Pérignac (Charente-Maritime)

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Pérignac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Saintes
Canton Pons
Intercommunalité Communauté de communes de la Région de Pons
Maire
Mandat
Christian Dugué
2014-2020
Code postal 17800
Code commune 17273
Démographie
Gentilé Pérignacais
Population
municipale
987 hab. (2011)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 37′ 28″ N 0° 27′ 46″ O / 45.6244444444, -0.462777777778 ()45° 37′ 28″ Nord 0° 27′ 46″ Ouest / 45.6244444444, -0.462777777778 ()  
Altitude Min. 3 m – Max. 91 m
Superficie 27,56 km2
Localisation

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Liens
Site web www.perignac17.com

Pérignac est une commune du sud-ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime (région Poitou-Charentes). Ses habitants sont appelés les Pérignacais et les Pérignacaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune viticole par excellence, Pérignac a la particularité d'être la commune la plus plantée en vignes de tout le canton de Pons, elle est située dans le cru Petite Champagne du cognac.

Pérignac est une des étapes d'un sentier de grande randonnée balisé, le GR 360.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Pérignac
Montils Brives-sur-Charente Salignac-sur-Charente
Saint-Seurin-de-Palenne Pérignac Ars
(Charente)
Bougneau Échebrune Coulonges

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Le nom de Pérignac viendrait de la villa d’un certain Pétrinius ou Parinus, nom de personne gallo-romain.
  • Pérignac se trouve sur le passage d’une voie préhistorique qui vient de l’est après être passée près du dolmen de Saint-Fort.
  • Une voie romaine (le chemin Boisné qui reliait Saintes à Périgueux) est située en limite de la commune de Salignac-sur-Charente.
  • Des fouilles à la suite des travaux de remembrement ont permis de localiser plusieurs structures : du Néolithique, bronze ancien et âge de fer ainsi que des structures gallo-romaines.
  • En 1876, Salignac a été formée en commune distincte et à la suite de cette création, le cimetière qui se trouvait autour de l’église a été transféré au lieu-dit Martouret (1881).

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
depuis 2001 2008 Christian Dugué    
depuis 2008 en cours Christian Dugué    
Les données manquantes sont à compléter.

Canton[modifier | modifier le code]

La commune de Pérignac fait partie du canton de Pons qui regroupe 19 communes. Par sa superficie et sa population, c'est la deuxième commune de ce canton, se situant après Pons, le chef-lieu de canton, qui en est la commune la plus peuplée et la plus étendue.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

  • La commune fait partie de la Communauté de communes de la Région de Pons dont le siège administratif est fixé à Pons. Cette communauté de communes qui rassemble 10 communes est l'une des plus petites en superficie et par le nombre de communes adhérentes.

Démographie[modifier | modifier le code]


En 2011, la commune comptait 987 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 147 2 335 2 366 2 265 2 693 2 604 2 534 2 554 2 606
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 511 2 595 2 549 2 369 1 624 1 447 1 332 1 285 1 371
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 292 1 268 1 258 1 054 1 025 1 021 1 007 996 1 002
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 002 907 878 867 964 966 972 987 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'entreprise Sotrinbois[4], producteur de moulures et originaire de la commune de Villiers-Couture, possède un site de production de panneaux, de tablettes et de plans de travail.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La nef de l'église Saint-Pierre.

L'imposante église fortifiée a été construite au XIIe siècle à l'emplacement d'une petite chapelle propriété de Guillaume Fier à Bras, comte du Poitou, qui la donna en 989 à l'évêché de Saint-Jean-d'Angély, cette chapelle devient église sous le nom de Saint-Pierre.

De style roman sa façade a été plusieurs fois remaniée et le portail est plus petit qu'à l'origine. Au XIIIe siècle elle a été surélevée avec ajout de deux chambres de tir dans les contreforts d'angles. Dans le même temps, le pignon triangulaire a été supprimé. le clocher a été modifié en tourelle de guet, une chambre haute munie d'archères a été construite[5].

L'église Saint-Pierre offre de magnifiques sculptures : sur la façade la Vierge et les apôtres, la fenêtre à voussure décorée de têtes de chevaux. Le cordon inférieur est orné d'un échiquier et le supérieur de douze figurines nues. Le grand motif de l'ascension dans une gloire en amande représente le Christ entouré de deux anges.
La nef a été remaniée au XIIIe siècle, elle est gothique, voûtée sur croisées d'ogives[6]. Cette église était flanquée de deux monastères de Bénédictins au sud, depuis disparus. Elle a été classée monument historique le 21 janvier 1907.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Denyse Collin : en novembre 1923, cette ancienne infirmière major décorée de la croix de guerre avec palmes de la Grande Guerre s'élance d'un avion filant à 180 km/h et 300 mètres d'altitude pour expérimenter un nouveau parachute de son invention, elle arrive saine et sauve au sol. Cet exploit représente une précieuse collaboration à la recherche de la sécurité en avion. Son frère, officier de marine, est inhumé à Pérignac et sur sa tombe se trouve la mention amiral et paysan.
  • Le docteur Guillotin, né à Pérignac, donna son nom à la machine destinée à supprimer les souffrances du condamné : "une simple impression de froid au niveau du cou" annonçait-il...
  • Monsieur Chaussepied, né à Pérignac fut le seul tué Français alors qu'il travaillait pour le compte de Technicatome, filiale du CEA (commissariat à l'énergie atomique) sur la centrale irakienne Osirak qui fut bombardée par la chasse israélienne.
  • Lors de la Deuxième Guerre mondiale, un couple d'habitants du hameau de Virlet, commune de Pérignac, dénonça aux Allemands des personnes qui avaient hébergé un aviateur anglais en difficulté. Les habitants peignirent une svastika encore partiellement visible sur le mur de leur maison. A la Libération, ce couple alla se noyer dans la Charente au pont de Brives sur Charente.
  • Il faut noter que la kommandantur allemande s'était installée dans la demeure de Virlet située actuellement au 3 route de Brives. On voit dans le salon, devant la cheminée, la svastika accompagnée d'un "Heill Hitler" qu'ils ont tracé sur le plancher avec un tisonnier rougi au feu. Plus tard, c'est le maquis qui s'y installa, certaines portes de chambres indiquent encore à la craie le nom des compagnies abritées (2e compagnie, 3e compagnie...)
  • De nombreux souterrains refuges sont identifiés sur le territoire de la commune.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  4. Site officiel de Sotrinbois
  5. L'architecture gothique en Saintonge et en Aunis, Yves Blomme, éditions Bordessoules, ISBN 2-903504-33-4
  6. base mérimée

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]