Église Saint-André-de-Sorède

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Église Saint-André de Sorède
F10. St-André-de-Sorède.0119.JPG
Présentation
Type
Style
Religion
Usage
ÉgliseVoir et modifier les données sur Wikidata
Statut patrimonial
Localisation
Adresse
Coordonnées

L'église Saint-André-de-Sorède est l'abbatiale de l'ancienne abbaye romane située à Saint-André, dans le département français des Pyrénées-Orientales[1] et la région Occitanie. Elle est classée monument historique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le monastère bénédictin de Saint-André fut fondé au Haut Moyen Âge. Fuyant l'Espagne, l'abbé Miro et ses moines vinrent s'installer sur les terres que Louis le Pieux leur octroya en 823. Par la suite, le village de Saint-André se forma autour de l'abbaye.

Bâtie sur un vieux sol gallo-romain aux environs de l'an 900, ruinée par les invasions successives, elle a été reconstruite et consacrée le 11 novembre 1121, la douzième année de règne du roi de France Louis VI, sous le pontificat du pape Calixte II et alors que Raimond-Bérenger III est comte de Barcelone.

À la demande de Philippe II, roi d'Espagne, le pape Clément VIII a rattaché l'abbaye Saint-André de Sorède à l'abbaye Sainte-Marie d'Arles-sur-Tech. Les bulles d'union sont datées du 13 août 1592. Depuis cette date, l'abbaye de Sorède n'a plus de religieux et il y en a huit dans l'abbaye d'Arles[2].

Architecture[modifier | modifier le code]

La façade[modifier | modifier le code]

C'est en façade ouest que l'on observe le mieux les trois périodes chronologiques de l'église : en partie inférieure, un appareil en arête-de-poisson constitué de galets de rivière bruts (Xe), au dessus, un petit appareil constitué des mêmes matériaux mais grossièrement épannelés (XIe), puis pierre taillée en partie supérieure (XIIe). Les deux premières périodes sont sans doute assez proches. La troisième correspond au voûtement de la nef.

L'élément le plus remarquable de son décor est le linteau du portail ouest à peu près contemporain de celui de Saint-Génis-des-Fontaines et issu vraisemblablement du même atelier. Un Christ en gloire dans sa mandorle est encadré par deux anges puis deux séraphins et enfin quatre saints identifiés souvent à des apôtres.

Linteau du portail ouest.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages et articles[modifier | modifier le code]

Par ordre chronologique de parution :

Fiches du Ministère de la culture[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. Mallet 2003, p. 253-258.
  2. Claude Devic, Joseph Vaissète, Histoire générale de Languedoc, tome 4, p. 452 (lire en ligne)