Neuville-sur-Touques
| Neuville-sur-Touques | |
Ancienne gare. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Orne |
| Arrondissement | Mortagne-au-Perche |
| Intercommunalité | Communauté de communes des Vallées d'Auge et du Merlerault |
| Maire Mandat |
Sylvie Bonetta 2020-2026 |
| Code postal | 61120 |
| Code commune | 61307 |
| Démographie | |
| Population municipale |
237 hab. (2022 |
| Densité | 15 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 51′ 28″ nord, 0° 17′ 01″ est |
| Altitude | Min. 146 m Max. 266 m |
| Superficie | 15,35 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Vimoutiers |
| Législatives | Deuxième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Neuville-sur-Touques est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 237 habitants[1].
Géographie
[modifier | modifier le code]La commune est au sud-est du pays d'Auge. Son bourg est à 7,5 km au sud-ouest du Sap, à 8,5 km au nord de Gacé et à 13 km au sud-est de Vimoutiers[2].
Le point culminant (266 m) se situe en limite est, près du lieu-dit la Hachetière, sur la D 253. Le point le plus bas (146 m) correspond à la sortie de la Touques du territoire, au nord. La commune est bocagère.
Hydrographie
[modifier | modifier le code]La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Touques, le ruisseau de Chaumont[4] et le cours d'eau 02 de la commune de Neuville-sur-Touques[5],[Carte 1].
La Touques, d'une longueur de 108 km, prend sa source dans la commune de Champ-Haut et se jette dans la baie de Seine en limite de Trouville-sur-Mer et de Deauville, après avoir traversé 42 communes[6]. Les caractéristiques hydrologiques de la Touques sont données par la station hydrologique située sur la commune de Mage. Le débit moyen mensuel est de 0,767 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 14,4 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 24,6 m3/s, atteint le même jour[7].

Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[11]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 862 mm, avec 1,3 jours de précipitations en janvier et 0,8 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Ticheville à 6 km à vol d'oiseau[14], est de 10,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 826,1 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Neuville-sur-Touques est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[17]. Elle est située hors unité urbaine[18] et hors attraction des villes[19],[20].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (93,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (84,6 %), zones agricoles hétérogènes (8,4 %), forêts (6,3 %), terres arables (0,8 %)[21]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom de la localité est attesté sous la forme Nova Villa en 900[22], Neuville sur Tongue en 1793, Neuville-sur-Touques en 1801[23].
Le toponyme est formé à partir de l'ancien français vile dans son sens originel de « domaine rural » issu du latin Villa rustica, et de neuf qui a conservé son sens. Il s'agit donc initialement d'un « nouveau domaine »[24].
La Touques est un fleuve côtier de Normandie qui naît aux confins du pays d'Ouche, du pays d'Auge, du Perche et de la campagne d'Alençon, près de Champ-Haut (Orne).
Histoire
[modifier | modifier le code]Politique et administration
[modifier | modifier le code]Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[26].
Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[28].
En 2022, la commune comptait 237 habitants[Note 4], en évolution de +4,87 % par rapport à 2016 (Orne : −3,21 %, France hors Mayotte : +2,11 %). Neuville-sur-Touques a compté jusqu'à 990 habitants en 1841.
Économie
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- L'église Saint-Germain-d'Auxerre. Elle abrite un retable, un aigle lutrin et un christ en bois sculpté, ces trois œuvres sont classées au titre objet aux monuments historiques[30].
- Vestiges d'une motte féodale dite la butte aux Anglais[31], au nord du village, au lieu-dit herbage de la motte, au confluent du ruisseau de Chaumont avec la Touques[32]. La motte ronde qui mesure environ 25 m de diamètre et haute d'environ 6 m est accompagnée d'une basse-cour surélevée qui est traversée par la RD 23[33].
- La Bove des Chevaliers. Ancien souterrain-refuge situé au milieu du bois de la Jaunière. Il s'est effondré en 1952 mais il en existe un plan et un relevé exact. Construit selon un plan symbolique cruciforme, il se composait essentiellement de deux salles dites « de la Chapelle » et « des Chevaliers »[34]. C'est le plus célèbre des souterrains ésotériques[35].
Activité et manifestations
[modifier | modifier le code]Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]Voir aussi
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 28/07/2024 à 11:02 TU à partir des 316 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/01/1998 au 01/06/2024.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2025, millésimée 2022, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2024, date de référence statistique : 1er janvier 2022.
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ « Réseau hydrographique de Neuville-sur-Touques » sur Géoportail (consulté le 17 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2013 (site de l'IGN, téléchargement du 19 mars 2014)
- ↑ Population municipale 2022.
- ↑ Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
- ↑ « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau de Chaumont ».
- ↑ Sandre, « le cours d'eau 02 de la commune de Neuville-sur-Touques ».
- ↑ Sandre, « La Touques ».
- ↑ « Station hydrométrique « La Touques à Mardilly» », sur L'Hydroportail, Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires, (consulté le ).
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Neuville-sur-Touques et Ticheville », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Ticheville_sapc », sur la commune de Ticheville - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Ticheville_sapc », sur la commune de Ticheville - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune de Neuville-sur-Touques ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Ernest Négre, Toponymie générale de la France, Droz, , p. 1426.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet, (ISBN 2-905461-80-2, BNF 36174448), p. 187.
- ↑ « Jean-Claude Hue, candidat à sa succession », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- Réélection 2014 : « Neuville-sur-Touques (61120) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021 et 2022.
- ↑ « Œuvres mobilières à Neuville-sur-Touques », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ Guy Le Hallé (préf. Hervé Morin, photogr. Yves Buffetaut), Châteaux forts de Basse-Normandie, t. II, Louviers, Ysec Éditions, , 160 p. (ISBN 978-284673-215-4), p. 134.
- ↑ Charles-Laurent Salch et Joseph-Frédéric Finó (photogr. Dominique Martinez), Atlas des châteaux forts en France, Strasbourg, Éditions Publitotal, , 19e éd. (1re éd. 1977), 834 p., p. 578 (cf. Neuville-sur-Touques).
- ↑ Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen Âge en France, Strasbourg, Éditions Publitotal, , 28e éd. (1re éd. 1979), 1304 p. (ISBN 2-86535-070-3, OCLC 1078727877), p. 841 (cf. Neuville-sur-Touque).
- ↑ Ivy-Stevan Guiho, L'Ordre des Templiers, petite encyclopédie, Paris, L'Harmattan, , 290 p., poche (ISBN 978-2-296-09240-2, lire en ligne).
- ↑ Jérôme Triolet et Laurent Triolet, Souterrains et croyances, Rennes, Éditions Ouest-France, coll. « Mémoires de l'histoire », , 124 p. (ISBN 978-2-7373-2872-5).
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Résumé statistique de Neuville-sur-Touques sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
