André Robinne

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André Robinne
Fonction
Président
Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 96 ans)
TalantVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
André Hyacinthe Adrien Robinne
Nationalité
Domicile
Formation
Activité
Famille
11 enfants avec Marguerite Vannier
Père
François-Gustave Robinne
Mère
Adrienne Guérard
Autres informations
Membre de
Conflit
Distinctions

André Robinne ( à Coutances- à Talant) est un architecte français.

Biographie[modifier | modifier le code]

André Robinne naît à Coutances le où ses parents vendent des meubles normands. Il a deux frères, Joseph (1885-1954), prêtre, et Paul (1892-1945), responsable commercial d'import/export.

Reçu en à l'École d'architecture de Rouen, il suit les cours dans l'atelier d'Édouard Delabarre. Il reçoit le prix Pellecat de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen le 18 décembre 1913[1].

Il se marie à Rouen avec Marguerite Vannier et ils ont onze enfants ensemble. Deux d'entre eux sont architectes comme leur père, Guy[2] (né en 1925 - † 2016) et Alain[3] (né en 1931), qui ont participé à l'aménagement du quartier de la Grand’Mare à Rouen. Il reçoit le prix Cognacq-Jay en 1937[4]. Il est président de la Ligue des familles nombreuses de Rouen.

Il crée en 1924 son cabinet d'architecture à Rouen. Il est membre de la Société industrielle de Rouen et de la Société des architectes de la Seine-Inférieure et de l'Eure. Il est président de l'Atelier normand d'art chrétien. De 1935 à 1950, il assure un cours d'architecture à l'école des beaux-arts de Rouen. En 1937, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur[5].

En novembre 1943, il est nommé adjoint au maire de la ville de Rouen[6]. En 1945, il est élu vice-président du conseil régional de l'ordre des architectes[7].

Acteur de la Reconstruction de Rouen, il réalise notamment les bureaux de la sécurité sociale, les docks et entrepôts de Rouen, les Nouvelles Galeries et le cinéma Omnia. En 1954, au titre de la Reconstruction, il est promu officier de la Légion d'honneur.

Il est le grand défenseur de la réhabilitation de la place du Vieux-Marché, y faisant tracer au sol les limites du cimetière, des tribunes et du bûcher de Jeanne d'Arc. C'est grâce à son action qu'un terrain est réservé à la construction d'une basilique, qui prend la forme de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc.

Il meurt à Talant (Côte-d'Or) le . Il est inhumé à Rouen.

Principales réalisations[modifier | modifier le code]

Principaux ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Le Vieux-Marché de Rouen 1431-1966, Sous la marque de Martin Morin, , 171 p.
  • Réhabilitation du Vieux-Marché : haut-lieu de France : Rouen, 1431-1979, , 79 p.

Avec Daniel Lavallée :

  • À travers les rues de Rouen, Rouen, Imprimerie Lecerf,

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. « Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen », Journal de Rouen, 19 décembre 1913, p. 4
  2. Guy Robinne sur le site INHA.
  3. Alain Robinne sur le site INHA.
  4. « Les prix Cognacq-Jay », Journal de Rouen, 16 décembre 1937, p. 2
  5. « La fête annuelle des architectes de la Seine-Inférieure et de l'Eure », Journal de Rouen, 26 février 1937, p. 3
  6. « M. Robinne est nommé adjoint au maire de Rouen », Journal de Rouen, 27 novembre 1943, p. 2
  7. « Ordre des Architectes », Journal de Rouen, 16 octobre 1945, p. 2
  8. Raymond Quenedey, « La nouvelle façade de l'Hôtel de la Couronne », Journal de Rouen,‎ , p. 2
  9. « L'Institut chimique de Rouen », Journal de Rouen, 12 septembre 1928, p. 3

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Grégoire, « André Robinne (1893-1990) », Précis analytique des travaux de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen 1190-1991, Luneray, Imprimerie Bertout,‎ , p. 544-548.
  • Le Grand Livre des Rouennais : qui est qui dans l'agglomération rouennaise ? (préf. Guy Pessiot), éd. du P'tit Normand, , 253 p. (OCLC 468723694), « André Robinne », p. 192