Pomponne II de Bellièvre

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Pomponne II de Bellièvre
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Fonctions
Premier président au parlement de Paris
Biographie
Naissance
Décès
Activité

Pompone de Bellièvre, deuxième du nom, ou Pomponne II de Bellièvre, marquis de Grignon (1606-1657), est un homme d'État français du XVIIe siècle.

Origines[modifier | modifier le code]

Il était fils, neveu et petit-fils d'une lignée d'hommes illustres. Ses deux grands-pères : Pompone de Bellièvre (1529-1607) et Nicolas Brulart de Sillery furent Chanceliers de France du XVIe siècle.

Il est fils de Nicolas de Bellièvre (1583-1650) qui fut Maître des requêtes en 1602, Conseiller au Parlement de Paris en 1612, Procureur général en 1614 et Président à mortier du Parlement de Paris en 1642, année où il se démet de ses fonctions au profit de son fils Pomponne II de Bellièvre et devint alors l'un des trente Conseillers d'État.

Armoiries de Pomponne II de Bellièvre

Biographie[modifier | modifier le code]

Pomponne II de Bellièvre fut :

Il reçut le titre de marquis de Grignon en 1651.

Il épouse Marie de Bullion :

Cette union reste sans postérité.

Œuvres caritatives[modifier | modifier le code]

Pomponne II de Bellièvre fut un des donateurs de l'Hopital Général de Paris[3] fondé en 1656. Cet hôpital hébergera près de 40 000 Parisiens (1/10ème de la population de Paris), les hommes étant hébergés à Bicêtre, les femmes à la Salpétrière. Tous les pauvres devaient y être rassemblés pour recevoir des soins, une éducation et un travail.

Fouquet participera aussi à ce projet avec ses donations, de même que le cardinal Mazarin.

Propriétés[modifier | modifier le code]

Il hérita de son père le château de Grignon (XVIIe siècle) à Thiverval-Grignon (Yvelines). Au XVIe siècle son grand-père Pomponne de Bellièvre (1529-1607), Chancelier de France avait acheté le domaine de Grignon à Diane de Poitiers.

En 1675, son dernier frère et héritier, Pierre de Bellièvre, dut abandonner la totalité de ses biens à ses créanciers (dont Gaspard III de Fieubet), faute de pouvoir rembourser ses dettes. Cela a été la fin de la fortune des Bellièvre[3].

Armes[modifier | modifier le code]

Armes : D'azur à une fasce d'argent, accompagnée de trois trèfles d'or posés deux et un.

Manteau héraldique[modifier | modifier le code]

C'est lui qui introduisit le manteau de forme ducale dans les armoiries des Présidents à mortier [4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Christophe Blanquie, Joël Cornette, Les institutions de la France des Bourbons : 1589-1789, Belin, 2003, page 92
  2. François Aubert de La Chenaye Desbois, Dictionnaire de la Noblesse, troisième édition, tome quatrième, Paris, Schlesinger, , col. 501
  3. a et b Olivier Poncet, Pomponne de Bellièvre (1529-1607), un homme d’État au temps des guerres de Religion, Paris, Ecole des chartes, 1998
  4. Pierre Palliot, La vraye et parfaite science des armoiries, ou l'Indice armorial de feu Maistre Louvan Géliot, advocat au Parlement de Bourgogne, Paris-Dijon, 1660, 827 pages

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Olivier Poncet, Pomponne de Bellièvre (1529-1607), un homme d'État au temps des guerres de Religion, Paris, École des chartes, 1998
  • Pompone de Bellièvre, premier président, dans Charles Perrault, Les Hommes illustres qui ont paru en France pendant ce siècle, chez Antoine Dezallier, 1700, tome 2, p. 53-54 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]