Makoko de Mbé

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Le Makoko de Mbé est le roi des Téké, le chef du royaume Tio. Il porte le titre de Onko ou Ma-Onko (déformé en « makoko ») et est le chef de Mbé ainsi que de tous les Tékés. Son nom lui donne le pouvoir sur un territoire situé principalement au centre de ce qui est actuellement la République du Congo, une partie du Gabon et une partie de la République démocratique du Congo avant l’époque coloniale[1].

Pour certains, le roi des Tékés, Illoy Loubath Imumba Ier est celui par lequel la disgrâce advint lorsqu’il signa à Mbé (actuel département des Plateaux en République du Congo), le , un traité d’alliance entre le Congo et la France. Les termes de ladite alliance ne furent jamais totalement respectés par la France Illoy Ier avait plusieurs femmes, dans le village où il résidait. Deux descendances survivront à l’après Makoko, une division suivra la signature du traité. La plus grande partie de cette famille « Illoy Loubath » résida à Brazzaville et une autre partie, « Imumba », dans ce qui est l'actuelle République démocratique du Congo.

Pour d’autres, à l’exemple de Darrell Bates[2], le Makoko a été le souverain incontesté d’un royaume prospère et en paix dont le territoire s’étendait alors sur toute l’Afrique centrale. Avant la Conférence de Berlin, le pouvoir du Makoko s’étendait sur un espace allant du Nord au Sud de l'actuelle République du Congo ; il dépassait les limites du Gabon et de l’actuel République du Congo et s’étendait jusqu’en Angola. Pour Darrell Bates, comme pour beaucoup de Congolais, le roi Makoko ne s’est pas laissé abuser par Savorgnan de Brazza, il a signé un traité constructif destiné à être porteur de progrès pour l’ensemble du royaume du Congo[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]