Lavardin (Sarthe)

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Lavardin
Lavardin (Sarthe)
Vue générale avec le château.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement Mamers
Intercommunalité Communauté de communes de la Champagne Conlinoise et du Pays de Sillé
Maire
Mandat
Rémy Mauboussin
2020-2026
Code postal 72240
Code commune 72157
Démographie
Gentilé Lavardinois
Population
municipale
724 hab. (2018 en diminution de 2,03 % par rapport à 2013)
Densité 95 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 04′ 40″ nord, 0° 03′ 43″ est
Altitude Min. 69 m
Max. 168 m
Superficie 7,63 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Le Mans
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Loué
Législatives Première circonscription
Localisation
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Lavardin
Liens
Site web lavardin.e-monsite.com

Lavardin est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 724 habitants[Note 1] (les Lavardinois).

La commune fait partie de la province historique du Maine[1], et se situe dans la Champagne mancelle.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Lavardin
Domfront-en-Champagne
Cures Lavardin Aigné
Degré

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Lavardin est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Mans, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 144 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (78 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (55 %), forêts (18,1 %), prairies (17,2 %), zones agricoles hétérogènes (5,5 %), zones urbanisées (4,2 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité est d'abord connue sous les formes attestées de Tusseio vers 1050, de Tussi en 1070 et 1083, de Tussiaco vers 1071, de Tussé en 1096-1097, prope Tuceyum en 1121, de Tuscé en 1382, puis Tucé (sans date)[9]. Ce toponyme serait issu d'un anthroponyme roman tel que Tuccius[9] et a donné son nom à la maison de Tucé.

Incorporé en 1561 à la baronnie de Lavardin (dont le siège est le château du Vieux Lavardin, dans l'actuelle commune de Mézières-sous-Lavardin), le village en prend finalement le nom[10]. Ce toponyme est peut-être issu de la locution latine au pluriel lavatrinis, « aux lavoirs »[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Tucé (ou Tussé) était une ancienne châtellenie, qui fut longtemps unie à la baronnie de Milesse (La Milesse). Elle s'étendait sur les communes actuelles de Cures, Domfront-en-Champagne, Conlie, Lavardin, Tennie, Degré et la Quinte. Ses seigneurs, que ce soit des maisons de Tucé, de Beaumanoir ou de Froullay, furent les plus puissants du Maine.

À la mort de Baudouin de Tucé en 1529, la châtellenie passa dans les mains de François de Beaumanoir, baron de Lavardin. La seigneurie de Tucé fut ensuite réunie à la baronnie de Lavardin en 1561, puis au marquisat de Lavardin en 1601 en tant que baronnie. Les Beaumanoir firent du château de Tucé leur résidence et le centre administratif de leur marquisat. Sa juridiction s'exerçait à Conlie par un bailli, un lieutenant, un procureur fiscal et un greffier : les appels allaient au présidial du Mans. Tucé pris alors peu à peu le nom de Lavardin.

Le marquisat passa à René de Froullay, comte de Tessé, en 1726. Le château de Tucé-Lavardin fut alors abandonné au profit de celui de Vernie, résidence principale des comtes de Tessé.

L’ensemble des documents concernant les trois familles ayant régné sur Lavardin (de Tucé, de Beaumanoir et de Froullay) qui ont survécu aux incendies, à l’usure et aux révolutions, est spectaculaire et constitue une grande partie de la série E des archives départementales de la Sarthe.

L'église Saint-Bertrand est à l'origine la chapelle du château, elle devient chapelle paroissiale au XVe siècle, le chœur subsiste du premier édifice érigé au XIIe siècle. À droite de l'entrée, à l'emplacement de l'ancien cimetière, se trouve une croix de pierre à double face ; autrefois ce monument se trouvait sur la place des Tisserands.

Du château on peut encore découvrir les fossés, quelques pans de murs et la tour du Trésor datant du XVIIe siècle. Le château actuel date du XIXe siècle, remanié en 1976, il accueillait des enfants depuis 1948.

Sur la route des étangs s'élève une ancienne briqueterie qui a cessé son activité en 1860. Non loin de là, sur la départementale, se situe au lieu-dit le Jet d'Eau un ancien relais de poste.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Armes de Lavardin

Les armoiries de Lavardin se blasonnent ainsi :
D'azur à onze billettes d'argent 4, 3 et 4. C'est le blason de la famille de Beaumanoir.


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995[12] mars 2008 Alain Ligault    
mars 2008[13] mai 2020 Pierre Dubois[14] SE Directeur général
mai 2020 En cours Rémy Mauboussin[15] SE Agent territorial
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[17].

En 2018, la commune comptait 724 habitants[Note 4], en diminution de 2,03 % par rapport à 2013 (Sarthe : −0,54 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
374450479404549570603603528
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
530538537515491466434441498
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
460472463388388350343316323
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
350324494602587649786740741
2018 - - - - - - - -
724--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église St Bertrand 11e évêque du Mans

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Le premier dimanche de février a lieu un grand vide-greniers.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2018.
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Claude-Marin Saugrain, Dictionnaire universel de la France ancienne et moderne et de la Nouvelle France, vol. 2, , p. 310
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Le Mans », sur insee.fr (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 1 : Formations préceltique, celtiques, romanes, Genève, (lire en ligne), p. 524.
  10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse, .
  11. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 1 : Formations préceltique, celtiques, romanes, Genève, (lire en ligne), p. 302.
  12. « Derniers vœux pour le maire Alain Ligault », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  13. « Pierre Dubois nouveau maire de la commune », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  14. Réélection 2014 : « Les nouveaux maires et adjoints déjà élus en Sarthe », Le Maine libre, (consulté le ).
  15. « Lavardin. Rémy Mauboussin est le nouveau maire », sur Lemans.maville.com, Ouest-France, (consulté le ).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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