Fructification

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Fructification du Koelreuteria paniculata.

La fructification est le phénomène de transformation par fécondation les fleurs en fruits.

Elle joue un rôle majeur pour les espèces frugivores[1] (qui sont souvent aussi disperseuses de graines) et pour la sylvigenèse[2]. Elle a une dimension phénologique[3] et conditionne le taux de fertilité, mais sans être le seul déterminant à prendre en compte, car même en cas de fleurissement abondant, une partie de la fructification peut être avortée, parasitée, etc. dont parfois pour des raisons d'absence ou disparition du pollinisateur ou de dioécie. Une bonne fructification ne suffit pas à garantir la pérennité d'une espèce, car beaucoup de graines (d'arbres par exemple) doivent germer rapidement, et ne peuvent parfois le faire qu'après une phase de froid (vernalisation), dans certaines conditions de lumière, température et humidité et/ou après être passée dans une tube digestif d'une certaine espèce (éléphant par exemple).

Facteurs favorisant la fructification[modifier | modifier le code]

Chez les espèces dépendantes d'un ou plusieurs pollinisateurs (abeille par exemple) une bonne fructification exige la présence du pollinisateur en nombre suffisant et durant la bonne période.

Chez les arbres fruitiers, la fructification n'apparait souvent qu'après quelques années de croissance et elle pourra alors être accélérée par l'arcure ou le cernage, ou par certains stress.

Selon les cultivars, un arbre sélectionné pour produire des fruits peut être plus ou moins fertile et donc fructifier de façon plus ou moins abondante. Dans une jungle ou une forêt divers facteurs peuvent également commander la réussite et la date de la fructification[4].

Phénologie[modifier | modifier le code]

Une saisonnalité est presque toujours constatée en termes de fructification[5].

Une hétérogénéité inter-annuelle est constatée chez de nombreuses espèces de plantes et d'arbres[4].

En zone équatoriale, les saisons telles qu'on les connait (de plus en plus marquées au fur et à mesure qu'on se rapproche des pôles) n'existent pas, mais il existe néanmoins des rythmes phénologiques de fructification propres aux espèces et un pic saisonnier de fructification, même sous des climats très constants comme en Colombie, avec cependant des dates pouvant varier selon divers facteurs climatiques/altidudinaux[6] et écologiques encore mal cernés[4],[7],[8]. De manière générale, les maxima correspondent plutôt à la saison sèche sauf dans les régions arides selon Burger (1974) qui a étudié cette question en Éthiopie[6]. et en zone équatoriale (Guyane par exemple) deux pics annuels de floraisons et deux autres pics de fructifications existent pour de nombreuses espèces d'arbres, liées à deux périodes moins humides de l'année[4].

Il a été rapporté par plusieurs études que dans certaines espèces, la fructification est décalée selon que l'arbre est émergent ou dans la canopée, ou encore enfoui le sous-bois, comme au Costa Rica selon Frankie et al. (1974)[9] ou en Colombie selon selon Hilty (1980)[10] ou sur l'île de Barro Colorado selon Foster (1982)[11]... mais ceci n'a pas été constaté en Guyane par Sabatier (1985)[4].

En zone tropicoéquatoriale, le fait qu'une espèces ait une dispersion zoochore (fruits généralement charnus et pulpeux), anémochore ou autochore influence aussi la saisonnalité plus ou moins marquée du cycle de fructification[4].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Greenberg R (1981). Frugivory in some migrant tropical forest wood wablers. Biotropica, 13 : 2 1 5-223
  2. Budowski G (1961) Studies on forest succession in Costa-Rica and Panama. Ph. D. Thesis. Yale University, New-Haven, 189 pp
  3. Daubenmire R (1972). Phenology and other characteristics of tropical semideciduous forest in North-Western Costa Rica. J. Ecol., 60 : 147 - 170
  4. a, b, c, d, e et f Sabatier D (1985) Saisonnalité et déterminisme du pic de fructification en forêt guyanaise Orstom, Cayenne.
  5. Alexandre D.Y (1980). Caractère saisonnier de la fructification dans une forêt hygrophile de Côte-d'Ivoire. Rev. Eco/. (Terre et Vie), 34 : 335-359.
  6. a et b Burger W. (1974) Flowering periodicity at four altitudinal levels in eastern Ethiopia. Biotropica, 6 : 38-42
  7. Bernhard-Reversart F, Huttel C & Lemée G (1972) Sorne aspects of the seasonal ecological periodicity and plant activity in an evergreen rain-forest of the Ivory Coast. In : P.M. Golley and F . B . Golley (Editors), Tropical eco/ogy with an emphasis on organic production. University of Georgia, Athens : 2 1 7-234.
  8. Croat T (1969) Seasonal flowering behavior in central Panama. Ann. Miss. Bot. Gdn., 56 : 295-307.
  9. Frankie G.W, Baker H.G & Üpler P.A. (1974) Comparative phenological studies of trees in tropical lowland wet and dry forest sites of Costa Rica. J. Eco/., 62 : 881-919.
  10. Hilty S.L (1980) Flowering and fruiting in a premontane rain-forest in Pacifie Columbia. Biotropica, 12 : 292-306.
  11. Foster R.B (1982) The seasonal rhythm of fruitfall on Barro Colorado island. In : E.G. Leigh Jr., A.S. Rand & D.M. Windsor (Editors). The ecology of a tropical Forest ; Smithsonian Institution Press, Washington, D.C. : 151-172

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]