Geneviève Bianquis

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Geneviève Bianquis
Biographie
Naissance
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AntonyVoir et modifier les données sur Wikidata
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Distinction

Geneviève Bianquis (née le à Rouen - morte le à Antony) est une germaniste française spécialiste de la période goethéenne et des femmes du romantisme allemand.

Biographie[modifier | modifier le code]

Malentendante, Geneviève Bianquis est fille de pasteur. Après des études à la Sorbonne auprès de Charles Andler[1] et Henri Lichtenberger, Geneviève Bianquis obtient l'agrégation ainsi qu'un doctorat d'université en 1910[2]. Elle devient maître de conférences en 1930 à la Faculté de Dijon. Six ans plus tard, elle est professeur de langue et de littérature germaniques. Le Régime de Vichy lui retire le droit d'exercer. Ce n'est qu'en 1946 qu'elle reprendra son poste à l'université de Dijon jusqu'en 1957 où elle prend sa retraite.

En 1945, elle participe à la fondation de la Société française d'études nietzschéennes[3]. Entre 1946 et 1947, Geneviève Bianquis est la cofondatrice de la revue Études germaniques.

Elle est l'auteur de nombreuses traductions : Martin Buber, Friedrich Nietzsche, Friedrich Hölderlin, Novalis, Thomas Mann ...

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

  • Chevalier de la Légion d'honneur
  • Médaille d'or du Goethe Institut

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Nietzsche en France. L'influence de Nietzsche sur la pensée française, Paris, 1929
  • Nietzsche, Éditions Rieder, 1933
  • Histoire de la littérature allemande, Paris, 1936
  • Henri Heine. L'Homme et l'œuvre, Paris, 1948
  • Faust à travers quatre siècles, Paris, 1955
  • La Vie quotidienne en Allemagne à l'époque romantique (1795-1830), Paris, 1958
  • Amours en Allemagne à l'époque romantique, Hachette, 1961

Traductions[modifier | modifier le code]

De:

  • Hölderlin, Poèmes / Gedichte. Traduction de Geneviève Bianquis, Paris, Aubier, 1943.
  • Novalis, Petits écrits / Kleine schriften. Traduit et présenté par Geneviève Bianquis, professeur à l'Université de Dijon, Paris, Aubier, éd. Montaigne, 1947.
  • Nietzsche, La Volonté de puissance, Traduction de Geneviève Bianquis, Gallimard, 1942.
  • Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra (Also spracht Zarathustra), Texte allemand et Traduction de Geneviève Bianquis, Paris, 1968, Aubier-Montaigne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pascale Gruson, L'expérience du déni : Bernard Mottez et le monde des sourds en débats, Editions MSH, 1999, p.72.
  2. (de) Christoph König, Internationales Germanistenlexikon 1800-1950: H-Q, Volume 2, Walter de Gruyter, 2003, p.177.
  3. Nouvelle école, Nietzsche 1900-2000, Volume 51, Éditions du labyrinthe, 2000, p.55.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Évelyne Diebolt, « Geneviève Bianquis », in Patrick Cabanel et André Encrevé (dir.), Dictionnaire biographique des protestants français de 1787 à nos jours, tome 1 : A-C, Les Éditions de Paris Max Chaleil, Paris, 2015, p. 293-294 (ISBN 978-2846211901)

Liens externes[modifier | modifier le code]