Saint-André (Pyrénées-Orientales)

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Saint-André
Saint-André (Pyrénées-Orientales)
L'église
Blason de Saint-André
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Céret
Intercommunalité Communauté de communes des Albères, de la Côte Vermeille et de l'Illibéris
Maire
Mandat
Samuel Moli
2020-2026
Code postal 66690
Code commune 66168
Démographie
Gentilé Andréens, Andréennes
Population
municipale
3 422 hab. (2019 en augmentation de 4,08 % par rapport à 2013)
Densité 352 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 33′ 07″ nord, 2° 58′ 27″ est
Altitude Min. 13 m
Max. 77 m
Superficie 9,73 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Saint-Cyprien
(banlieue)
Aire d'attraction Perpignan
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de la Côte Vermeille
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Saint-André
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Saint-André
Liens
Site web http://www.saint-andre66.fr

Saint-André Écouter est une commune française, située dans l'est du département des Pyrénées-Orientales en région Occitanie. Ses habitants sont appelés les Andréens ou Andreuencs. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le Roussillon, une ancienne province du royaume de France, qui a existé de 1659 jusqu'en 1790 et qui recouvrait les trois vigueries du Roussillon, du Conflent et de Cerdagne.

Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par la Riberette, le Miloussa et par deux autres cours d'eau.

Saint-André est une commune rurale qui compte 3 422 habitants en 2019, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1962. Elle est dans l'agglomération de Saint-Cyprien et fait partie de l'aire d'attraction de Perpignan. Ses habitants sont appelés les Andréens ou Andréennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune avec localisation de la mairie.

La commune de Saint-André se trouve dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie[I 1].

Elle se situe à 18 km à vol d'oiseau de Perpignan[1], préfecture du département, à 19 km de Céret[2], sous-préfecture, et à 4 km d'Argelès-sur-Mer[3], bureau centralisateur du canton de la Côte Vermeille dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Saint-Cyprien[I 1].

Les communes les plus proches[Note 1] sont[4] : Palau-del-Vidre (2,6 km), Sorède (2,7 km), Argelès-sur-Mer (4,2 km), Saint-Génis-des-Fontaines (4,3 km), Laroque-des-Albères (4,6 km), Ortaffa (5,1 km), Elne (5,5 km), Brouilla (6,0 km).

Sur le plan historique et culturel, Saint-André fait partie de l'ancienne province du royaume de France, le Roussillon, qui a existé de 1659 jusqu'à la création du département des Pyrénées-Orientales en 1790[5] et qui recouvrait les trois vigueries du Roussillon, du Conflent et de Cerdagne[6].

Communes limitrophes de Saint-André[7]
Palau-del-Vidre
Saint-André[7] Argelès-sur-Mer
Sorède
Situation de la commune.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 973 hectares. L'altitude de Saint-André varie entre 13 et 77 mètres[8].

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[9].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel[10],[11],[12].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-André est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[13],[I 2],[14]. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Cyprien, une agglomération intra-départementale regroupant 14 communes[I 3] et 60 792 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[I 4],[I 5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Perpignan dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 118 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[I 6],[I 7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (80,5 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (88,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (66,5 %), zones urbanisées (16 %), zones agricoles hétérogènes (14 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,5 %)[15].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Les lignes 550 (Céret - Argelès-sur-Mer) et 553 (Saint-Génis-des-Fontaines - Gare de Perpignan) assurent la desserte de la commune.

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Saint-André est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (grand froid ou canicule), mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[16],[17].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par crue torrentielle de cours d'eau du bassin du Tech. La commune fait partie du territoire à risques importants d'inondation (TRI) de Perpignan-Saint-Cyprien, regroupant 43 communes du bassin de vie de l'agglomération perpignanaise, un des 31 TRI qui ont été arrêtés le sur le bassin Rhône-Méditerranée. Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios : fréquent (crue de temps de retour de 10 ans à 30 ans), moyen (temps de retour de 100 ans à 300 ans) et extrême (temps de retour de l'ordre de 1 000 ans, qui met en défaut tout système de protection)[18],[19].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont liés au retrait-gonflement des argiles[20]. Une cartographie nationale de l'aléa retrait-gonflement des argiles permet de connaître les sols argileux ou marneux susceptibles vis-à-vis de ce phénomène[21].

Ces risques naturels sont pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais d'un plan de prévention des risques inondations et mouvements de terrains[22].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une route à fort trafic et une ligne de chemin de fer. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[23].

Toponymie[modifier | modifier le code]

En catalan, le nom de la commune est Sant Andreu de Sureda, Sureda étant le nom catalan de la commune voisine de Sorède[24].

En 1793, la commune est désignée sous le nom de Saint André et Taxo d'Amont[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville a été créée autour de l'abbaye Saint-André, existante depuis le Xe siècle. Saint-André est quelquefois appelée à la catalane Saint-André de Sorède, Sorède étant une ville voisine.

La commune de Saint-André est créée en 1790. Le hameau de Taxo-d'Amont est rattaché à Saint-André.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie

Canton[modifier | modifier le code]

En 1790 la commune de Saint-André est incluse dans le canton d'Argelès au sein du district de Céret. Elle est rattachée au canton de Laroque en 1793 puis revient au canton d'Argelès en 1801, dont elle fait toujours partie aujourd'hui[25].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[26]
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1796 Joseph Barate    
1796 1797 Jean Verdier    
1797 1800 Dominique Turie    
1800 1807 Jacques Méric    
1807 1812 André Roca    
1812 1816 Jean Bocamp    
1816 1819 André Roca    
1819 1828 Mathias Cortès    
1828 1830 Jacques Canceil    
1830 1834 Jean Bocamp    
1834 1838 Dominique Desclaux    
1838 1841 Jean Verdier    
1841 1845 Pierre Romeu    
1845 1846 Honoré Bocamp    
1846 1847 Thomas Rougé    
1847 1848 François Michaux    
1848 1850 Honoré Bocamp    
1850 1865 Joseph Moli    
1865 1870 André Bocamp    
1870 1874 Honoré Bocamp    
1874 1876 Joseph Moli    
1876 1876 Joseph Masnou    
1876 1892 Honoré Bocamp    
1892 1896 André Tasque    
1896 1904 Honoré Bocamp    
1900 1904 André Matillo    
1904 1919 Eugène Bocamp    
1919 1925 André Matillo    
1925 1943 François Fourquet    
1943 1944 Jean Matill    
1944 1945 Joseph Bourrat    
1945 1947 René Tasque    
Henri Bagnouls    
En cours Francis Manent[27],[28] PRG Enseignant retraité
Conseiller régional de Languedoc-Roussillon (2001 → 2004)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1358 1365 1378 1424 1470 1515 1553 1643 1709
8 f11 f10 f10 f18 f26 f18 f12 f56 f
1720 1730 1767 1774 1789 1790 - - -
59 f53 f220 H53 f68 f221 H---
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[30].

En 2019, la commune comptait 3 422 habitants[Note 4], en augmentation de 4,08 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Orientales : +3,73 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
242276337449511580593360604
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
644622666684707810841881843
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
854822815764746798818765763
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
8348431 0161 7182 1232 5192 6742 7123 120
2015 2019 - - - - - - -
3 3313 422-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[32] 1975[32] 1982[32] 1990[32] 1999[32] 2006[33] 2009[34] 2013[35]
Rang de la commune dans le département 62 59 40 38 35 42 39 35
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

Collège Pierre-Mendès-France (depuis 2006).[réf. nécessaire]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : [36].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018, la commune compte 1 619 ménages fiscaux[Note 5], regroupant 3 423 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 21 020 [I 8] (19 350  dans le département[I 9]). 47 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 6] (42,1 % dans le département).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
2008 2013 2018
Commune[I 10] 10,3 % 14 % 12,7 %
Département[I 11] 10,3 % 12,9 % 13,3 %
France entière[I 12] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 1 775 personnes, parmi lesquelles on compte 72,3 % d'actifs (59,6 % ayant un emploi et 12,7 % de chômeurs) et 27,7 % d'inactifs[Note 7],[I 10]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui du département, mais supérieur à celui de la France, alors qu'en 2008 il était supérieur à celui du département.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Perpignan, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 2],[I 13]. Elle compte 557 emplois en 2018, contre 528 en 2013 et 431 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 1 074, soit un indicateur de concentration d'emploi de 51,9 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 43,8 %[I 14].

Sur ces 1 074 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 209 travaillent dans la commune, soit 20 % des habitants[I 15]. Pour se rendre au travail, 86,5 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 0,9 % les transports en commun, 7,5 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 5,2 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 16].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

391 établissements[Note 8] sont implantés à Saint-André au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 9],[I 17].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 391 100 % (100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
193 49,4 % (8,7 %)
Construction 37 9,5 % (14,3 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
52 13,3 % (30,5 %)
Information et communication 2 0,5 % (1,9 %)
Activités financières et d'assurance 4 1 % (3 %)
Activités immobilières 16 4,1 % (6,2 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
22 5,6 % (13 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
35 9 % (13,9 %)
Autres activités de services 30 7,7 % (8,5 %)

Le secteur de l'industrie manufacturière, des industries extractives et autres est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 49,4 % du nombre total d'établissements de la commune (193 sur les 391 entreprises implantées à Saint-André), contre 8,7 % au niveau départemental[I 18].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[37] :

  • Dimalys, supermarchés (13 600 k€)
  • Coral France SARL, fabrication d'éléments en matières plastiques pour la construction (1 547 k€)
  • Vitamines, commerce de gros (commerce interentreprises) de fruits et légumes (408 k€)
  • Bati Sud, travaux de maçonnerie générale et gros œuvre de bâtiment (323 k€)
  • Salaison Catalane, commerce de détail de viandes et de produits à base de viande en magasin spécialisé (187 k€)

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune est dans la « plaine du Roussilon », une petite région agricole occupant la bande cotière et une grande partie centrale du département des Pyrénées-Orientales[38]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 10] sur la commune est la polyculture et/ou le polyélevage[Carte 3].

1988 2000 2010 2020
Exploitations 83 47 17 11
SAU[Note 11] (ha) 379 231 114 109

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 83 lors du recensement agricole de 1988[Note 12] à 47 en 2000 puis à 17 en 2010[40] et enfin à 11 en 2020[Carte 4], soit une baisse de 87 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 73 % de ses exploitations[41],[Carte 5]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 379 ha en 1988 à 109 ha en 2020[Carte 6]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 5 à 10 ha[40].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Le musée d'art roman
Historique de l'abbaye

L'abbaye est fondée vers l’an 800 par le moine Miron venu d’Espagne. La communauté qui y vécut fut prospère jusqu'au Xe siècle grâce aux comtes du Roussillon qui la dotèrent de quelques richesses. Malheureusement, la proximité de l’abbaye de Saint-Génis-des-Fontaines ne lui fut pas favorable et elle fut ruinée en 1109. Pour la sauver, la comtesse Agnès de Roussillon en fait alors don à l'abbaye de Lagrasse. Ce sauvetage fut de courte durée, elle déclina à nouveau et fin du XIIIe siècle elle ne compta plus que quatre moines. En 1592, elle est rattachée à l’abbaye Sainte-Marie d'Arles-sur-Tech. En 1789, elle devient simple église paroissiale, le cloître et les bâtiments conventuels sont démantelés.[réf. nécessaire]

L'église de nuit
L'église Saint-André
L'église de nuit

Elle fut érigée aux Xe et XIe siècles, elle possédait alors une seule nef et une couverture en bois. Au XIIe siècle, on lui ajouta des collatéraux et la charpente en bois fut remplacée par une voûte en plein cintre sur doubleaux. Ces travaux nécessitèrent la mise en œuvre de piliers à hauts socles et d’imposants contreforts copiés sur ceux de Sant Pere de Rodes. À l’intérieur, on trouve un autel en marbre blanc dont la table semble être d’origine profane ainsi que des restes de fresques datant des XIIe et XIIIe siècles. On y trouve également un fragment de pierre tombale musulmane en marbre et datant du XIIe siècle.[réf. nécessaire]

Le linteau

Le linteau en marbre blanc situé au-dessus du portail et datant du XIe siècle est une des pièces majeures de l’art roman, similaire à celui de Saint-Génis-des-Fontaines. Il représente un Christ bénissant, entouré de quatre anges eux-mêmes entourés des quatre évangélistes, situés chacun dans un cadre constitué de colonnettes et d'un arc outrepassé.[réf. nécessaire]

Linteau de Saint-André-de-Sorède
Les vestiges du cloître

Il ne reste aucun vestige de l'ancien cloître de Saint-André sur place. Du côté nord-ouest de la nef on voit dans les maçonneries du mur les traces de la présence d'un toit couvrant la galerie du cloître, on sait donc où se trouvait le cloître, mais on ne sait rien de sa taille ni de son aspect général. Il reste cependant plusieurs chapiteaux et quelques futs de colonne provenant du cloître. Dans le chœur de l'église on peut voir un chapiteau sculpté et son fut de colonne servant de support au tabernacle. Deux autres chapiteaux servent de support de bénitier dans les églises de Saint-Génis-des-Fontaines et de Saint-Jean-Lasseille et quatre chapiteaux avec leurs futs sont conservés dans la chapelle Sainte-Colombe de Cabanes au nord de Saint-Génis. On trouve également un chapiteau qui pourrait provenir de Saint-André au-dessus de la porte de l'église de Sorède. Enfin plusieurs chapiteaux conservés à Saint-Martin-du-Canigou pourraient aussi provenir de ce cloître.[réf. nécessaire]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Bourrat (1859-1909) : homme politique né à Saint-André.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-André Blason
D’or aux quatre pals de gueules à saint André de carnation, habillé d’argent, brochant en pied sur sa croix en sautoir du même brochant sur le tout.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Églises romanes oubliées du Roussillon par G. Mallet.
  • Les vieilles pierres du pays catalan par J-M. Ducros
  • Cloîtres démontés du Roussillon par G. Mallet (chapitre sur le cloître de St-André)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  5. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  6. La part des ménages fiscaux imposés est le pourcentage des ménages fiscaux qui ont un impôt à acquitter au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. L'impôt à acquitter pour un ménage fiscal correspond à la somme des impôts à acquitter par les foyers fiscaux qui le composent.
  7. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  8. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  9. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  10. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  11. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  12. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[39].
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  2. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
  3. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée par département », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
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Références[modifier | modifier le code]

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Autres sources[modifier | modifier le code]

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