Lavardin (Sarthe)

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Lavardin
Lavardin (Sarthe)
Vue générale avec le château.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement Mamers
Canton Loué
Intercommunalité communauté de communes de la Champagne Conlinoise et du Pays de Sillé
Maire
Mandat
Pierre Dubois
2014-2020
Code postal 72240
Code commune 72157
Démographie
Gentilé Lavardinois
Population
municipale
737 hab. (2016 en diminution de 0,41 % par rapport à 2011)
Densité 97 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 04′ 40″ nord, 0° 03′ 43″ est
Altitude Min. 69 m
Max. 168 m
Superficie 7,63 km2
Localisation

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Liens
Site web lavardin.e-monsite.com

Lavardin est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 737 habitants[Note 1] (les Lavardinois).

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Lavardin
Domfront-en-Champagne
Cures Lavardin Aigné
Degré

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité est d'abord connue sous les formes attestées de Tusseio vers 1050, de Tussi en 1070 et 1083, de Tussiaco vers 1071, de Tussé en 1096-1097, prope Tuceyum en 1121, de Tuscé en 1382, puis Tucé (sans date)[1]. Ce toponyme serait issu d'un anthroponyme roman tel que Tuccius[1] et a donné son nom à la maison de Tucé.

Incorporé en 1561 à la baronnie de Lavardin (dont le siège est le château du Vieux Lavardin, dans l'actuelle commune de Mézières-sous-Lavardin), le village en prend finalement le nom[2]. Ce toponyme est peut-être issu de la locution latine au pluriel lavatrinis, « aux lavoirs »[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

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Article détaillé : Maison de Tucé.
Article détaillé : Famille de Beaumanoir.
Article détaillé : Famille de Froulay.

Lavardin voit ses origines remonter à l'époque gallo-romaine. À cette époque, on extrayait déjà le minerai de fer de la pierre de roussard (grès). Un village gallo-romain conserve des vestiges, temple de Mercure sur l'éperon rocheux qui domine le Loir. À la fin du VIIe siècle, le Mérovingien Richimirus (Richemer) s'installe à Lavardin dans un ermitage près du château-fort primitif. Il fonde ensuite un monastère qui prendra son nom : Saint-Rimay. Au IXe siècle, Lavardin se protège contre les Vikings, puis en 989 la place forte est cédée par Bouchard, comte de Vendôme, au comte d'Anjou Foulques Nerra puis à son petit-fils Foulques l'Oison et sa construction renforcée (donjon en pierre) confiée à Salomon qui deviendra le premier seigneur de Lavardin. Des guerres auront lieu entre les seigneurs de Montoire et de Lavardin.

La seigneurie de Tucé (ou Tussé) était une ancienne châtellenie, qui fut longtemps unie à la baronnie de Milesse (La Milesse). Elle s'étendait sur les communes actuelles de Cures, Domfront-en-Champagne, Conlie, Lavardin, Tennie, Degré et la Quinte. Ses seigneurs, que ce soit des maisons de Tucé, de Beaumanoir ou de Froullay, furent les plus puissants du Maine.

À la mort de Baudouin de Tucé en 1529, la châtellenie passa dans les mains de François de Beaumanoir, baron de Lavardin. La seigneurie de Tucé fut ensuite réunie à la baronnie de Lavardin en 1561, puis au marquisat de Lavardin en 1601 en tant que baronnie. Les Beaumanoir firent du château de Tucé leur résidence et le centre administratif de leur marquisat. Sa juridiction s'exerçait à Conlie par un bailli, un lieutenant, un procureur fiscal et un greffier : les appels allaient au présidial du Mans. Tucé pris alors peu à peu le nom de Lavardin.

Le marquisat passa à René de Froullay, comte de Tessé, en 1726. Le château de Tucé-Lavardin fut alors abandonné au profit de celui de Vernie, résidence principale des comtes de Tessé.

L’ensemble des documents concernant les trois familles ayant régné sur Lavardin (de Tucé, de Beaumanoir et de Froullay) qui ont survécu aux incendies, à l’usure et aux révolutions, est spectaculaire et constitue une grande partie de la série E des archives départementales de la Sarthe.

L'église Saint-Bertrand est à l'origine la chapelle du château, elle devient chapelle paroissiale au XVe siècle, le chœur subsiste du premier édifice érigé au XIIe siècle. À droite de l'entrée, à l'emplacement de l'ancien cimetière, se trouve une croix de pierre à double face ; autrefois ce monument se trouvait sur la place des Tisserands.

Du château on peut encore découvrir les fossés, quelques pans de murs et la tour du Trésor datant du XVIIe siècle. Le château actuel date du XIXe siècle, remanié en 1976, il accueillait des enfants depuis 1948.

Sur la route des étangs s'élève une ancienne briqueterie qui a cessé son activité en 1860. Non loin de là, sur la départementale, se situe au lieu-dit le Jet d'Eau un ancien relais de poste.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Armes de Lavardin

Les armoiries de Lavardin se blasonnent ainsi :
D'azur à onze billettes d'argent 4, 3 et 4. C'est le blason de la famille de Beaumanoir.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995[4] mars 2008 Alain Ligault    
mars 2008[5] En cours Pierre Dubois[6]   Directeur général
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8].

En 2016, la commune comptait 737 habitants[Note 2], en diminution de 0,41 % par rapport à 2011 (Sarthe : +0,33 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
374450479404549570603603528
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
530538537515491466434441498
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
460472463388388350343316323
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
350324494602587649786740741
2016 - - - - - - - -
737--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église St Bertrand 11e évêque du Mans

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Le premier dimanche de février a lieu un grand vide-greniers.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2016.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 1 : Formations préceltique, celtiques, romanes, Genève, (lire en ligne), p. 524
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 1 : Formations préceltique, celtiques, romanes, Genève, (lire en ligne), p. 302
  4. « Derniers vœux pour le maire Alain Ligault », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 3 novembre 2014)
  5. « Pierre Dubois nouveau maire de la commune », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 3 novembre 2014)
  6. Réélection 2014 : « Les nouveaux maires et adjoints déjà élus en Sarthe », Le Maine libre, (consulté le 30 mars 2014).
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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