Cimetière parisien d'Ivry

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Cimetière parisien d'Ivry
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Tombes de soldats de la Première Guerre mondiale au cimetière d'Ivry-sur-Seine.
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Le cimetière parisien d'Ivry est un des cimetières parisiens extra muros, qui dépend de la Ville de Paris. Il est situé à moins de 500 mètres de Paris intra-muros, sur la commune limitrophe d'Ivry-sur-Seine, dans le département du Val-de-Marne. En tant qu'espace vert, ce cimetière est un refuge pour la faune et la flore sauvage. En outre, il affiche le label QualiPARIS[1].

Description[modifier | modifier le code]

Le cimetière est constitué de deux enclos distincts, séparés par la rue Paul-Andrieux.

  • Le premier, au nord, remonte à 1861 et couvre une superficie de 7,69 hectares. Sa partie ouest a été achetée en 1897, pour devenir le cimetière du Kremlin-Bicêtre.
  • le second, au sud, a été créé en 1874 et totalise 20,69 hectares de surface.

La nécropole compte 48 000 concessions, réparties en 47 divisions. 240 000 personnes ont été inhumées au cimetière d'Ivry de 1861 à 2007 et environ 1 000 inhumations y ont lieu chaque année.

L'espace vert[modifier | modifier le code]

Le cimetière compte près de 1 800 arbres, ce qui en fait un espace vert[2]. Il fait l'objet d'une gestion écologique.

Depuis 2015, le désherbage se fait mécaniquement, plus aucun produit chimique n'est utilisé[2]. Les murs du cimetière ont été végétalisés[2] et certaines allées engazonnées[2]. Des nichoirs ont été installés par les services de la ville de Paris ainsi que des abris pour les hérissons[2].

Biodiversité du cimetière : écureuil et perruche.

À fin 2016, l’épervier, le pivert, le renard, la chauve-souris, le hérisson ou la chouette hulotte[2] fréquentaient le cimetière. Des arbres fruitiers ont été plantés pour permettre le nourrissage des oiseaux et des abeilles[2].

Personnes inhumées[modifier | modifier le code]

Les exécutés de la Commune[modifier | modifier le code]

Le cimetière a accueilli en mai 1871 un nombre considérable d'exécutés sommaires, communards victimes de la répression versaillaise. Les estimations sont très variables : 650 selon Maxime Du Camp (farouche anticommunard), 5 000 selon Camille Pelletan, 15 000 selon Xavier Raspail. Cette dernière estimation en ferait, de loin, le cimetière qui aurait eu dans ses fosses communes le plus grand nombre de communards exécutés. Des fouilles permettraient peut-être d'avancer un nombre plus rigoureusement établi.

Résistants communistes[modifier | modifier le code]

Tombes de résistants.
Cénotaphe de Missak Manouchian et des morts de l'Affiche rouge.

Après guerre, le Parti communiste français (PCF) fait l'acquisition d'une concession importante, appelée le « carré des fusillés » (situé dans la 39e division), qui est l'équivalent d'un Panthéon pour le parti[3]. On y trouve :

Condamnés à mort non politiques[modifier | modifier le code]

De 1885 à 1972, les condamnés à mort guillotinés à la prison de la Santé ont été inhumés au cimetière d'Ivry, dans la division 27[4]. Parmi les 128[4] exécutés, on peut citer :

Ils étaient enterrés dans des tombes anonymes. À la fin des années 1990, les dépouilles ont été relevées sur ordre de l'administration[5]. Elles furent alors soit déposées dans un ossuaire soit récupérées par les familles et inhumées ailleurs[4]. Il ne reste aujourd'hui plus que la délimitation par des pavés du « carré des suppliciés »[4].

Personnalités diverses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « QualiPARIS, la qualité au quotidien », sur www.paris.fr (consulté le )
  2. a b c d e f et g Lucille Metout, « Ivry : le cimetière parisien regorge de vie sauvage », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  3. Jean-Pierre A. Bernard, « La liturgie funèbre des communistes (1924-1983) », Vingtième Siècle : Revue d'histoire, no 9,‎ , p. 43 (DOI 10.3406/xxs.1986.1446).
  4. a b c et d « Cimetière parisien d’Ivry : 128 guillotinés y sont entrés « la tête entre les jambes » », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  5. a et b « Tueur en série : le mystère de l'effrayant docteur Petiot », Atlantico,‎ (lire en ligne, consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]