Tramways vicinaux de Poix

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le 13 mai 1951, un autorail en gare de Poix-Saint-Hubert

Les «Tramways vicinaux de Poix» font référence à quatre lignes de chemin de fer vicinal à voie métrique concédées à la Société nationale des chemins de fer vicinaux (SNCV), connectées entre elles en chaîne et qui forment le Groupe de Poix, partie du Groupe du Luxembourg de cette même SNCV. La gare d'échange et de transbordement avec le grand chemins de fer (SNCB) était la gare de Poix-Saint-Hubert située sur la ligne 162 BruxellesNamurLuxembourg. Les lignes du Groupe de Poix sont mises en service à partir de 1890 et leurs dernières sections fermées en 1960[1].

Groupe de Poix[modifier | modifier le code]

Dans cet article, les lignes sont numérotées selon leurs capitaux. Dans l'indicateur des chemins de fer belges de 1935, les horaires de la ligne Poix – Saint-Hubert – Freux sont repris au tableau 509, ceux de la ligne Poix – Paliseul – Bouillon – Pussemange au tableau 510.

Il est constitué de 4 lignes de la SNCV :

  • ligne SNCV 5 Poix - Saint-Hubert - Freux, avec prolongation vers Bastogne;
  • ligne SNCV 93 Poix - Libin - Maissin - Paliseul;
  • ligne SNCV 34 Paliseul - Nollevaux - Bellevaux - Noirefontaine - Bouillon;
  • ligne SNCV 135 Bouillon - Corbion - Sugny - Pussemange, avec bifurcation entre Corbion et Sugny vers Sedan (France, 21 km) et prolongation de Pussemange vers Gespunsart (F) et Nouzonville (F, 12 km).

La station de Poix offre des correspondances avec les trains de la ligne SNCB 162 Bruxelles-Namur-Arlon-Luxembourg (gare de Poix-Saint-Hubert).

La station de Paliseul permet des connexions avec les trains de la ligne SNCB 166 Bertrix-Gedinne-Houyet.

Ligne SNCV 5 : Poix - Saint-Hubert - Freux[modifier | modifier le code]

Ligne Poix - Saint-Hubert - Freux
Schéma de la ligne
BSicon exBHF.svg 0 Poix (Station-Etat)
BSicon exhKRZWae.svg 0,1 la Lhomme
BSicon exHST.svg 0,6 route d'Arville
BSicon exhKRZWae.svg 1,5 pont du Moulin Baily, ruisseau de Poix
BSicon exHST.svg 2 Forges de Poix
BSicon exBHF.svg 2,9 Arville-Hatrival
BSicon exHST.svg 4,3 Saint-Hubert (Les Moulins)
BSicon exABZg+r.svg 5,9 embranchement vers Freux
BSicon exABZgl.svg 6 raccordement Usines Nestor Martin
BSicon exBHF.svg 6,1 Saint-Hubert (Station)
BSicon exABHFl+l.svg 6,6 Saint-Hubert (Fays)
BSicon exBHF.svg 0 Saint-Hubert (Station)
BSicon exABZgr.svg 0,2 embranchement vers Poix
BSicon exhKRZWae.svg 0,29 le Nareday
BSicon exHST.svg 1,65 Saint-Hubert (chemin d'Hatrival)
BSicon exBHF.svg 2,76 Saint-Hubert (Saint-Roch)
BSicon exhKRZWae.svg 4,55 le Leupont
BSicon exBHF.svg 4,85 Vesqueville (Village)
BSicon exBHF.svg 5,43 Vesqueville (Gare-Gimont)
BSicon exhKRZWae.svg 5,5 le Gimont
BSicon exHST.svg 6,08 chemin de Lomal
BSicon exBHF.svg 7,92 Bras (Haut)
BSicon exHST.svg 8,78 Bras (Bas)
BSicon exhKRZWae.svg 4,55 la Lhomme
BSicon exABZg+r.svg 10,9 jonction ligne Amberloup-Libramont
BSicon exHST.svg 11,6 Freux (Pisciculture)
BSicon exBHF.svg 12,481 Freux-Suzerain

Section : Poix - Saint-Hubert[modifier | modifier le code]

Concédée le 27 mars 1886, la section de ligne de Poix à Saint-Hubert est inaugurée le 1er octobre 1886.

Son km 0 est situé à Poix.

Cette section de ligne, établie pour l'essentiel sur l'accotement droit de la route de Poix à Saint-Hubert (actuelle N808), en suivait fidèlement le tracé.

Son terminus fut dans un premier temps la gare de Saint-Hubert située au km 6,1, à proximité des Usines Nestor Martin, dans le quartier qui aujourd'hui encore porte le nom de "quartier du Tram". Le 3 mars 1924, une extension d'une longueur proche de 500 m, concédée le 4 décembre 1909, fut mise en service et relia la gare de Saint-Hubert au quartier du Fays.

Elle fut exploitée par autobus dès le 1er septembre 1957. Un trafic marchandise fut maintenu jusqu'en septembre 1959. La voie fut déposée en 1961-1962.

Section : Saint-Hubert - Freux[modifier | modifier le code]

Proposée dès 1890 et concédée le 4 décembre 1909, la section de ligne de Saint-Hubert à Freux fut inaugurée le 10 mai 1924.

Son km 0 était situé en gare de Saint-Hubert.

Établie essentiellement en site propre, elle avait une longueur totale de 10,916 km de la gare de Saint-Hubert à sa jonction avec la ligne de Libramont à Amberloup, à moins de 500 m du village de Séviscourt. La portion de voie en continuation jusqu'à l'arrêt de Freux-Suzerain (1,565 km) était considérée comme partie commune aux deux lignes.

Le trafic sur cette section de ligne a toujours été réduit.

La voie fut déposée en 1954. L'essentiel de l'assiette subsiste et est aujourd'hui utilisé comme chemin agricole.

Les lignes de Poix vers Paliseul, Bouillon et Pussemange[modifier | modifier le code]

Lignes de Poix vers Paliseul, Bouillon et Pussemange
Schéma de la ligne
BSicon exBHF.svg 0 Poix (Station-Etat) ligne 93
BSicon xKRZo.svg croisement ligne SNCB 161 Namur-Arlon
BSicon exHST.svg Smuid (Pont Bozeau)
BSicon exHST.svg Smuid (Fontaine Mahaye)
BSicon exBHF.svg 7 Libin (Station)
BSicon exBHF.svg 9 Villance (Station)
BSicon exBHF.svg 10 Anloy
BSicon exHST.svg Villance (Pont sur la Lesse)
BSicon exhKRZWae.svg la Lesse
BSicon exBHF.svg 14 Maissin (Dépôt)
BSicon exHST.svg Maissin (chemin d'Anloy)
BSicon exHST.svg Maissin (Belle Vue)
BSicon exHST.svg Framont (Lallemoine)
BSicon exBHF.svg 21 Opont
BSicon exHST.svg Framont (Aspèche)
BSicon exBHF.svg 24 Framont
BSicon exBHF.svg 26 Paliseul (Village)
BSicon exHST.svg Paliseul (route de Nollevaux)
BSicon xKRZo.svg croisement ligne SNCB 166 Dinant-Bertrix
BSicon exBHF.svg 28,210/0 Paliseul (Station-Etat) ligne 34
BSicon exHST.svg Nollevaux (Maison Blanche)
BSicon exBHF.svg Nollevaux
BSicon exHST.svg 5 Nollevaux (Almache)
BSicon exHST.svg Nollevaux (route de Dinant)
BSicon exBHF.svg 7 Bellevaux Mogimont
BSicon exHST.svg Senseruth (Girafe)
BSicon exBHF.svg 10 Noirefontaine
BSicon exHST.svg Senseruth (Curfoz)
BSicon exHST.svg Bouillon (Voie Jocquée)
BSicon exBHF.svg 15,290/0 Bouillon ligne 135
BSicon exhKRZWae.svg la Semois
BSicon exHST.svg Bouillon (Pont de France))
BSicon exHST.svg 8 Bouillon (Douane)
BSicon exHST.svg Corbion (La Gernelle)
BSicon exHST.svg Corbion (Hottée du Diable)
BSicon exHST.svg Corbion (Village)
BSicon exBHF.svg Corbion (Douane)
BSicon exABZgl.svg embranchement vers Sedan
BSicon exBHF.svg 19 Sugny (Station)
BSicon exBHF.svg 22,363 Pussemange (Station et Douane)

Ligne SNCV 93 : Poix - Paliseul[modifier | modifier le code]

Concédée le 27 mars 1888, la ligne sera mise en exploitation en trois tronçons successifs de février à octobre 1903 :

  • Poix-Libin, le 15 février 1903;
  • Libin-Maissin, le 10 mai 1903;
  • Maissin-Paliseul, le 1er octobre 1903.

La ligne, d'une longueur de 28,210 km, suivait la voie publique sur de rares tronçons, mais était pour l'essentiel établie en site propre.

Le service voyageur cesse le 16 janvier 1956.

Le trafic marchandise s'arrête en trois étapes :

  • Smuid (Fontaine Mahaye)-Maissin, le 16 janvier 1956;
  • Maissin-Paliseul, le 17 mars 1958;
  • Poix (Station-Etat)-Smuid (Fontaine Mahaye, carrière de kaolin), le 1er novembre 1959.

Ligne SNCV 34 : Paliseul - Bouillon[modifier | modifier le code]

Concédée le 18 décembre 1888, la ligne fut mise en exploitation le 12 octobre 1890.

Longue de 15,290 km, elle suivait d'assez près le tracé des routes de Paliseul à Menuchenet (actuelle N899) et de Menuchenet à Noirefontaine (actuelle N89). Le carrefour de Menuchenet en lui-même était toutefois soigneusement évité par l'ouest. La descente de Noirefontaine vers la station de Bouillon se faisait en site propre, par une voie particulièrement sinueuse.

Dès le 16 juillet 1955, certains services furent exploités par autobus. Le trafic voyageurs s'arrêta le 2 juin 1957. Celui des marchandises se termina le 1er juin 1960.

Ligne SNCV 135 : Bouillon - Pussemange[modifier | modifier le code]

Concédée le 24 août 1904 pour le tronçon de Bouillon à Corbion et en 1908 pour son prolongement vers Pussemange, la ligne fut mise en exploitation progressivement de 1907 à 1925 :

  • Bouillon-Corbion, le 31 octobre 1907;
  • Corbion-Sugny, le 15 octobre 1924;
  • Sugny-Pussemange, le 1er avril 1925.

Le 17 juillet 1910 fut inaugurée une liaison Corbion-Sedan, fermée en 1933, qui utilisait la section de Corbion (Village) à Corbion (Frontière) de la future section de ligne vers Sugny et Pussemange.

Le 1er mai 1925, Pussemange fut relié à la ligne française de Nouzonville vers Gespunsart des chemins de fer départementaux des Ardennes. Cette liaison fut fermée en 1940.

D'une longueur de 22,363 km, la ligne épousait assez fidèlement le tracé de la route de Bouillon vers Corbion et Sugny (actuelles N810 et D777, anciennes N44 et N77ter), dont elle ne s'écartait guère qu'entre la station de Corbion et la jonction vers Sedan. Elle quittait la station de Bouillon par un tunnel percé sous la crête Saint-Pierre, descendait vers la Semois qu'elle franchissait par le pont de France et s'enfonçait dans le tunnel sous le château avant de monter en accotement vers Corbion. Peu après Corbion, la voie faisait une incursion en France et la ligne vers Sedan s'en détachait à gauche. Le territoire belge était retrouvé peu avant le village de Sugny. De Sugny à Pussemange, le trajet se faisait pour partie en site propre et pour partie en accotement de voiries locales.

Le service voyageurs cessa le 16 juillet 1955. Un service aller-retour quotidien fut toutefois maintenu entre Bouillon et Corbion jusqu'en 1957. Le trafic marchandises s'arrêta le 1er juin 1960.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. The Vicinal Story, Light Railways in Belgium 1885-1991, DAVIES W.J.K., Light Rail Transit Association, London, 2006

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Carte des lignes vicinales en province de Luxembourg.

Monographies[modifier | modifier le code]

  • Chemins de Fer belges, Horaires des trains du 15 mai au 5 octobre 1935 inclus, fac-similé, PFT-TSP, 1989
  • Cappiau (Christiane), Images et Nostalgie entre Amberloup et Pussemange, Rail Memories, Mondorf-les-Bains, sans date

Articles[modifier | modifier le code]

  • Dagant (André), « Le temps du rail à Saint-Hubert - À toute vapeur », dans Saint-Hubert d'Ardenne, Cahiers d'Histoire, Tome II, Saint-Hubert, 1978, pp. 223-258
  • Dagant (André), « Le temps du rail à Saint-Hubert - Au chant des Sherman », dans Saint-Hubert d'Ardenne, Cahiers d'Histoire, Tome III, Saint-Hubert, 1979, pp. 119-154

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]