Benassay

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Benassay
Benassay
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Poitiers
Intercommunalité Communauté de communes du Haut-Poitou
Statut Commune déléguée
Maire délégué Rémi Guichard
2019-2020
Code postal 86470
Code commune 86021
Démographie
Gentilé Benasséens
Population 853 hab. (2016 en diminution de 3,07 % par rapport à 2011)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 33′ 35″ nord, 0° 02′ 51″ est
Altitude Min. 130 m
Max. 187 m
Superficie 42,41 km2
Élections
Départementales Vouneuil-sous-Biard
Historique
Date de fusion
Commune(s) d'intégration  Boivre-la-Vallée
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Vienne
Voir sur la carte administrative de la Vienne
City locator 15.svg
Benassay
Géolocalisation sur la carte : Vienne
Voir sur la carte topographique de la Vienne
City locator 15.svg
Benassay
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 15.svg
Benassay
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 15.svg
Benassay

Benassay est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine. Le , elle devient une commune déléguée de Boivre-la-Vallée[1].

Ses habitants sont appelés les Benasséens[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Benassay est située à 25 km à l'ouest de Poitiers, à la limite du département des Deux-Sèvres. Elle s'étend sur 4 250 ha.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Vasles Latillé Montreuil-Bonnin
Les Forges Benassay Lavausseau
Sanxay Nesdes (Benassay) La Chapelle-Montreuil

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région de Benassay présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées et de bocages. Le terroir se compose[3] :

  • de Bornais (ce sont des sols brun clair sur limons, profonds et humides, à tendance siliceuse) (pour 83 %) et d'argile à silex peu profonde (pour 9 %) sur les plateaux du Seuil du Poitou ;
  • de calcaires (pour 3 %) dans les vallées étroites et encaissées et les terrasses alluviales ;
  • de sols sur granite rose (pour 5 %) sur les collines et les plateaux des massifs anciens.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la Boivre sur une longueur de 5 km.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[4], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11 °C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8 °C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue –17,9 °C en 1985). 9 °C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (cette séparation est de 6 °C en hiver et de 11 °C en été). L’amplitude thermique est de 15 °C.

Histoire[modifier | modifier le code]

Entre LIMONUM (Poitiers) et SANCIACUM (Sanxay), centres importants de l'installation romaine en Aquitaine, BENACIACUM (Benassay) forme un pont de passage privilégié sur la Boivre dans son cours supérieur (une source du château de l'Epinay recèle encore des soubassements gallo-romains). Le pays est défriché sur l'initiative du féodal du chapitre de Saint-Hilaire de Poitiers qui reçoit d'Aliénor d'Aquitaine, le bénéfice des droits seigneuriaux attachés à la seigneurie de Benassay, seigneurs ou moines de Saint-Hilaire dotent chaque communauté d'un édifice pour le culte du type église fortifiée flanquée d'une grange dîmière.Une charte en latin datée 1187 cite la transaction établie entre le Chapître de St Hilaire et un nommé Jean de Fleuri( Johannes de Floriaco) au sujet de quelques dîmes dans la paroisse de Benassay.Cette charte a été relevée par Dom Fonteneau

(Bibliothèque F.Mitterand à Poitiers).

Construites aux XIe et XIIe siècles, les chapelles de Benassay (Saint-Hilaire) et de Nesdes (Saint-Mathieu) adoptent les traits élémentaires de l'art roman poitevin. Il faut cependant noter que les réfections, les pillages, les destructions ou les emprunts ont plus ou moins noyé l'édifice originel dans un ensemble de style composite. Le développement urbain du village de Lavausseau, par l'extension de l'artisanat et des tanneries déséquilibre la démographie de cette commune rurale entraînant la revendication de responsabilités municipales.

Par deux fois, le cadre administratif de 1789 éclate :

  • le 24 novembre 1819, la commune de Nesdes au sud, est rattachée à Benassay parce que non viable ;
  • le 11 juillet 1868, le village de Lavausseau à l'est est détaché de l'ensemble précédemment formé et gagne son autonomie.

Village fondé par le chapitre de Saint-Hilaire le Grand au XIe siècle.

En 1944, pour fêter la Libération et le retour de la République, un arbre de la liberté est planté (un tilleul)[5].

Un arrêté préfectoral portant création de la commune nouvelle de Boivre-la-Vallée est publié le et a pris acte le [1]. Cette commune est le résultat de la fusion entre Benassay et La Chapelle-Montreuil, Lavausseau et Montreuil-Bonnin.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1929 1965 Henri Gallet[6] MRP Avoué à la cour de Poitiers,
nommé membre de la Commission administrative départementale en 1941[7]
député de la Vienne (1946-1951)
    Camille Bonnet    
1985 2008 Claude Bertaud RPR-UMP Président du Conseil général de la Vienne (2008 → 2015)
Conseiller général du Canton de Vouillé (1985 → 2015)
Sénateur de la Vienne (2004 → 2005)
2008 2013 Samuel Evina SE Médecin généraliste
2013 2020 Rémy Guichard SE Retraité

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. La commune n'a pas pu maintenir le sien.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9].

En 2016, la commune comptait 853 habitants[Note 1], en diminution de 3,07 % par rapport à 2011 (Vienne : +1,47 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3571 1771 1771 9182 0002 0221 9722 0172 107
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 2202 1902 1991 3491 3201 3831 3691 3521 261
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1751 1781 1301 0691 0661 0109941 014970
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
951839756694704789834841872
2016 - - - - - - - -
853--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l'Insee, la densité de population de la commune était de 21 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 en France.


Économie[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes, il n'y a plus que 44 exploitations agricoles en 2010 contre 49 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont augmenté et sont passées de 3 749 hectares en 2000 à 4 105 hectares en 2010. 44 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 27 % pour les oléagineux (colza et tournesol), 1 % pour les protéagineux, 22 % pour le fourrage et 3 % reste en herbes.

15 exploitations en 2010 (contre 25 en 2000) abritent un élevage de bovins (2 914 têtes en 2010 contre 1 955 têtes en 2000). C’est un des troupeaux de bovins les plus importants de la Vienne qui rassemblent 48 000 têtes en 2011[12].

15 exploitations en 2010 (contre 24 en 2000) abritent un élevage d'ovins (4 107 têtes en 2010 contre 7 271 têtes en 2000). Cette évolution est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007[12]. En 2011, le nombre de têtes dans le département de la Vienne était de 2 014 300[13].

L'élevage de chèvres a disparu en 2010 (314 têtes sur 3 fermes en 2000). Cette disparition est révélatrice de l’évolution qu’a connu, en région Poitou- Charente, cet élevage au cours des deux dernières décennies: division par trois du nombre d’exploitations, augmentation des effectifs moyens par élevage (38 chèvres en 1988, 115 en 2000), division par 10 des chèvreries de 10 à 50 chèvres qui représentaient 50 % des troupeaux en 1988, et multiplication par 6 des élevages de plus de 200 chèvres qui regroupent, en 2000, 45 % du cheptel. Cette évolution des structures de production caprine a principalement pour origine la crise de surproduction laitière de 1990-1991 qui, en parallèle des mesures incitatives, a favorisé des départs d’éleveurs en préretraite et encouragé l’adaptation structurelle des élevages restant[14].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église de Nesde est inscrite comme monument historique depuis 1932 pour son élévation.
  • Église Saint Hilaire.
  • Le lavoir.
  • Le Petit Bois.
  • Chemins de randonnée.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

  • Bibliothèque.
  • Studio de Virecourt avec salles de concerts et studio d'enregistrement de musique ; résidences d'artistes ; antenne du printemps de Bourges.
  • Association le relais musical - festival Virevolte en été. Animations musicales et de spectacles tout au long de l'année.

Sports[modifier | modifier le code]

Football, pétanque, tir à l'arc et belote.

Football : E.S. Benassay (1961-2015). Depuis la saison 2015-2016 le club a fusionné avec celui de la Chapelle-Montreuil (FSCM) devenant ainsi le Sporting Club de la Boivre 2015. Le SCB nouvellement créé regroupe alors Benassay, La Chapelle-Montreuil, Lavausseau et Montreuil-Bonnin dans un même club.

Tir à l'arc : Virecourt Arc Nature.


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Arrêté portant création de la commune nouvelle de Boivre-la-Vallée », sur Préfecture de la Vienne, (consulté le 2 décembre 2018).
  2. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 29/09/2008.
  3. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charente - 2007
  4. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – Novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  5. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 219
  6. Assemblée nationale - Les députés de la IVe République :  Henri GALLET
  7. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9617384f/f6.image.r=commission%20administrative
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  12. a et b Agreste – Bulletin no 12 de mai 2013
  13. Panorama de l’Agriculture en Vienne – juin 2012 – Chambre d’Agriculture de la Vienne
  14. Agreste – Bulletin no 11 de décembre 2005