Calvaire et chapelle de Tronoën

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Calvaire et chapelle de Tronoën
Image illustrative de l'article Calvaire et chapelle de Tronoën
Le calvaire et la chapelle
Présentation
Culte Catholique romain
Type Chapelle
Protection Logo monument historique Classé MH (1894, 1907, calvaire puis chapelle)
Géographie
Pays France
Région Bretagne
Département Finistère
Ville Saint-Jean-Trolimon
Coordonnées 47° 51′ 22″ nord, 4° 19′ 42″ ouest

Géolocalisation sur la carte : France

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Calvaire et chapelle de Tronoën

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Calvaire et chapelle de Tronoën

La chapelle Notre-Dame-de-Tronoën, située sur la commune de Saint-Jean-Trolimon, à quelques kilomètres au nord de Saint-Guénolé dans le Finistère, est célèbre par son calvaire sculpté.

Elle est un peu éloignée du village, au sommet d'une élévation (27 mètres) qui descend vers la mer au loin.

Histoire[modifier | modifier le code]

Notre-Dame de Tronoën s'inscrit dans un enclos où des fouilles réalisées au XIXe siècle permirent de retrouver les débris de plusieurs centaines de figurines en terre cuite blanche, des Vénus sortant de l'écume de la mer, des déesses-mères assises et allaitant et des monnaies gauloises et romaines des quatre premiers siècles. Ces ex-votos pourraient provenir d'un atelier retrouvé à Tréguennec, à deux kilomètres de Tronoën[1].

La chapelle[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'un édifice rectangulaire à une seule nef, datant du second quart du XVe siècle, avec un collatéral nord construit postérieurement (ancienne limite du toit visible sur la façade est, ouvertures de style différent, du gothique rayonnant, puis flamboyant) tendant vers le gothique flamboyant. La rosace gothique est semblable à celle de l'église de Pont-l'Abbé. Anecdotiquement, le Maître d'Œuvre de la chapelle est représenté par une tête sculptée sur le mur extérieur, dissimulée à gauche et en hauteur derrière l'ogive de la porte donnant sur la nef[réf. nécessaire].

Parmi le mobilier, on note une table servant d'autel en granite remarquable par sa taille (plus de 5 m de longueur), et qui avait été enterrée précédemment avant sa remise en place actuelle.

Cette chapelle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [2].

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Le calvaire[modifier | modifier le code]

Il est considéré comme le plus ancien des grands calvaires de Bretagne toujours visible. Il serait daté entre 1450 et 1470. Il est constitué d'un soubassement rectangulaire de 4,50 m sur 3,50 m (la mace), de deux frises, surmontées de trois crucifixions : le Christ et les deux larrons. La structure est en granite de Scaër, et les sculptures de frise également, sauf pour certaines, en Kersantite ou pierre de Kersanton plus résistant à l'érosion et dont les scènes gravées (Visitation, Nativité et les rois mages) ont mieux résisté à cette dernière.

Les scènes se lisent globalement dans le sens contraire d'une aiguille d'une montre en partant de l'extrémité droite de la face est. Seule la scène de la mise au tombeau manque dans l'iconographie représentée. De même que celles de l'arrestation, ainsi que tous les actes de la vie de Jésus se déroulant entre son Baptême et la Cène. D'ailleurs, l'aspect chronologique est secondaire dans ce calvaire, puisque la disposition des scènes répond avant tout à des considérations symboliques.

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Ce calvaire fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [3].

Il fut illuminé par l'association des sept calvaires monumentaux de Bretagne entre le 1er et le 4 août 2013 (Près de douze mille personnes assitèrent à cette illumination nocture[4]) et les 14, 15 et 16 août 2015.

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Représentations[modifier | modifier le code]

De nombreux artistes ont représenté le calvaire ou (et) la chapelle de Tronoën ; parmi eux :

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Le site de Tronoën au Cinéma[modifier | modifier le code]

L'aspect pittoresque du site fait que trois films y ont été en partie tournés :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J. Charpy, Tronoën et son calvaire, éditions Jos Le Doare, Châteaulin, 1984
  • R. Couffon, Saint-Jean Trolimon : chapelle Notre-Dame de Tronoën, Congrès archéologique de France, no 115, 1967
  • D. Guillemard, Calvaire de Tronoan, paroles de pierre, HD éditions, juillet 2016, 140 pages, (ISBN 978-2-3634-5059-3). La plus récente monographie sur le calvaire et sa chapelle, par un maître de conférences en Histoire de l’art, conservation-restauration et conservation préventive du patrimoine à l’Université de Paris 1[6]. Une analyse très pertinente et une bibliographie abondante.
  • P. Thomas, L. de Cargouët, Tronoën : le calvaire, éditions CMD, Montreuil-Bellay, 1999, 46 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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