Échauffour

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Échauffour
Échauffour
L'entrée du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Orne
Arrondissement Argentan
Canton Rai
Intercommunalité communauté de communes des Vallées d'Auge et du Merlerault
Maire
Mandat
Luc Féret
2014-2020
Code postal 61370
Code commune 61150
Démographie
Gentilé Échauffouriens
Population
municipale
744 hab. (2015 en augmentation de 1,09 % par rapport à 2010)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 44′ 27″ nord, 0° 23′ 16″ est
Altitude Min. 223 m
Max. 331 m
Superficie 33,14 km2
Localisation

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Échauffour

Échauffour est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 744 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est aux confins du pays d'Ouche et de la campagne d’Alençon. Son bourg est à 4,5 km au nord-ouest de Sainte-Gauburge-Sainte-Colombe, à 9 km au nord-est du Merlerault, à 11 km au sud-est de Gacé et à 20 km à l'ouest de L'Aigle[1].

Couvrant 3 314 hectares, le territoire d'Échauffour est le plus étendu du canton du Merlerault.

Communes limitrophes d’Échauffour[2]
Orgères Orgères, Cisai-Saint-Aubin (par un angle) Saint-Evroult-Notre-Dame-du-Bois
Champ-Haut Échauffour Saint-Pierre-des-Loges
Les Authieux-du-Puits Planches, Sainte-Gauburge-Sainte-Colombe Sainte-Gauburge-Sainte-Colombe

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Escalfo en 1050[3],[4] et de Scalfou vers 1053[4].

Le toponyme serait lié à la présence de fours à chaux : ès chaufours (ancien français : « en les fours à chaux »)[5],[3]. Il peut également être issu de l'ancien français escalé (« fendu, éclaté ») fou (« hêtre »)[4].

Le gentilé est Échauffourien.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1983[6] 1995 Claude Duvaldestin SE  
1995[7] mars 2008 Claude Burin SE Exploitant agricole
mars 2008[8] en cours Luc Féret[9] SE Exploitant agricole, président de la CdC des Vallées du Merlerault
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints[9].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[11].

En 2015, la commune comptait 744 habitants[Note 2], en augmentation de 1,09 % par rapport à 2010 (Orne : -1,72 %, France hors Mayotte : +2,44 %). Échauffour a compté jusqu'à 2 199 habitants en 1806.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
2 0942 0022 1991 9961 7051 6121 5941 5311 424
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 4261 4141 3691 3631 5101 4101 3781 2561 241
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 0961 1481 1541 2581 2711 2121 2091 1931 139
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2015
1 0051 005836735764797739747744
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L’église Saint-André.

Le château fort construit vers l'an 1000, par Helgon, après attribution du domaine par Richard II de Normandie et appartenant à la famille Giroie par mariage jusqu'au XIVe siècle, est remplacé au XVe siècle, par une maison forte. Le logis est remanié et agrandi au XVIIIe siècle. La ferme du XVIIIe est remaniée au XIXe siècle. Chapelle du XVe siècle.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

L'Union sportive d'Échauffour a fait évoluer une équipe de football en division de district jusqu'en 2012[15].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Buste de Paul Harel.
  • En 1763, à la suite d'un premier scandale, l'affaire Jeanne Testard, le marquis de Sade est assigné à résidence pendant quatre mois au château d'Échauffour, propriété de son beau-père, Claude-René de Montreuil, président à la cour des aides de Paris. La marquise de Sade, Renée-Pélagie de Montreuil, après sa séparation avec le marquis en 1790, résidera au château avec sa fille la plus grande partie de l'année jusqu'à sa mort en 1810. On peut lire encore aujourd'hui leurs noms gravés sur la pierre tombale, dans le petit cimetière du village.
  • Paul Harel (1854 à Échauffour - 1927), poète, aubergiste et homme de presse.
  • Denise d'Échauffour, abbesse de l'abbaye aux Dames de Caen de 1141 à 1160.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2015.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  3. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse, .
  4. a, b et c Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 2 : Formations non romanes ; formations dialectales, Genève, (lire en ligne), p. 1236.
  5. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet, (ISBN 2-905461-80-2), p. 113.
  6. « Décès de Louis Potier maire-adjoint honoraire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 4 février 2015)
  7. « Une pluie de médailles », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 4 février 2015)
  8. « Luc Féret est le nouveau maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 4 février 2015)
  9. a et b Réélection 2014 : « Echauffour (61370) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 10 juin 2014)
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  14. « Trois menhirs dits les croûtes », notice no PA00110796, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – US Echauffour » (consulté en 4 octobre 2009 et le 4 février 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • P. de Lesquen, « Histoire d'Échauffour », Au pays d'Argentelles – La revue culturelle de l'Orne, juillet–septembre 1979 (en ligne).
  • Marie-Aline Marcenat, Échauffour, paroisse normande : ses villageois et ses seigneurs, Versailles, MAM (chez l'auteur), , 295 p. (ISBN 978-2-7466-1861-9, notice BnF no FRBNF42218988)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]