Momordica charantia

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La margose (Momordica charantia), également nommée momordique, pomme de merveille, poire balsamique, concombre africain, concombre amer, courge amère, melon amer, paroka, mangé coolie aux Antilles françaises ou sorossi en Guyane, est une plante grimpante de la famille des Cucurbitaceae, donc apparentée à la courge, cultivée dans les pays chauds pour son fruit comestible très amer.

Description[modifier | modifier le code]

Plant de margose sur treille

Utilisations[modifier | modifier le code]

La margose est bien trop amère pour être consommée crue. C'est pourquoi on la retrouve :

  • Dans la cuisine indienne, sous le nom de karla, où elle est préparée de diverses manières.
  • Dans la cuisine chinoise, sous le nom de kǔguā (苦瓜, kǔguā), cuite à la vapeur ou à la poêle, ajoutée aux potages chinois. On l'utilise aussi dans un plat traditionnel, le porc au concombre amer, dont les ingrédients principaux sont du porc, des oignons, du gingembre, de la sauce aux haricots noirs et du concombre amer ; en sauté à la poêle, avec du tofu et de la viande.
  • Dans la cuisine japonaise et notamment la cuisine d'Okinawa sous le nom de gōya, fréquemment préparée en chanpurū.
  • Au Viet Nam, elle est utilisée séchée pour faire des infusions.
  • Dans la cuisine réunionnaise, où elle porte le nom de margoze. On trouve une variété peu amère que les Réunionnais appellent margoze de l'Inde. La margoze peut se consommer crue et coupée en rondelles. Il faut auparavant la faire dégorger quelques heures dans du sel, puis la rincer plusieurs fois. On la mange en vinaigrette.
  • Aux Antilles françaises, la margose est surtout utilisée, comme en Chine et en Inde, pour ses vertus médicinales, notamment en infusion contre le diabète. En Haïti, cette plante est appelée assorossi. Elle est utilisée pour « purifier le sang ». Les Haïtiens utilisent principalement les feuilles en infusion pour traiter toutes sortes de démangeaisons.
  • En Afrique, cette plante est utilisée par les Guins-Minas du sud-est du Togo, sous le nom d'anyanran, dans les cérémonies religieuses traditionnelles, désormais célèbres, d'Ekpe Soso ou « levée de La Pierre », qui se tiennent au siège du royaume Guin, à Glidji où on porte la margose en collier. Les clans Lakpan, d'Anecho et des localités environnantes, la portent également en collier, durant Ekpan Tcho Tcho, cérémonies qui suivent Ekpe Soso et signalent le début des manifestations, rites et invocations marquant le « renouvellement de l'année » (Epe Ekpe). Certains autres clans de la même communauté utilisent l'anyanran en ablutions purificatrices avant des invocations.
  • Au Sénégal, elle est connue sous le nom de mbeurbeuf et utilisée contre diverses affections de la peau. Elle est notamment incorporée dans le savon produit par certaines associations de femmes[1].
  • À Mayotte, la margouézi est utilisée contre les maux de ventre, comme la diarrhée ou les coliques des enfants.
  • Aux Philippines, c'est l'ingrédient principal pour les plats traditionnels des ilocanos, surtout le pinakbet et le dinengdeng.

Propriétés thérapeutiques[modifier | modifier le code]

D'après des études récentes, l'extrait de melon amer diminue de 60 % les tumeurs stomacales de souris en activant l'apoptose des cellules malignes[2].

Galerie[modifier | modifier le code]

La plante[modifier | modifier le code]

Plats cuisinés[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christophe Casazza, Virginie Descure, Le Cabinet des curiosités culinaires, Éditions Hors Collection, 2005.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Union Nationale des Femmes Coopératrices du Sénégal » (consulté le 1er août 2014)
  2. Article intitulé « Bittermelone beugt Krebs vor » dans le quotidien autrichien Salzburger Nachrichten, 21 mars 2013, p. 19.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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