la télécabine, l'ouverture d'une station de ski sur le glacier est annoncée[2],[3]. Elle ouvre au début des années 1960, composé de trois ou quatre téléskis situés au pied du Grand Flambeau, juste à l'ouest de la pointe Helbronner, sous les câbles de la télécabine, entre 3 330 et 3 680 mètres d'altitude, et dont les pylônes sont pour certains implantés directement dans la glace[2],[3]. L'une de ces remontées est initialement implantée au col du Midi avant d'être rapidement déplacée au glacier du Géant[4]. La pratique du ski d'été est alors permise par un enneigement naturel en période estivale, ce qui permet notamment aux membres du club de ski de Chamonix et à certains champions de ski alpin comme Jean-Claude Killy ou Alberto Tomba de pouvoir s'y entraîner[2]. Néanmoins, en raison des difficultés d'accès — 45 minutes de trajet en téléphérique et télécabine depuis Chamonix[3] —, d'exploitation, de sécurisation des lieux (une dameuse fait une chute dans une crevasse, tuant son conducteur), de faible fréquentation et dans un souci de préservation de l'environnement, la petite station cesse son activité dans les années 1990[2].

En l'installation, par le maire de Chamonix, d'une barrière de sécurité sur le glacier du Géant a réveillé le conflit frontalier.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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