Mohammed ben Abdellah

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Mohammed III du Maroc)
Aller à : navigation, rechercher
Mohammed III
محمد الثالث
Titre
Sultan du Maroc
Prédécesseur Moulay Abdallah
Successeur Moulay Yazid
Biographie
Dynastie Alaouites
Date de naissance Vers 1715
Date de décès
Lieu de décès Rabat
Père Moulay Abdallah
Enfants Moulay Yazid
Moulay Hicham
Moulay Slimane
Religion Islam
Monarques du Maroc

Sidi Mohammed ben Abdallah[N 1], dit ultérieurement Mohammed III (en arabe : محمد الثالث), né vers 1715[1] à Meknès[réf. nécessaire] et mort le à Rabat, est le sultan alaouite de l'Empire chérifien de 1757 à 1790.

Biographie[modifier | modifier le code]

Vie familiale[modifier | modifier le code]

Sidi Mohammed ben — « fils de » — Abdallah a comme fils Moulay Yazid, son préféré, né de son union avec une Irlandaise (mais qu'il dut désavouer publiquement à la fin de son règne en raison de ses écarts jusqu'à La Mecque)[2], Moulay Hicham, Moulay Slimane[3] et Moulay Maslama.

Règne[modifier | modifier le code]

Après avoir été nommé, en 1748, khalifa de Marrakech par son père le sultan Moulay Abdallah[4], Sidi Mohammed prend sa suite à sa mort, en 1757, et cela, sans que son intronisation, à Marrakech, ne rencontre d'opposition[5].

Roi itinérant, il ne choisit pas de capitale particulière, bien qu'il se fasse construire un grand palais à Rabat en 1785[6], conférant à cette petite cité le rang de capitale impériale. Il entretient de bons rapports avec toutes les puissances d'Orient ou d'Occident. En particulier, il permet au Maroc d'être le tout premier pays à reconnaître les tout nouveaux États-Unis[7].

Décès[modifier | modifier le code]

Sidi Mohammed meurt, alors qu'il était déjà « malade et invalide »[2], le à Rabat[2], lors d'un dernier périple destiné à s'opposer à son fils dissident Moulay Yazid[2]. Ce dernier prend alors sa succession.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Toutes les ressources de la section Bibliographie indiquent la forme Abdallah ou variantes, pas la forme Abdellah ou variantes (consulté le 9 octobre 2015) ; pour la signification de Abdallah, voir Abd et Allah.
Références
  1. Abitbol 2009, p. 269
  2. a, b, c et d Abitbol 2009, p. 278
  3. * Bernard Lugan, « La dynastie alaouite », dans Histoire du Maroc : Des origines à nos jours, Paris, Ellipses,‎ , 403 p. (ISBN 9782729863524 et 2729863524, OCLC 703208491), p. 185
  4. « Trente ans d'anarchie : le Maroc après la mort de Moulay Isma'il », dans Michel Abitbol, Histoire du Maroc, Paris, Perrin,‎ [détail de l’édition], p. 254
  5. Abitbol 2009, p. 271
  6. « Rabat, capitale moderne et ville historique : un patrimoine en partage » [PDF], sur UNESCO (consulté le 9 octobre 2015), p. 24
  7. « Propos du président Barack Obama : Un nouveau départ, université du Caire, Égypte » [PDF], sur Maison-Blanche,‎ (consulté le 9 octobre 2015), p. 2

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • « Sidi Mohammed (1757-1790) : Un sultan enfin accepté », dans Souleiman Bencheikh, « Enquête. La vraie histoire des [A]laouites », Telquel, Casablanca, no 408,‎ (lire en ligne)
  • Ismaël Hamet, « Les Chérifs Filaliens : Les chérifs filaliens ou hassaniens. – Moulay Rachid au Tafilalt, puis à Fez. – Moulay Ismaïl (1672-1727). – Les Abid Bokhari. – Sidi Mohammed ben Abdallah (1757-1790). – Moulay Slimane (1792-1822). –Moulay Aderrahmane (1822-1859). », dans Histoire du Maghreb : Cours professé à l'Institut des hautes études marocaines, Paris, Ernest Leroux,‎ , 502 p. (lire en ligne [PDF]), chap. VI, p. 335-391
  • « De la vice-royauté que Sidi Mohammed ben Abdallah exerça à Maroc du vivant de son père » (p. 123-127) et « Règne du sultan Sidi Mohammed ben Abdallah ben Ismaïl, père de Maulay Seliman » (p. 127-157), Aboulqâsem ben Ahmed Ezziâni (trad. de l'arabe par Octave Victor Houdas), Le Maroc de 1631 à 1812 : Extrait de l'ouvrage intitulé Ettordjemân elmo ʻarib ʻan douel Elmachriq ou ʼLmaghrib, Paris, Ernest Leroux,‎ , 216 p. (lire en ligne)