Momordica charantia

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La margose, melon amer ou momordique (Momordica charantia), est une plante potagère grimpante de la famille des Cucurbitaceae, cultivée dans les climats chauds ou tempérés en plante annuelle. Le terme margose désigne la plante et le fruit, la plante est parfois nommée improprement "margosier" qui désigne en créole de l'Océan indien le mélia (Melia azedarach. L)[1].

Le fruit, la feuille et les graines sont comestibles et amers (le mucilage rouge qui entoure la graine est la seule partie douce de la plante). Cette amertume provient des momordicines, substances proches de la quinine. La margose est connue pour ses qualités culinaires et pour ses propriétés thérapeutiques en médecine traditionnelle, notamment dans le traitement du diabète et de certains cancers.

Dénomination[modifier | modifier le code]

Graine de margose

Momordica proviendrait du latin momordi, "je mors", en référence à la forme des graines rugueuses et échancrées qui donnent l'impression d'avoir été grignotées[2].

Jeunes fruits spontanés
Couleur orange du fruit mûr

Charantia : origine incertaine. Charantia est donné comme mot italien par Rembert Dodoens[3] (de l'italien arancia, orange, couleur du fruit mûr)[4], l’hypothèse d'un nom donné par Hendrik Van Reed — largement postérieur à Dodoens — à partir du vocabulaire du Kerala : Karandakai, Karandakata[5] (repris plus tard par Linné) n'est pas soutenable.

Margose de l'indo-portugais amargosa, margosa (amer)[6]

La plante et le fruit ont de nombreuses autres dénominations.

  • Pour ce qui est du français : concombre amer, momordique, pomme de merveille, poire balsamique, concombre africain, courge amère, melon amer, paroka, mangé coolie aux Antilles françaises, sorossi en Guyane, assowossi à Haïti[7], fausse gombo (vernaculaire Kua ni un : boisson du serpent) en Nouvelle Calédonie[8], anyanran chez les Guins-Minas du sud-est du Togo, mbeurbeuf au Sénégal, margouézi à Mayotte.
  • Dans les autres langues : Bitter gourd (anglais) équivalent à Bittermelone en allemand, kǔguā (苦 = amer, 瓜=courge, melon) en chinois, gōyā (japonais ゴーヤー) nom qui se retrouve au Brésil avec celui de nigauri et de melão de São Caetano au sud du pays, karela (hindi करेला), məreəh (ម្រះ) en khmer, máráʔ (มะระ) en thaï.

Historique et domestication[modifier | modifier le code]

Diverses espèces de Momordica sont récoltées et utilisées en Asie et en Afrique : M. charentia (riche en minéraux et vitamines), M. subangulata subsp. renigera, M. dioica (cultivée au Japon sous le nom de kakuroru カックロール[9]) et M. sahyadrica ( les plus nutritives des courges), M. cochenchinensis (courge de la longévité et de la vitalité)[10] pour l'Asie, M. foetida, M. rostrata et autres espèces sauvages pour l'Afrique[11]. M. charentia est la seule espèce domestiquée, son origine serait africaine et ancienne, une longue migration l'a conduite en Asie[12].

Selon une étude du génome de 43 échantillons de M. charantia du sud chinois, du Népal et du Laos, la domestication aurait été faite en un centre unique, les anciens cultivars népalais sont plus éloignés du type sauvage que les chinois[13]. Un centre de primo-domestication à l'est de l'Inde serait confirmé par la forte biodiversité locale. Les mentions de Cucurbitaceae sont nombreuses en sanscrit depuis 2000 AEC puis M. charantia est documentée en Chine en 1370[14]. L'introduction dans le Nouveau Monde commence au Brésil[15] et se termine dans les années 1930 à Hawaï[16].

La plante est aujourd'hui cultivée dans presque tous les pays de la ceinture tropicale asiatique (sauf Taïwan) jusqu'au Japon, africaine et américaine, et en Océanie. Pour ce qui concerne le climat tempéré elle est cultivée en Nouvelle-Zélande et en Roumanie [17]

Cultivars[modifier | modifier le code]

La diversité génétique des populations de margose cultivées en Inde et en Chine est importante. Une étude chinoise réalisé sur un plasma germinatif de 154 échantillons différencie 46 groupes de base [18].

Deux morphologies du fruit sont distinguées :

  • les types chinois sont cylindriques à gros diamètre et à épiderme peu verruqueux ;
  • les types indiens sont pointus aux extrémités, à faible diamètre et à peau en « dos de crocodile ». Ils sont soit longs, soit très courts et sont destinés à être farcis.

Des semences de variétés ayant des fruits de toutes tailles sont proposées à la vente dans les pays d'Asie du Sud-Est et au Japon. On trouve des cultivars blancs, charnus et plus doux.

La résistance au fusarium a été améliorée dans les cultivars actuels. Le cultivar indien Heatset résiste aux hautes températures.

Les hybrides F1 ont permis d'augmenter le nombre de fleurs femelles[19], ils sont recommandés par la FAO[20].

Description[modifier | modifier le code]

feuille de momordica charentia

Plante annuelle grimpante et tapissante dont la hauteur peut atteindre 5 m. Les tiges sont délicates et munies de vrilles simples. Les feuilles alternes sont de forme comparable aux feuilles de vignes, les limbes ont 3, 5 ou 7 lobes. Les feuilles ont une forte odeur et ont un goût amer.

Fleur femelle avec fruit.

Les fleurs sont petites et jaunâtres, portées par des pédoncules frêles. Les fleurs mâles ont trois étamines et les fleurs femelles ont un stigmate à trois lobes et un ovaire infère.

Fruit à maturité.

Selon les cultivars, la surface des fruits est plus ou moins tuberculée, leurs longueurs varient de 8 à 35 cm.

À maturité le fruit est orange lumineux et se divise du bas vers le haut en 2 ou 3 segments qui laissent voir les graines dans leur mucilage rouge, transparent et gélatineux.

Le fruit est décoratif, mais répand rapidement ses graines.

La plante se naturalise dans les climats favorables et est classée invasive par certains pays du Pacifique et au Brésil[21].

Culture[modifier | modifier le code]

La culture demande des températures comprises entre 24 et 27 °C, un sol frais mais non détrempé, une altitude inférieure à 1 700 m. Le forçage des jeunes plants en milieu protégé est conseillé en climat tempéré. La floraison intervient deux mois après le semis. Au-delà de 14 heures de jour la floraison est ralentie. La fructification peut être prolongée jusqu'à 6 mois par une récolte régulière des fruits verts.

En culture, on prévoit un tuteurage à 2,5 m avec filet et une plante tous les 50 cm. La paillage permet de tenir le sol humide. La fertilisation doit être riche en azote et prévenir la carence en bore à laquelle la margose est sensible. Une étude roumaine démontre que la conduite de la plante sur 2 branches augmente la production et la précocité des fruits[17].

Les maladies fongiques (fusarium, mildiou et oïdium) causent des dommages, les virus (Geminiviridae, virus mosaïques…) également, ainsi que le flétrissement bactérien. En climat tropical, la mouche du melon est avec les pucerons le principal ravageur. En climat tempéré chaud, la culture est facile pour autant que la température plafond n'est pas dépassée.

Le fruit est climactérique, sensible à l'éthylène, il doit être récolté et stocké avec précaution. La conservation est de 4 semaines au froid, entre 2 et 5°[11].

Production[modifier | modifier le code]

Les données sur la production sont rares et peu cohérentes, on peut estimer le niveau actuel entre 10 et 20 millions t. Par pays producteur : 75 % de la production intensive serait asiatique, dont Inde 31 %, Chine 22 % , Pakistan 9 %, Vietnam 6%[22]. En 2003, la production indienne serait de 4.57 millions de t. sur 448 000 ha. (soit 10 t/ha) [23]. La culture intensive occuperait au total 340 000 ha[24] avec 32 % ensemencé de graines hybrides dont le rendement est double de la graine traditionnelle[25].

En avril 2017, la possibilité d'amélioration génétique de la plante en vue de la grande culture est évoquée en Inde [26] . En Europe, la Roumanie a réalisé des essais positifs de mise en culture jusqu'en 2015 [27].

Plant de margose sur treille

Nutrition et propriétés thérapeutiques[modifier | modifier le code]

La feuille, la tige, le fruit immature et la graine sont utilisés en médecine traditionnelle et en alimentation..

Nutrition[modifier | modifier le code]

La page d'information nutritionnelle du gouvernement américain[28] donne des moyennes pour le légume cru, la publication indienne pour le légume cuit[29] : la margose est peu calorique (17 calories pour 100 g) avec un niveau élevé dans sa catégorie de protéines et d'hydrates de carbone. Les fruits immatures sont une bonne source de minéraux, de fer, de vitamines A, B, C.

Le niveau de vitamine C (acide ascorbique) varie selon les cultivars entre 60 et 122 mg/100 g[30], autrement dit d'un bon niveau comparable au poivron dans les climats tempérés[31]. Le niveau de vitamine B9 (70 µg/100 g) est également élevé.

Excepté la lysine et la méthionine, les principaux acides aminés sont présents dans le fruit.

Toxicité[modifier | modifier le code]

Utilisée comme abortif en médecine traditionnelle, la margose est par prudence déconseillée pendant la grossesse.

On trouve souvent reproduits les conseils de prudence de Tori Hudson[32] (deux cas d'hypoglycémie chez des enfants, risque d'allergie à la vicine — un hétéroside toxique — de la graine), mais on ne signale pas de toxicité chez l'homme pour les doses normalement consommées. L'expérimentation animale va dans le même sens[33]. Certains effets indésirables sont signalés à partir de 4 essais cliniques non randomisés et non contrôlés versus placebo, dont des effets additifs en présence d'autres agents abaissant le glucose[34] sanguin. Les allergies sont rares, et aucun cas de favisme n'a été signalé.

Une étude béninoise publiée en 2016 donne, sur les plantes consommée à Cotonou, des teneurs en plomb et cadmium respectivement 9 fois et 6,3 fois supérieures aux normes de l’OMS [35].

Margose : cultivar blanc.

Propriétés préventives et thérapeutiques[modifier | modifier le code]

Le fruit, la feuille et leurs extraits, la graine et son huile, font partie de la pharmacopée traditionnelle chinoise et ayurveda. L'infusion de feuille est utilisée contre le diabète aux Antilles françaises, pour « purifier le sang » et pour les démangeaisons en Haïti. Au Sénégal, elle est incorporée dans le savon[36] contre les affections cutanées. À Mayotte, elle est utilisée contre les maux de ventre, la diarrhée ou les coliques des enfants. A Cotonou, l'usage thérapeutique (plante entière en décoction dans 60 % des cas) est dominant, elle est la 4éme plante médicinale la plus utilisée [35].

La margose fait l'objet de publications scientifiques, spécialement indiennes et chinoises, régulières et abondantes (le rythme actuel est de 150 publications par an). Périodiquement paraissent des synthèses en anglais, dont une exhaustive en février 2016[29], le texte le plus complet restant celui de T. K. Lim en 2012[37].

Ses hétérosides antioxydants (des glycosides triterpéniques particuliers isolés par une équipe chinoise[38]) ont des propriétés protectrices et thérapeutiques démontrées chez l'animal et pour certaines chez l'homme in vitro. Une peptide de la graine a démontré un effet anti inflammatoire sur le macrophage humain [39].

Sur les 16 dernières années 1/3 des 320 publications scientifiques concernent les aspects anti-oxydants, 1/3 son activité antidiabétique, 14 % de son activité anticancéreuse. Outre les propriétés détaillées ci-dessous, la plante est reconnue pour ses potentiels anti-bactérien[40], anti-obésité, adjuvant des maladies cardiovasculaires [41] et immunomodulatrice[42].

Activité antidiabétique[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'un usage fréquent en médecine traditionnelle. Les recherches visent spécialement le diabète de type 2. Les expérimentations animales montrent que les extraits de margose augmentent la sécrétion d'insuline du pancréas[43], diminuent l'absorption intestinale du glucose, et augmentent l'absorption et l'utilisation du glucose dans les tissus périphériques[44],[45]. Le corpus d'essais sur animaux démontre un effet préventif et curatif d'une alimentation comprenant la margose ; outre les propriétés hypoglycémiques on a observé une atténuation des effets indésirables liés au diabète[46] dont une activité de néphro-protectrice[47]. Les substances actives font l'objet d'un inventaire quasi complet[29]. La confirmation de toutes ces observations chez l'homme est en cours [48]. Une équipe universitaire philippine a qualifié de "mauvaise" l'exactitude de l'information donnée par internet concernant momordica charantia et le diabète sucré humain.[49]

L'application cutanée directe de pâte ou crème de margose pour améliorer la cicatrisation, décrit en 2012 sur le lapin [50], a été étudiée avec succès en Malaisie chez les rats diabétiques en 2009 [51],[52]. Après une série d'études Srijit Das a publié en 2017 sur les modes d'administration, il a été récompensé pour ses travaux sur les lésions cutanées associées au diabète par le prix IRPF et Phytochemical Society of Europe pour les résultats prometteurs de ses recherches.[53]

L'activité anti diabétique est liée à l'activité anti inflammatoire.

Activité antioxydante et anti-inflammatoire[modifier | modifier le code]

Les composés antioxydants[54] des cucurbitaceae cultivées ont été étudiées en 2013 par une équipe indonésio-malaise qui écrit que les extraits de M. charantia ont "la plus haute activité réductrice et anti-α-glucosidides: 692,56 ± 43,38 mM d'extrait AscAE / g; 66,64 ± 2,94%, respectivement [55]". Le macérat de margose dans l'huile d'olive aide à la guérison des blessures[56]. L'extrait du fruit protège contre les souris atteintes de cirrhose graisseuse, atténuent le stress oxydatif et la réponse inflammatoire[57]. De même pour l'hyperammoniémie[58], enfin une protection cardiaque des souris diabétiques a été démontrée[59].

Les effets protecteurs des polysaccharides de M. charantia dans l'infarctus du myocarde ont été analysés à partir d'une expérimentation chez le rat, qui montre notamment l'amélioration de la cholestérolémie [60]. Partant de l'association démontrée entre le métabolisme du cholestérol et la maladie d’Alzheimer [61] une équipe indienne a administré à des rats rendus amnésiques par la scopolamine une pâte de M charantia pendant 2 semaines: à partir de 300 g/kg/jour les animaux recouvrent la mémoire [62]. Une seconde équipe indienne donne des résultats convergents chez la souris rendue amnésique par le même moyen en utilisant une forme pulvérulente d'extrait [63].

Activité anticancéreuse[modifier | modifier le code]

Les expérimentations animales ont démontré une action sur divers cancers[29]: pancreas, foie, peau, cerveau, carcinome adrénocortical, estomac[64], langue, pharynx, etc.[29]. Parmi les plus fréquents :

  • Cancer du côlon : L'incidence du cancer du colon est faible en Asie du Sud-Est, où la margose est consommée, un effet préventif du cancer du colon est suspecté et démontré chez l'animal. Les extraits de margose induisent une apoptose dans les cellules cancéreuses humaines. Le consommation de margose pendant une chimiothérapie de ce cancer est recommandée par divers auteurs[29].
  • Cancer de la prostate : Il s'agit d'un usage thérapeutique traditionnelle[65], l'action antitumorale in vitro a été démontrée chez l'homme[66] et chez l'animal.
  • Cancer du sein : Les effets préventifs et curatifs sur l'homme sont de mieux en mieux documents depuis 2009, les agents anti-prolifération et les mécanismes d'action sont décrits[67],[68],[67],[69].

Cuisine, boissons et recettes[modifier | modifier le code]

Le péricarpe du fruit est consommé vert car le fruit mûr n'a pas de tenue. Après avoir ouvert le fruit en deux, on élimine l'endocarpe cotonneux et les graines, puis on tranche finement. La désamérisation se fait soit en blanchissant les tranches de margose dans l'eau bouillante non salée (goûter jusqu'à obtenir une agréable amertume résiduelle sans perdre la texture, arrêter la cuisson à l'eau froide), soit au sel pendant une demi-heure. Le péricarpe est conservé sec puis réhydraté.

Concernant la durée de cuisson, une publication malaise conclu que "le meilleur choix pour obtenir les meilleures propriétés antioxydantes et anti-glycémiques est une cuisson courte, entre 5 et 10 minutes"[70].

Presque toutes les recettes sont salées, mais il existe aussi des recettes sucrées. La tisane de margose sèche a un goût doux.

cultivar indien de Momordica charantia

Cuisine indienne et philippine[modifier | modifier le code]

Pas nécessairement désamérisée, la margose la plupart du temps bien assaisonnée est mangée en curry, farcie, en saumure, frite en rondelles, en salade, cuite à la vapeur, en pickles au vinaigre (lesquels peuvent être frits)… Le dal (purée de lentilles cassées) au concombre amer se sert avec du riz.

Aux Philippines, c'est l'ingrédient principal pour les plats traditionnels des ilocanos, surtout le pinakbet et le dinengdeng ; des recettes philippines utilisent les feuilles à la manière d'épinards ou d'oseille[71].

Cuisine chinoise[modifier | modifier le code]

La margose est souvent cuisinée avec des œufs en Chine (de même en cuisine malaisienne) par exemple en omelette[72], cuite à la vapeur ou à la poêle, ajoutée aux potages chinois, servie avec du porc, des oignons, du gingembre, de la sauce aux haricots noirs ; sautée à la poêle, avec du tofu et de la viande. Elle est utilisée dans les marinades. Elle est souvent servie avec des goji. Une présentation colorée est de la farcir au chou rouge[73].

L'eau de margose se fait soit par infusion 12 heures de margose finement coupée dans de l'eau[74] soit en broyant le fruit dans l'eau[75].

Cuisine japonaise[modifier | modifier le code]

En chanpurū (avec du porc) dans la cuisine d'Okinawa, elle est consommée partout au Japon avec le riz, du poisson séché et un bon ponzu (en Europe, utiliser de la poutargue), excellente en tempura, en salade, en tsukemono

Tisane[modifier | modifier le code]

Au Viet Nam, le fruit ou la feuille sont séchés pour faire des infusions : trà khổ qua ou thé de margose, bu chaud ou froid.

La composition chimique[modifier | modifier le code]

Une étude taïwanaise (2017) sur la teneur en caroténoïdes, acide ascorbique et tocophérols des margoses commerciales montre des variations considérables selon les cultivars et les maturités des fruits [76].

  • Le fruit immature (la gousse débarrassée de ses graines)

Les compositions sont variables selon les sources, USDA [77]et T.K. Lim [37]sont les plus complètes, et selon les stades de maturité.

Le fruit vert est peu calorique : pour 100g,  17 à 19 kcal, riche en eau ( 93 à 94 g),  pauvre en graisses (0.17g), en protéines (0.84 à 1.0g) et en hydrates de carbone (3.7 à 4.2 g). Il contient les quantités usuelles recommandées par les nutritionnistes des minéraux et acides aminés [78] . Le péricarpe du fruit vert contient 6 caroténoïdes, lutéine et α-carotène qui évoluent rapidement pendant le murissement [79].

De nombreux composés ont été isolés dont les terpénoïdes constituent les principaux constituants actifs : triterpènes, dont 8 dans les margoses japonaises [80] , stérol et d' un alcool mono hydroxy-diméthyl (momordol) [81], vincine, momordicoside A et B [82].

Le futur du concombre amer[modifier | modifier le code]

Les gains de productivité et de qualité qui restent à faire sont énormes, le rendement maximum à l'hectare est encore limité à 30 t/an et les cultures se font en plein champ. Une coopération universitaire a publié une plaquette pour l'amélioration de la culture.[83]

Le séquençage du génome de ce légume ancien, dont la biodiversité est importante, a commencé au Japon[84]. En Europe, la "Vegetable Research and Development Station" de Buzău (Roumanie) a sélectionné 4 cultivars adaptés aux conditions pédoclimatiques en vue d'une production locale[85].

Le marché des compléments alimentaires, médecines traditionnelles ou "naturelles", semble dominer la demande en occident, sous forme de jus et de margose sèche sous diverses présentations. Le jus de margose (Bitter gourd juice, Karela juice) est vendu sous forme de boisson en Inde, forme prête à consommer qui devrait se mondialiser.

Miscellanées[modifier | modifier le code]

  • « Il est intéressant d'apprendre que les feuilles du Momordica charantia ont été pendant quelque temps employées en Belgique à cause de leur amertume, dans la fabrication de la bière, en remplacement du houblon, et de là on les nommait en flamand : Groot-Bierblad. » (La Belgique horticole, 1861)[86]
  • La margose se porte en collier par les Guins-Minas dans les cérémonies religieuses traditionnelles, désormais célèbres, d'Ekpe Soso ou « levée de La Pierre », qui se tiennent au siège du royaume Guin, à Glidji. Les clans Lakpan, d'Anecho et des localités environnantes, la portent également en collier, durant Ekpan Tcho Tcho, cérémonies qui suivent Ekpe Soso et signalent le début des manifestations, rites et invocations marquant le « renouvellement de l'année » (Epe Ekpe). Certains autres clans de la même communauté utilisent l'anyanran en ablutions purificatrices avant des invocations.

Galerie[modifier | modifier le code]

La plante[modifier | modifier le code]

Plats cuisinés[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christophe Casazza et Virginie Descure, Le Cabinet des curiosités culinaires, Éditions Hors Collection, 2005.
  • (en) L.K. Bharathi, K Joseph John, Momordica genus in Asia - An Overview, Springer Science & Business Media, 21 mars 2013 - 147 pages magistrales

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  2. François Couplan, Les plantes et leurs noms. Histoires insolite, Éditions Quae, (lire en ligne), p. 85.
  3. Rembert Dodoens et Carolus Clusius, Histoire des plantes, en laquelle est contenue l'histoire entière des herbes..., de l'imprimerie de Iean Loë, (lire en ligne).
  4. Flore des serres et des jardins de l'Europe : annales générales d'horticulture, Houtte & Gyselnyck, (lire en ligne).
  5. (en) John K. Joseph et V. T. Antony, « Ethnobotanical investigations in the genus Momordica L. in the Southern Western Ghats of India », Genetic Resources and Crop Evolution, vol. 55,‎ , p. 713–721 (ISSN 0925-9864 et 1573-5109, DOI 10.1007/s10722-007-9279-5, lire en ligne).
  6. Annegret Bollée, Dictionnaire étymologique des créoles français de l'Océan Indien: ptie. Mots d'origine non-française ou inconnue, Buske Verlag, (ISBN 9783875480511, lire en ligne).
  7. Mots d’origine non-française ou inconnue, uni-bamberg.de (lire en ligne), p. 23.
  8. Nicolas Lormée, Pierre Cabalion et Edouard Hnawia, Hommes et plantes de Maré: Îles Loyauté, Nouvelle-Calédonie : nodei ngom ne yeserei ri node Nengone, IRD Editions, (ISBN 9782709917056, lire en ligne).
  9. (ja) « Kakuroru », sur takki.co.jp.
  10. (en) L. K. Bharathi et K. Joseph John, Momordica genus in Asia - An Overview, Springer Science & Business Media, (ISBN 9788132210320, lire en ligne).
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