Cimetière parisien d'Ivry

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Cimetière parisien d'Ivry
Cimetière d'Ivry (tombes) 3.jpg
Tombes de soldats de la Première Guerre mondiale au cimetière d'Ivry-sur-Seine.
Pays
Département
Commune
Adresse
44, avenue de Verdun 94200 Ivry-sur-SeineVoir et modifier les données sur Wikidata
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Le cimetière parisien d'Ivry est un des cimetières parisiens extra muros. Il est situé sur la commune limitrophe d'Ivry-sur-Seine, juste au sud-est de Paris, dans le département du Val-de-Marne.

Description[modifier | modifier le code]

Le cimetière est constitué de deux enclos distincts, séparés par la rue Paul-Andrieux. Le premier remonte à 1861 et couvre une superficie de 7,69 hectares ; le second a été créé en 1874 et totalise 20,69 hectares de surface.

La nécropole compte 48 000 concessions, réparties en 47 divisions. 240 000 personnes ont été inhumées au cimetière d'Ivry de 1861 à 2007 et environ 1 000 inhumations y ont lieu chaque année.

L'espace vert[modifier | modifier le code]

Le cimetière compte près de 1 800 arbres, ce qui en fait un espace vert[1]. Il fait l'objet d'une gestion écologique.

Depuis 2015, le désherbage se fait mécaniquement, plus aucun produit chimique n'est utilisé[1]. Les murs du cimetière ont été végétalisés[1] et certaines allées engazonnées[1]. Des nichoirs ont été installés par les services de la ville de Paris ainsi que des abris pour les hérissons[1].

À fin 2016, l’épervier, le pivert, le renard, la chauve-souris, le hérisson ou la chouette hulotte[1] fréquentaient le cimetière. Des arbres fruitiers ont été plantés pour permettre le nourrissage des oiseaux et des abeilles[1].

Personnes inhumées[modifier | modifier le code]

Les exécutés de la Commune[modifier | modifier le code]

Le cimetière a accueilli en mai 1871 un nombre considérable d'exécutés sommaires, communards victimes de la répression versaillaise. Les estimations sont très variables : 650 selon Maxime Du Camp (farouche anticommunard), 5 000 selon Camille Pelletan, 15 000 selon Xavier Raspail. Cette dernière estimation en ferait, de loin, le cimetière qui aurait eu dans ses fosses communes le plus grand nombre de communards exécutés. Des fouilles permettraient peut-être d'avancer un nombre plus rigoureusement établi.

Résistants communistes[modifier | modifier le code]

Tombes de résistants.

Après guerre, le Parti communiste français (PCF) fait l'acquisition d'une concession importante, appelée le « carré des fusillés » (situé dans la 39e division), qui est l'équivalent d'un Panthéon pour le parti[2]. On y trouve :

Condamnés à mort non politiques[modifier | modifier le code]

De 1885 à 1972, les condamnés à mort guillotinés à la prison de la Santé ont été inhumés au cimetière d'Ivry, dans la division 27[3]. Parmi les 128[3] exécutés, on peut citer :

Ils étaient enterrés dans des tombes anonymes. À la fin des années 1990, les dépouilles ont été relevées sur ordre de l'administration[4]. Elles furent alors soit déposées dans un ossuaire soit récupérées par les familles et inhumées ailleurs[3]. Il ne reste aujourd'hui plus que la délimitation par des pavés du « carré des suppliciés »[3].

Personnalités diverses[modifier | modifier le code]

  • L'ecclésiastique et occultiste Éliphas Lévi (1810-1875 ; fosse commune)
  • Le peintre Ferdinand Desnos (1901-1958)
  • Le chanteur Johnny Hess (1915-1983)
  • Le chroniqueur sportif Georges Briquet (1898-1968)
  • Le coureur cycliste Louis Caput (1921-1985)
  • Le dernier Poilu français Lazare Ponticelli (1897-2008)
  • Le physicien Sadi Carnot (1796-1832)? Plutot à l'un des cimetières communaux (ancien, rue Bernard Palissy ou nouveau,13 rue Gaston Monmousseau).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Lucille Metout, « Ivry : le cimetière parisien regorge de vie sauvage », Le Parisien,‎ (lire en ligne).
  2. Jean-Pierre A. Bernard, « La liturgie funèbre des communistes (1924-1983) », Vingtième Siècle : Revue d'histoire, no 9,‎ janvier-mars 1986, p. 43 (DOI 10.3406/xxs.1986.1446).
  3. a, b, c et d « Cimetière parisien d’Ivry : 128 guillotinés y sont entrés « la tête entre les jambes » », Le Parisien,‎ (lire en ligne).
  4. a et b « Tueur en série : le mystère de l'effrayant docteur Petiot », Atlantico,‎ (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]