Gnawa Diffusion

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Gnawa Diffusion
Pays d'origine Drapeau de l'Algérie Algérie
Genre musical Gnawa, Reggae, Rock, Chaâbi, Raï, Hip-Hop
Années actives 1992 -
Labels Amazigh Kateb / Turn Again Music

Gnawa Diffusion est un groupe musical algérien de style gnawa, créé le à Grenoble[1],[2] autour d'Amazigh Kateb, fils de l'écrivain algérien Kateb Yacine.

Historique[modifier | modifier le code]

Amazigh Kateb, né près d'Alger en 1972, découvre l'« africanité du Maghreb » à l'âge de neuf ans[3]. Pour lui, « les Maghrébins devraient, et finiront par, se tourner vers le Sénégal, le Mali ou le Niger[4]. » Arrivé en France avec son père en 1988, il devient musicien, et — inspiré par le « groupe marocain Nass El Ghiwane, […] dont les membres ont marié la chanson arabe (le chaâbi), l'énergie déjantée du punk-rock et le reggae[5] » — fonde le groupe en 1992, le nom Gnawa provenant « de la culture africaine et de la religion syncrétique (animiste et soufie) transmise par les descendants d'esclaves au Maroc, en Algérie et en Tunisie »[6].

Style[modifier | modifier le code]

Les textes, écrits par Amazigh, sont chantés en trois langues (arabe, français et anglais). Selon Le Monde, « ronde, ardente et dansante, la musique, elle, rapproche dans un bel élan chaâbi (tradition populaire algéroise), reggae, raggamuffin, transe et instruments traditionnels des gnaouas[7]. »

Membres[modifier | modifier le code]

Formation du retour (2012) :

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Légitime différence (1993)
  • Algeria (1997)
  • Bab El Oued Kingston (1999)
  • Live DZ (2002)
  • Souk System (2003)
  • Fucking Cowboys (2007), un CD / DVD live réalisé par Stef Bloch lors de leur concert anniversaire à l'Élysée Montmartre, le pour leurs dix ans de discographie.
  • Audio-globine 20 ans d'âge (2012)
  • Shock El Hal (2012 - KNT Publishing)

Citations[modifier | modifier le code]

  • Amazigh Kateb, leader du groupe : « À neuf ans, lors d'un voyage à Timimoune, dans le sud algérien, j'ai découvert l'africanité du Maghreb, sans vraiment en saisir la teneur, mais en comprenant une chose : c'est que l'Algérie n'est pas blanche. Mes premiers écrits, des poèmes enfantins, datent de cette époque. Et ce n'est que vers l'âge de 15 ans, en débarquant en France, que j'ai découvert les Gnawas, les Aissaouas, et que je me suis intéressé aux particularités, à l'Algérie, à l'histoire du Maghreb et à celle de l'esclavage. D'ailleurs, Gnawa Diffusion, c'était une petite réaction à l'exil, une volonté de me faire ma petite Algérie. »[3]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Gnawa Diffusion », sur Evene.fr (consulté le ).
  2. « Gnawa Diffusion », sur RFI Musique
  3. a et b Propos recueillis par Yasrine Mouaatarif, Mondomix no 20 janvier/février 2007, p. 23
  4. Entretien avec Fayçal Chehat, (en) « The Maghreb's roots lie in the South », sur web.archive.org, .
  5. « Amazigh Kateb réveille la gnawa diffusion », sur lemonde.fr, .
  6. Véronique Mortaigne, « "La musique est subversive, c'est un droit" », sur lemonde.fr, .
  7. Patrick Labesse, « Le choc fertile des cultures selon Gnawa Diffusion », sur lemonde.fr, .

Liens externes[modifier | modifier le code]