Ras El Oued

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Ras El Oued
Ras El Oued
Vue de Ras El Oued depuis le mont

M'zaïta

Noms
Nom arabe Ras el oued
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Bordj-Bou-Arreridj
Daïra Ras El Oued
Code postal 34001
Code ONS 3402
Démographie
Gentilé ras-el-ouedi[réf. nécessaire]
Population 51 482 hab. (2008[1])
Densité 156 hab./km2
Géographie
Coordonnées 35° 56′ 59″ nord, 5° 02′ 09″ est
Superficie 329 km2
Localisation
Localisation de Ras El Oued
Localisation de la commune dans la wilaya de Bordj Bou Arreridj

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Ras El Oued

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Ras El Oued
Liens
Site de la commune http://www.raseloued.net

Ras El Oued[2] (en arabe : رأس الوادي), qui signifie la tête de l'oued ou son commencement, éponyme de son oued[3], elle fut appelée Tocqueville pendant la colonisation Française. Ras El Oued est le premier Arrondissement (Daïra) de la wilaya de Bordj Bou Arreridj. Elle est la seconde ville de par sa population après la capitale de la wilaya.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ras El Oued est située dans la région des hauts plateaux dans un bassin agricole, à 38 km au sud-est de Bordj Bou Arreridj, à environ 55 km au sud-ouest de Sétif et à environ de 270 km au sud-est d'Alger.

Ras el Oued est le chef-lieu de la Daïra de Ras El Oued, au sud-est de la wilaya de Bordj Bou Arreridj.

Elle comprend les communes de: Ras El Oued, Aïn Tassera et Ouled Brahim.

Communes limitrophes de Ras El Oued
Aïn Tassera Bir Kasdali • Khelil Tixter • Aïn Taghrout
Bordj Ghedir Ras El Oued Aïn Oulmene (Sétif)
Ghilassa Berhoum (M'Sila) Ouled Brahem, Ouled Tebben (Sétif)

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines de la cité remontent au moins à l'époque romaine, notamment, la zone actuelle de la cité Toumella[4], non loin de la source antique Ain Toumella.

À l'époque romaine, la cité avait pour nom: Thamallula [5],[6] ou Thamalla[7], Tham-allula peut se rattacher à la racine Amazigh « amellal[8] » : blanc et peut se rapporter à ses gisements d'argile blanche.

Une inscription gravée datant de l'an 227 apr. J.-C. témoigne de son rang administratif élevé de Castellum à Municipium, selon certains anthropologues et historiens spécialistes de l'Afrique romaine la cité était prospère. Les Byzantins y établirent une grande forteresse qui surveillait la route du Hodna.

De nombreux vestiges datant de cette époques sont toujours présents, mais éparpillés un peu partout sans aucun contrôle des autorités. À l'arrivée des Français fin du 19ème siècle, toutes les découvertes archéologiques se rapportant à l'époque romaine et byzantine furent transcrites voire photographiées par la suite, répertoriées, classées et étudiées. Nombreux archéologues, anthropologues et historiens Français passèrent par les différents sites antiques de la région pour ne citer que Stéphane Gsell.

En 1892, les Français décidèrent de construire une nouvelle ville à 1 km au nord-ouest de la cité Thamalla. À cette époque l'actuelle ville comprenait quelques petites habitations (Gourbis[9]) et plusieurs Mechtas[10] et Douars[9] aux alentours. . A cette date,Tocqueville a reçu ses premières familles : six de l'Algérie et une de chacun des départements métropolitains de l'Ardèche, de la Drôme, de l'Ariège et l'Allier. Et, à côté des Français de France sont venus s'établir en assez grand nombre des Algériens, propriétaires de lots achetés aux enchères aux conditions suivantes :

1 - Bâtir dans les délais d'un an des constructions d'une valeur minimum de 1 500 F

2 - Résider personnellement ou à défaut, installer et maintenir sur la propriété, pendant au moins 10 ans une famille d'origine européenne.

Prix à payer en six termes égaux, le premier comptant, les autres annuellement

En 1895, le village se peuple, Mr Petit est Adjoint spécial

Le nom de Tocqueville est substitué à celui de Ras-El-Oued.

Le 10 février 1896, le Gouverneur Général approuve la délibération du conseil départemental de l'enseignement primaire de Constantine portant création d'une école de garçons par dédoublement de l'école mixte existante.

Le 1er Août 1900 , construction d'un gué sur l'Oued Ras-el-Oued, afin de faciliter l'accès à certaines fermes, d'un coût de 5.500 F

En 1902, Rapport de l' Administrateur des Rhiras : 1 800 ha sont semés en céréales - 28 ha en jardins et 10 en vignes.

Le Bétail comprend : 150 boeufs, 2 000 ovins, 130 chevaux et mulets.

Le matériel agricole se compose de : 75 charrues françaises et 120 autres matériels, 60 constructions ont été réalisées, ainsi que 4 moulins à farine.

Le centre a plutôt périclité, cela tient au mauvais choix des concessionnaires, à leur incapacité agricole, à la faible superficie de leur concession, à la situation, en cul-de-sac, du village sans commerces ni débouchés.

Les causes des départs sont l'insuffisance des ressources et la faiblesse de l'administration vis-à-vis des attributaires

4 Immigrants, 12 Algériens, 2 Indigènes sont venus s'ajouter aux anciens attributaires qui ne sont plus que 61.

En 1913 : Fixation d'une taxe sur la possession de chiens ; Mise en service du réseau téléphonique urbain.

Commune[modifier | modifier le code]

En 1922 le 12 avril, suivant décret du Ministre de l' Intérieur Maurice Maunory, Tocqueville devient Commune de plein exercice avec le rattachement du territoire des douars Ouled Abdel-Ouahad, Titest, Ouled-Teben, Ouled-Braham ainsi que les hameaux de Toumella et Bir-Hamoudi, distraits de la commune mixte des Rhiras.

En 1922, Le premier Maire est Mr Gassiot-Talabot. Inauguration du Monument aux morts de la Grande Guerre 1914-1918.

En 1959 le 5 mai, installation de la nouvelle municipalité, Monsieur Gassiot-Talabot est réélu Maire pour 12 votants sur 13

En 1937 : construction d'un hôpital

En 1940 le 22 mai, "La Tocquevilloise" coopérative de consommation S.A à Capital et personnel variable est créée. - et Enseignement professionnel : formation de Mécaniciens auto-ajusteurs - Forgerons et Maçons.

En 1947 Le centre minier de Bir-Hamoudi est rattaché à Tocqueville. Electrification de Tocqueville.

En 1958, elle faisait partie de l'ancien département de Sétif. Après l'indépendance, elle reprend le nom de Ras El Oued[11]. et sera annexée à la Wilaya de Bordj Bou Arreridj lors du dernier découpage administratif de 1984.

Démographie[modifier | modifier le code]

Ras El Oued est la deuxième commune la plus peuplée de la wilaya de Bordj Bou Arreridj après Bordj Bou Arreridj[12], selon le recensement général de la population et de l'habitat de 2008, la population de la commune d'Ras El Oued est évaluée à 51 482 habitants contre 14 834 en 1977 :

Évolution démographique
1977 1987 1998 2008
14 83425 76542 23351 482
(Source : recensement [13])

Économie[modifier | modifier le code]

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La ville de Ras El Oued (chef-lieu de Daïra) est axée principalement sur les services et le commerce, on ne recense aucune unité industrielle de plus d'une vingtaine d'employés.

L'artisanat occupe une place très importante dans l'économie de la ville: maçonnerie, peinture, décor et plâtrerie (staff et stuc). Ras El Oued est connue par ses nombreux ateliers d'artisans ferronniers, menuisiers bois, PVC et aluminium, mais surtout réputée pour ses ateliers de confection et fabrication de canapés & fauteuils.

Le principal employeur étant l'État en général et, en particulier, l'enseignement.

La ville présente une grande communauté vivant à l'étranger, particulièrement en France. D'où un nombre important de retraités vivant à Ras-el-oued contribuant de ce fait avec leurs rentrées certes modestes à l'économie de la cité.

Mais, la Daïra avec ses communes, hameaux et bourgades, occupe en effet la tête du classement à l'échelle de la wilaya dans pratiquement toutes les filières de l'agriculture et de l'élevage, selon des statistiques de la direction des services agricoles.

Des chiffres[14] qui indiquent, par exemple, que sur les 46 millions de litres de lait cru produits annuellement dans la wilaya, 55 % proviennent de la daïra de Ras El Oued qui possède un cheptel de vaches laitières de plus 9 000 têtes. Elle fournit annuellement, en plus, 11 000 quintaux de viandes blanches et environ 200 millions d'œufs. 40 % de la production céréalière de la wilaya : Les filières agricoles ne sont pas laissées pour compte par les fellahs de cette région qui laissent peu de leurs lopins de terre en friche, puisque plus de 22 000 hectares sur les 24 000 que compte toute la région sont exploités. C'est ainsi qu'ils arrivent à produire environ 40 % des 1,2 million de quintaux de céréales récoltés annuellement par la wilaya de Bordj Bou Arreridj et à occuper la première place en matière de fruits et légumes, la qualité de leur production potagère étant particulièrement appréciée.

La Daïra qui a transformé son isolement en atouts[15]:

La daïra de Ras El Oued, est l'une de ces rares régions du nord du pays à être demeurée complètement "indemne" de toute activité industrielle et entièrement vouée à l'agriculture et à l'élevage. L'absence de grandes sources de pollution industrielle favorise une très bonne qualité de l'air. L'air est pur.

Dans ce sens, des initiatives citoyennes ont vu le jour ces dernières années, notamment, l'utilisation du vélo comme moyen de déplacement en ville.

L'avenir de la région est à la production agricole biologique "bio" sans engrais chimiques, sans insecticides ni pesticides, la Daïra de Ras El Oued est bien placée pour occuper la première place dans la filière en faisant naître une industrie agroalimentaire saine.

Pollution et préoccupations:

Une zone industrielle ou d'activité agroalimentaire vient d'être désignée à environ 6 km au nord-est du chef-lieu de daïra sur une terre agricole et, à l'emplacement même d'un verger d'amandiers vieux de près de 40 ans, que les élèves des écoles primaires ont planté dans les années 70.

Une prise de conscience citoyenne quand à la protection des terres agricoles fertiles fait face ces derniers temps pour contester le bien-fondé du choix de l'emplacement de ce projet.

Des associations de protection de l'environnement et des mouvements citoyens de la société civile réclament des garanties sur l'impact des projets retenus dans la future zone sur l'environnement (pollution au niveau de l'air et du sol).

Vie quotidienne[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

l'E.P.H. Mohamed-Bennani, réalisé en 1980, répond aux besoins d’un bassin de plus de 300 000 habitants[16]. Il possède 240 lits[17].

Sport[modifier | modifier le code]

La ville de Ras El Oued dispose de deux équipes de football : le ROC (Ras-El-Oued Olympique Champion) et l'USR, une équipe de Handball ACR (El Abtal Club REO).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Entrée de Ras el Oued
  1. [PDF]Recensement 2008 de la population algérienne, wilaya de Bordj Bou Arreridj, sur le site de l'ONS.
  2. Que l'on trouve également orthographié Raz el Oued comme dans l'ouvrage de Léon Galibert : Histoire de l'Algérie ancienne et moderne
  3. Gsell Stéphane, Atlas archéologique de l'Algérie, Paris, , Partie Sétif feuille N°16 - page 21 - 350 p. (lire en ligne)
  4. Stéphane Gsell, Mélanges de l'école française de Rome, année 1895, P. 33-70 p. (lire en ligne), Satafis (Périgotville) et Thamalla (Tocqueville)
  5. Jacques GASCOU, Mélanges de l'école française de Rome - Antiquité, (lire en ligne), p. 393,395
  6. Jérôme Carcopino, Les "Castella" de la plaine de Sétif d'après une inscription latine récemment découverte, , p. 9,10,22,
  7. Stéphane Gsell, Mélanges de l'école française de Rome, année 1895, P. 33-70 p. (lire en ligne), Satafis (Périgotville) et Thamalla (Tocqueville)
  8. R. Rebuffat, Encyclopédie berbère 1993 12 | Capsa – Cheval Castellum R. Rebuffat (lire en ligne)
  9. a et b Larousse Français
  10. Larousse Français, p. Mechta: n.f , en Algérie et en Tunisie, hameau constitué d'un certain nombre de gourbis.
  11. Atlas de l'Algérie 1830-1960, Éditions Archives & Culture, , 80 p. (ISBN 978-2-35077-157-1, présentation en ligne)
  12. (en) the People's Democratic Republic of Algeria - Bordj Bou Arreridj(Geohive)
  13. (en) Population de Ras El Oued (World Gazetteer)
  14. Données et chiffres jusqu'au 2011.
  15. « Ras El Oued, la daïra qui a transformé son isolement en atout »
  16. [1]
  17. [2]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]