Pérignac (Charente-Maritime)

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Pérignac
L'église Saint-Pierre
L'église Saint-Pierre
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement Jonzac
Canton Thénac
Intercommunalité Communauté de communes de la Région de Pons
Maire
Mandat
Christian Dugué
2014-2020
Code postal 17800
Code commune 17273
Démographie
Gentilé Pérignacais
Population
municipale
997 hab. (2014en augmentation de 3.32 % par rapport à 2009)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 37′ 28″ nord, 0° 27′ 46″ ouest
Altitude Min. 3 m – Max. 91 m
Superficie 27,56 km2
Localisation

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Pérignac
Liens
Site web www.perignac17.com

Pérignac est une commune du sud-ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Pérignacais et les Pérignacaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Pérignac
Montils Brives-sur-Charente Salignac-sur-Charente
Saint-Seurin-de-Palenne Pérignac Ars
(Charente)
Bougneau Échebrune Coulonges

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Pérignac viendrait de la villa d’un certain Pétrinius ou Parinus, nom de personne gallo-romain[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Pérignac se trouve sur le passage d’une voie préhistorique qui vient de l'est après être passée près du dolmen de Saint-Fort[réf. nécessaire].

Une voie romaine (le chemin Boisné qui reliait Saintes à Périgueux) est située en limite de la commune de Salignac-sur-Charente.

Des fouilles à la suite des travaux de remembrement ont permis de localiser plusieurs structures : du Néolithique, bronze ancien et âge de fer ainsi que des structures gallo-romaines.

En 1876, Salignac a été formée en commune distincte et à la suite de cette création, le cimetière qui se trouvait autour de l’église a été transféré au lieu-dit Martouret (1881).

Lors de la Seconde Guerre mondiale, un couple d'habitants du hameau de Virlet dénonça aux Allemands des personnes qui avaient hébergé un aviateur anglais en difficulté. Les habitants peignirent une svastika encore partiellement visible sur le mur de leur maison. À la Libération, ce couple alla se noyer dans la Charente au pont de Brives-sur-Charente[réf. nécessaire]. La kommandantur allemande s'était installée dans la demeure de Virlet située actuellement au 3 route de Brives. On voit dans le salon, devant la cheminée, la svastika accompagnée d'un "Heil Hitler" tracés sur le plancher avec un tisonnier rougi au feu. Plus tard, c'est le maquis qui s'y installa, certaines portes de chambres indiquent encore à la craie le nom des compagnies abritées (2e compagnie, 3e compagnie...)

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Christian Dugué DVG Administrateur de sociétés
Les données manquantes sont à compléter.

Région[modifier | modifier le code]

À la suite de la mise en application de la réforme administrative de 2014 ramenant le nombre de régions de France métropolitaine de 22 à 13, la commune appartient depuis le à la région Nouvelle-Aquitaine, dont la capitale est Bordeaux. De 1972 au , elle a appartenu à la région Poitou-Charentes, dont le chef-lieu était Poitiers.

Canton[modifier | modifier le code]

La commune de Pérignac appartient au canton de Thénac depuis mars 2015. Avant cette date, elle faisait partie du canton de Pons dont elle était, par sa superficie et sa population, la deuxième commune après Pons.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la Communauté de communes de la Région de Pons dont le siège administratif est fixé à Pons. Cette communauté de communes qui rassemble 10 communes est l'une des plus petites en superficie et par le nombre de communes adhérentes.

Elle adhère au Pays de Haute-Saintonge dont le siège administratif est situé à Jonzac.

Démographie[modifier | modifier le code]


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 997 habitants, en augmentation de 3,32 % par rapport à 2009 (Charente-Maritime : 3,21 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 147 2 335 2 366 2 265 2 693 2 604 2 534 2 554 2 606
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 511 2 595 2 549 2 369 1 624 1 447 1 332 1 285 1 371
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 292 1 268 1 258 1 054 1 025 1 021 1 007 996 1 002
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 002 907 878 867 964 966 972 987 997
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Le vignoble au Peu Friaud

Commune viticole par excellence, Pérignac a la particularité d'être la commune la plus plantée en vignes de tout le canton de Pons, elle est située dans le cru Petite Champagne du cognac[6].

Industrie[modifier | modifier le code]

L'entreprise Sotrinbois, producteur de moulures et originaire de la commune de Villiers-Couture, possède un site de production de panneaux, de tablettes et de plans de travail[7].

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école

Une école est située au bourg.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Pierre est une imposante église fortifiée qui a été construite au XIIe siècle à l'emplacement d'une petite chapelle propriété de Guillaume Fier à Bras, comte du Poitou, qui la donna en 989 à l'évêché de Saint-Jean-d'Angély, cette chapelle devient église sous le nom de Saint-Pierre.

De style roman sa façade a été plusieurs fois remaniée et le portail est plus petit qu'à l'origine. Au XIIIe siècle elle a été surélevée avec ajout de deux chambres de tir dans les contreforts d'angles. Dans le même temps, le pignon triangulaire a été supprimé. le clocher a été modifié en tourelle de guet, une chambre haute munie d'archères a été construite[8].

L'église Saint-Pierre offre de magnifiques sculptures : sur la façade la Vierge et les apôtres, la fenêtre à voussure décorée de têtes de chevaux. Le cordon inférieur est orné d'un échiquier et le supérieur de douze figurines nues. Le grand motif de l'ascension dans une gloire en amande représente le Christ entouré de deux anges.

La nef a été remaniée au XIIIe siècle, elle est gothique, voûtée sur croisées d'ogives. Cette église était flanquée de deux monastères de Bénédictins au sud, depuis disparus[réf. nécessaire].

L'église a été classée monument historique le 21 janvier 1907[9].

Église Saint-Pierre
Wikimedia Commons possède d’autres illustrations sur l'église Saint-Pierre.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château de Pérignac, aussi appelé Château de Lerse, a été construit en 1410 par le seigneur local. Des Coquilles Saint-Jacques ciselées sur les côtés du portail d'entrée laissent penser que le château hébergeait des pèlerins sur la route de Compostelle.

De nombreux souterrains-refuges sont identifiés sur le territoire de la commune[réf. nécessaire].

Sentiers de randonnée[modifier | modifier le code]

Pérignac est une des étapes d'un sentier de grande randonnée balisé, le GR 360.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Denyse Collin : en , cette ancienne infirmière major décorée de la croix de guerre avec palmes de la Grande Guerre s'élance d'un avion filant à 180 km/h et 300 mètres d'altitude pour expérimenter un nouveau parachute de son invention, elle arrive saine et sauve au sol. Cet exploit représente une précieuse collaboration à la recherche de la sécurité en avion. Son frère, officier de marine, est inhumé à Pérignac et sur sa tombe se trouve la mention amiral et paysan.
  • Le docteur Guillotin, dont les parents habitaient Pérignac, donna son nom à la machine destinée à supprimer les souffrances du condamné : "une simple impression de froid au niveau du cou" annonçait-il...

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. [PDF] Union générale des viticulteurs pour l'AOC Cognac, « Liste des communes par circonscriptions », (consulté le 5 décembre 2015)
  7. Site officiel de Sotrinbois
  8. L'architecture gothique en Saintonge et en Aunis, Yves Blomme, éditions Bordessoules, (ISBN 2-903504-33-4)
  9. « Église Saint-Pierre », notice no PA00104836, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]