Sobriété numérique

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La sobriété numérique est une expression forgée en 2008 par l'association GreenIT pour désigner « la démarche qui consiste à concevoir des services numériques plus sobres et à modérer ses usages numériques quotidiens »[1].

La notion de sobriété numérique a été reprise ensuite dans le rapport de l'association française The Shift Project publié le 4 octobre 2018. Partant du constat que l’augmentation de l’empreinte écologique des infrastructures numériques est tendanciellement en divergence par rapport aux différents engagements internationaux pris par la France et l’Union européenne, et en particulier l'accord de Paris sur le climat (2015), cette association préconise de limiter les usages du numérique[2].

La sobriété numérique a donc pour objectif de réduire l'impact environnemental du numérique.

Historique[modifier | modifier le code]

Le rapport de 2018 du Shift Project[modifier | modifier le code]

Article connexe : The Shift Project.

En 2018, le rapport de The Shift Project, laboratoire d'idées français présidé par Jean-Marc Jancovici, donne une dimension presque institutionnelle à ce principe en publiant un premier rapport[12] qui formule plusieurs préconisations pour les grandes organisations[13] :

  1. La première consiste à développer une pédagogie de la prise de conscience de l’impact environnemental du numérique.
  2. La deuxième porte sur l’adoption du concept de sobriété numérique comme principe d’action de la transformation numérique, notamment en termes d’usage de la vidéo, de contrôle des copies numériques, de renouvellement des équipements d’infrastructure et des terminaux, mais également de prise en compte du bilan carbone des projets numériques parmi les critères d’arbitrage.
  3. Enfin, la troisième porte sur l’intégration de critères énergétiques et environnementaux dans les appels d’offres des grands donneurs d’ordre.

Les experts de l'association affirment que l’impact environnemental de la transition numérique devient gérable si elle est plus sobre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Frédéric Bordage, « La société s’empare de la sobriété numérique », GreenIT, 2018.
  2. « La surconsommation numérique se révèle insoutenable pour l'environnement », sur Actu-Environnement (consulté le 5 octobre 2019).
  3. « Depuis notre lancement en 2004, nous avons touché plus de 2 millions de personnes différentes. Preuve que le sujet intéresse le plus grand nombre. » lire en ligne sur Greenit.fr
  4. Frédéric Bordage / Fondateur et animateur de GreenIT.fr : « En 2004, j’ai créé ce blog pour partager mon expertise et permettre à la communauté, alors naissante, de se regrouper » lire en ligne sur GreenIT.fr
  5. Frédéric Bordage : Expert Green IT et numérique responsable, « j'ai créé la communauté GreenIT.fr » en 2004. lire en ligne sur GreenIT.fr
  6. Frédéric Bordage, Vers une généralisation de la taxe carbone
  7. Thierry Roch, Au Royaume-Uni, une loi invite à la sobriété des datacenters
  8. Frédéric Bordage, Sobriété énergétique : c’est maintenant !
  9. Flipo F., Energie et développement durable : l’enjeu de l’équité et de la sobriété, in Ecole d’été CNRS : Développement durable et transdisciplinarité : penser la transition énergétique, Clermont-Ferrand, 24/25 août 2015.
  10. « Manifeste pour une sobriété numérique. », sur www.socialter.fr (consulté le 5 octobre 2019).
  11. « « Sobriété numérique », pour un emploi massif de la « low-tech » », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 5 octobre 2019).
  12. The Shift Project, « Lean ICT : Pour une sobriété numérique », 4 octobre 2018.
  13. « Sobriété numérique : vers une prise de conscience collective ? », CIGREF, lire en ligne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]