Saint-André (Pyrénées-Orientales)

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Saint-André
L'église
L'église
Blason de Saint-André
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Céret
Canton La Côte Vermeille
Intercommunalité Communauté de communes des Albères et de la Côte Vermeille
Maire
Mandat
Francis Manent
2014-2020
Code postal 66690
Code commune 66168
Démographie
Gentilé Andréens, Andréennes
Population
municipale
3 309 hab. (2014)
Densité 340 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 33′ 07″ nord, 2° 58′ 27″ est
Altitude Min. 13 m – Max. 77 m
Superficie 9,73 km2
Localisation

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Saint-André
Liens
Site web http://www.saint-andre66.fr

Saint-André est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales en région Occitanie. Ses habitants sont appelés les Andréens ou Andreuencs.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-André[1]
Palau-del-Vidre
Saint-André[1] Argelès-sur-Mer
Sorède

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 973 hectares. L'altitude de Saint-André varie entre 13 et 77 mètres[2].

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

En catalan, le nom de la commune est Sant Andreu de Sureda, Sureda étant le nom catalan de la commune voisine de Sorède[4].

En 1793, la commune est désignée sous le nom de Saint André et Taxo d'Amont[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville a été créée autour de l'abbaye Saint-André, existante depuis le Xe siècle. Saint-André est quelquefois appelée à la catalane Saint-André de Sorède, Sorède étant une ville voisine.

La commune de Saint-André est créée en 1790. Le hameau de Taxo-d'Amont est rattaché à Saint-André.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie

Canton[modifier | modifier le code]

En 1790 la commune de Saint-André est incluse dans le canton d'Argelès au sein du district de Céret. Elle est rattachée au canton de Laroque en 1793 puis revient au canton d'Argelès en 1801, dont elle fait toujours partie aujourd'hui[5].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[6]
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1796 Joseph Barate    
1796 1797 Jean Verdier    
1797 1800 Dominique Turie    
1800 1807 Jacques Méric    
1807 1812 André Roca    
1812 1816 Jean Bocamp    
1816 1819 André Roca    
1819 1828 Mathias Cortès    
1828 1830 Jacques Canceil    
1830 1834 Jean Bocamp    
1834 1838 Dominique Desclaux    
1838 1841 Jean Verdier    
1841 1845 Pierre Romeu    
1845 1846 Honoré Bocamp    
1846 1847 Thomas Rougé    
1847 1848 François Michaux    
1848 1850 Honoré Bocamp    
1850 1865 Joseph Moli    
1865 1870 André Bocamp    
1870 1874 Honoré Bocamp    
1874 1876 Joseph Moli    
1876 1876 Joseph Masnou    
1876 1892 Honoré Bocamp    
1892 1896 André Tasque    
1896 1904 Honoré Bocamp    
1900 1904 André Matillo    
1904 1919 Eugène Bocamp    
1919 1925 André Matillo    
1925 1943 François Fourquet    
1943 1944 Jean Matill    
1944 1945 Joseph Bourrat    
1945 1947 René Tasque    
1947 1977 Henri Bagnouls    
1977 en cours Francis Manent[7]'[8] PRG Conseiller régional de 2001 à 2004

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1358 1365 1378 1424 1470 1515 1553 1643 1709
8 f 11 f 10 f 10 f 18 f 26 f 18 f 12 f 56 f
1720 1730 1767 1774 1789 1790 - - -
59 f 53 f 220 H 53 f 68 f 221 H - - -
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 309 habitants, en augmentation de 10,82 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Orientales : 4,38 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
242 276 337 449 511 580 593 360 604
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
644 622 666 684 707 810 841 881 843
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
854 822 815 764 746 798 818 765 763
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
834 843 1 016 1 718 2 123 2 519 2 674 3 120 3 309
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[13] 1975[13] 1982[13] 1990[13] 1999[13] 2006[14] 2009[15] 2013[16]
Rang de la commune dans le département 62 59 40 38 35 42 39 35
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : 30 novembre[17].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 26 213 €[18].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le musée d'art roman

Historique de l'abbaye[modifier | modifier le code]

L'abbaye est fondée vers l’an 800 par le moine Miron venu d’Espagne. La communauté qui y vécu fut prospère jusqu'au Xe siècle grâce aux comtes du Roussillon qui la dotèrent de quelques richesses. Malheureusement, la proximité de l’abbaye de Saint-Génis-des-Fontaines ne lui fut pas favorable et elle fut ruinée en 1109. Pour la sauver, la comtesse Agnès de Roussillon en fait alors don à l'abbaye de Lagrasse. Ce sauvetage fut de courte durée, elle déclina à nouveau et fin du XIIIe siècle elle ne compta plus que quatre moines. En 1592, elle est rattachée à l’abbaye Sainte-Marie d'Arles-sur-Tech. En 1789, elle devient simple église paroissiale, le cloître et les bâtiments conventuels sont démantelés.

L'église[modifier | modifier le code]

Elle fut érigée aux Xe et XIe siècles, elle possédait alors une seule nef et une couverture en bois. Au XIIe siècle, on lui ajouta des collatéraux et la charpente en bois fut remplacée par une voûte en plein cintre sur doubleaux. Ces travaux nécessitèrent la mise en œuvre de piliers à hauts socles et d’imposants contreforts copiés sur ceux de Sant Pere de Rodes. À l’intérieur, on trouve un autel en marbre blanc dont la table semble être d’origine profane ainsi que des restes de fresques datant des XIIe et XIIIe siècles. On y trouve également un fragment de pierre tombale musulmane en marbre et datant du XIIe siècle.

Le linteau[modifier | modifier le code]

Le linteau en marbre blanc situé au-dessus du portail et datant du XIe siècle est une des pièces majeures de l’art roman, similaire à celui de Saint-Génis-des-Fontaines. Il représente un Christ bénissant, entouré de quatre anges eux-mêmes entourés des quatre évangélistes, situés chacun dans un cadre constitué de colonnettes et d'un arc outrepassé.

Linteau de Saint-André-de-Sorède

Les vestiges du cloître[modifier | modifier le code]

Il ne reste aucun vestige de l'ancien cloître de Saint-André sur place. Du côté nord-ouest de la nef on voit dans les maçonneries du mur les traces de la présence d'un toit couvrant la galerie du cloître, on sait donc où se trouvait le cloître, mais on ne sait rien de sa taille ni de son aspect général. Il reste cependant plusieurs chapiteaux et quelques futs de colonne provenant du cloître. Dans le chœur de l'église on peut voir un chapiteau sculpté et son fut de colonne servant de support au tabernacle. Deux autres chapiteaux servent de support de bénitier dans les églises de Saint-Génis-des-Fontaines et de Saint-Jean-Lasseille et quatre chapiteaux avec leurs futs sont conservés dans la chapelle Sainte-Colombe de Cabanes au nord de Saint-Génis. On trouve également un chapiteau qui pourrait provenir de Saint-André au-dessus de la porte de l'église de Sorède. Enfin plusieurs chapiteaux conservés à Saint-Martin-du-Canigou pourraient aussi provenir de ce cloître.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Bourrat (1859-1909) : homme politique né à Saint-André.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-André Blason D’or aux quatre pals de gueules à saint André de carnation, habillé d’argent, brochant en pied sur sa croix en sautoir du même brochant sur le tout.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Églises romanes oubliées du Roussillon par G. Mallet.
  • Les vieilles pierres du pays catalan par J-M. Ducros
  • Cloîtres démontés du Roussillon par G. Mallet (chapitre sur le cloître de St-André)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. a et b Notice Cassini de Saint-André
  3. « Plan séisme »
  4. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, (lire en ligne)
  5. Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  6. Liste des maires de Saint-André sur le site MairesGenWeb
  7. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  8. [PDF]« Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2014 », sur http://la-clau.net.
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  14. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  15. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  16. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  17. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7)
  18. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).