Planches

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Planches
L'entrée de Planches et l'église Notre-Dame.
L'entrée de Planches et l'église Notre-Dame.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Orne
Arrondissement Argentan
Canton Rai
Intercommunalité Vallées du Merlerault
Maire
Mandat
Agnès Bois
2014-2020
Code postal 61370
Code commune 61330
Démographie
Population
municipale
201 hab. (2013)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 42′ 06″ Nord 0° 22′ 13″ Est / 48.701667, 0.370278
Altitude Min. 239 m – Max. 308 m
Superficie 12,49 km2
Localisation

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Planches est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 201 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune du département de l'Orne, située aux confins du pays d'Ouche, du pays du Merlerault et du pays d'Auge.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village doit probablement son nom de Planches (Plancis vers 1050), à une époque reculée où des planches étaient probablement utilisées comme ponceaux pour le franchissement des ruisseaux qui forment plus en aval la Risle[1].

En Normandie, on trouve également Les Planches dans l'Eure, (Planchis vers 1370), au confluent des rivières Iton et Eure où l'usage de planches, dont une des définitions en français est « petits ponts de bois ou passerelles », ne devait pas être anodin (Les Planches a été réunie à Acquigny en 1971). 

Histoire[modifier | modifier le code]

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Lecture du Littré de Gallimard Hachette 1957 :

« Planche : Morceau de bois refendu, peu épais, et plus long que large. " Un ruisseau se rencontre, et pour pont une planche " La Fontaine, fable XII,4. " A quelques lieues de Mojaïsk, il fallut traverser la Kologha ; ce n'était qu'un gros ruisseau, deux arbres, autant de chevalets et quelques planches suffisaient pour en assurer le passage..." Segur, Histoire de Napoléon IX, 7. »

L'observation de la carte de Guillaume Delisle de 1716 semble montrer que le futur bourg de Planches, le long de la route Paris Granville (D 926) alors inexistante, se trouve en pays d'Ouche, alors que l'église au sud de la Risle et Saint-Vandrille se situent dans la campagne d'Alençon.

Une partie de la commune de Planches se serait constituée avec des terres d'Échauffour.[réf. nécessaire]

Carte du pays d’Ouche, 1716.

La carte de Guillaume Delisle est d'un intérêt considérable puisqu'elle montre les voies de communication avant la création au XVIIIe siècle de la route Paris-Granville.

L'axe nord-sud Rouen-Alençon était plus proche et passait par le Merlerault, l'axe est-ouest L'Aigle-Argentan passait par Échauffour.

Le chemin de Bonsmoulins, autrefois ville sur les marches de Normandie, par Planches et l'église, vers Les Authieux-du-Puits, les autels en gaulois, était-il un axe immémorial de communication ?

Lors de la guerre de Cent Ans une escarmouche aurait opposé un parti anglais et un parti français à Planches, une troupe venant de Bonsmoulins et l'autre d'Echauffour.

Malgré l'isolement que montre la carte de 1716[2], Planches avait plusieurs atouts. La présence de minerai de fer, les forêts, l'eau, des gisements de marne.

Des antiquités gallo-romaines ont été trouvées à Planches[3], il est probable que ces populations surent tirer parti du bois pour faire du charbon afin d'extraire le fer du minerai, ou pour la cuisson de céramiques, de briques, et de tuiles. (Voir sur la carte de Cassini au nord-est le lieu dit le Charbon).

Au Moyen Âge, l'isolement contribua à l'installation d'un prieuré de bénédictins à l'origine de l'église de Planches.

La force mécanique de l'eau fut ensuite exploitée par des moulins dont l'un était à proximité de l'église et l'autre à Saint-Vandrille.

L'esprit pratique de l'époque permit de créer l'étang de Saint-Vandrille probablement riche de poissons. De nos jours ce dernier a laissé la place à une maigre lande de faible rapport.

Des fours banaux assujettis à des droits féodaux permettaient la cuisson du pain. L'un à priori se trouvait à la Bansière.

Enfin, la marne exploitée dans des marnières permettait d'amender les terres agricoles. Une marnière a existé du côté de la halte de Planches.

Au XVIIIe siècle, à la veille de la Révolution, la construction de la route royale Paris-Granville allait changer profondément la physionomie de Planches.

Le village se déplace vers la nouvelle route avec la création de commerces le long de celle-ci.

Certaines maisons de la grande rue à Planches ont donc vu passer les diligences et malle postes.

En 1830, la route de l'exil de Charles X, roi destitué lors des Trois Glorieuses, passe par Planches vers le 8 août[4].

En 1840, Planches absorbe Saint-Vandrille. La chapelle de Saint-Vandrille a été détruite en 1953. Au dire d'anciens, certains habitants de Planches tenaient encore à se faire enterrer dans le cimetière de cet ancien village.

Le XIXe siècle voit l'arrivée du chemin de fer avec l'ouverture de la ligne L'Aigle-Surdon le 5 août 1867. Planches donne son nom à la halte qui se trouve en fait sur la commune d'Échauffour. Le nouveau clocher de l'église de Planches, achevé en 1868, montre la bonne santé financière du village à l'époque.

En 1870, les Prussiens occupent la région. Aux Authieux, ils réquisitionnent l'église pour y abattre un taureau.

Le début du XXe siècle est marqué par l'hécatombe de la Grande Guerre, dont le monument aux morts vers le Merlerault témoigne.

Le chemin de fer subit des bombardements lors de la Deuxième Guerre mondiale. Un train blindé allemand est mitraillé par un avion de chasse dans la courbe de la halte de Planches.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
années 1940  ? Albert Morand    
 ?  ? Joseph Gauchard    
 ? 1959 Hubert Panthou    
1959 1971 Joseph Hitier S E  
1971   Lucien Préel    
1995 mars 2008 Étienne Morand SE  
mars 2008[5] en cours Agnès Bois[6] SE Secrétaire

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 201 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans [7] et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2]. Planches a compté jusqu'à 854 habitants en 1836.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
185 217 239 209 566 761 742 684 676
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
659 618 582 560 538 498 500 474 466
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
412 382 349 388 378 360 369 357 331
1968 1975 1982 1990 1999 2007 2008 2012 2013
307 230 219 192 201 182 183 202 201
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2013.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de France, Larousse 1963.
  2. Voir la carte de Normandie par Guillaume Delisle
  3. L'époque gallo-romaine (3) - Musée de Normandie
  4. Le Journal du Calvados N° 81, pages 28-29,
  5. « Agnès Bois succède à Etienne Morand », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 8 octobre 2015)
  6. Réélection 2014 : « Planches (61370) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 10 juin 2014)
  7. Date du prochain recensement à Planches, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2012, 2013.

Liens externes[modifier | modifier le code]