Salaheddine Mezouar

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Brahim Arafat Mezouar.
Salaheddine Mezouar
Salaheddine Mezouar en mai 2016
Salaheddine Mezouar en mai 2016
Fonctions
Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération

(3 ans, 5 mois et 26 jours)
Monarque Mohammed VI
Chef du gouvernement Abdel-Ilah Benkiran
Gouvernement Benkiran II
Prédécesseur Saâdeddine El Othmani
Successeur Nasser Bourita
Président du Rassemblement national des indépendants

(6 ans, 8 mois et 19 jours)
Réélection
Prédécesseur Mustapha Mansouri
Successeur Aziz Akhannouch
Ministre de l'Économie et des Finances

(4 ans, 2 mois et 19 jours)
Monarque Mohammed VI
Premier ministre Abbas El Fassi
Gouvernement El Fassi
Prédécesseur Fathallah Oualalou
Successeur Nizar Baraka
Ministre de l'Industrie, du Commerce et de la mise à niveau de l'Économie

(3 ans, 4 mois et 7 jours)
Monarque Mohammed VI
Premier ministre Driss Jettou
Gouvernement Jettou II
Prédécesseur Rachid Talbi el-Alami
Successeur Ahmed Réda Chami
Biographie
Date de naissance (63 ans)
Lieu de naissance Meknès
Nationalité Marocaine
Parti politique Rassemblement national des indépendants
Diplômé de Université des sciences sociales de Grenoble

Salaheddine Mezouar, né le à Meknès, est un politicien et homme d'affaires marocain. Il est Ministre des affaires étrangères et de la Coopération depuis le [1]. Il est également le président du parti Rassemblement national des indépendants depuis le , il est également député à la Chambre des représentants depuis les élections législatives de 2011.

Famille et vie privée[modifier | modifier le code]

Salaheddine Mezouar est né à Meknès en 1953. Il est issu d'une fratrie de onze frères et sœurs où la religion est très présente. Il accomplit sa scolarité à Tanger jusqu'à l'obtention de son Baccalauréat en lettres modernes en 1974[2].

Salaheddine Mezouar est un grand fan du Raja de Casablanca et il a joué au sein de l'équipe nationale de basket-ball pendant deux saisons et de nombreuses années pour l'équipe tangéroise de l'Ittihad de Tanger[2],[3].

Formation[modifier | modifier le code]

Salaheddine Mezouar est titulaire d'un DEA et d'un master en sciences économiques de l'Université des sciences sociales de Grenoble, d'un diplôme du cycle supérieur de gestion de l'Institut supérieur de commerce et d'administration des entreprises (ISCAE) de Casablanca ainsi que d'un diplôme supérieur pour dirigeants de l'INSEAD à Fontainebleau (France)[4].

Carrières professionnelle et politique[modifier | modifier le code]

Il occupe, au début des années 1980, les postes de responsable administratif et de financier au sein des Régies d'Eau et d'Électricité de Rabat et de Tanger, puis de directeur administratif et financier d'une société franco-tunisienne des travaux d'électricité, plomberie, froid et maintenance, basée à Tunis.

Il a également été chargé de mission à l'Office d'exploitation des ports (ODEP) de 1986 à 1991[5], avant d'intégrer un groupe espagnol spécialisé dans la fabrication du tissu où il assure les fonctions de directeur général de la filiale de Settat et de directeur commercial du groupe pour le Maroc, l'Afrique et le Moyen-Orient. En 2002, il est élu président de l'Association marocaine des industries du textile et de l'Habillement (AMITH). Ce dernier a également été président de la Fédération textile et cuir au sein de la Confédération générale de entreprises du Maroc (CGEM)[6].

Le , il est nommé ministre de l'Industrie, du Commerce et de la mise à niveau de l'Économie dans le gouvernement Jettou II. Le , il est nommé ministre de l'Économie et des Finances dans le gouvernement Abbas El Fassi[4].

Le à Marrakech, il est élu président du Rassemblement national des indépendants (RNI), après avoir écarté Mustapha Mansouri grâce à son courant « réformateur »[6],[7].

Le , Salaheddine Mezouar forme l'Alliance pour la démocratie avec sept autres partis politiques afin de contrer le parti de la justice et du développement (parti islamiste) et les partis de la Koutla dans les élections législatives du 25 novembre 2011, une coalition qui connaitra un grand échec, et poussera son parti à l'opposition lors de la formation du gouvernement Benkiran I en novembre 2011.

Le , le parti de l'Istiqlal sort de la coalition gouvernementale[8], poussant ainsi le chef de gouvernement, Abdel-Ilah Benkiran, à former une nouvelle coalition intégrant le parti de Salaheddine Mezouar.

Le 10 octobre 2013, il est nommé ministre des affaires étrangères et de la coopération, à la place de Saâdeddine El Othmani, dans le cadre de la formation du deuxième gouvernement Benkirane[9],[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Salaheddine Mezouar », 2m,‎ (lire en ligne)
  2. a et b « Qui est réellement Salaheddine Mezouar ? », La vie éco,‎ (lire en ligne)
  3. « Salah Eddine Mezouar, le basketteur devenu textilien », L'économiste,‎ (lire en ligne)
  4. a et b « Benkirane II : les come back », Africatime,‎ (lire en ligne)
  5. « Salaheddine Mezouar », Bladi,‎ (lire en ligne)
  6. a et b « Salaheddine Mezouar plébiscité à la présidence du RNI », Aujourd'hui,‎ (lire en ligne)
  7. « RNI, Mezouar rempile, sans difficulté », La Tribune,‎ (lire en ligne)
  8. Maroc: démission officielle des ministres de l'Istiqlal, rfi.fr, 10/07/2013
  9. « Entretien de Laurent Fabius avec Salaheddine Mezouar, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération marocain (23 octobre 2013) », France Diplomatie,‎ (lire en ligne)
  10. « Maroc : la liste du nouveau gouvernement dévoilée », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Les 50 personnalités qui font le Maroc : Salaheddine Mezouar. 55 ans, ministre de l'Économie et des Finances », Jeune Afrique, no 2545-2546, du 18 au 31 octobre 2009, p. 39

Liens externes[modifier | modifier le code]