Chogyal

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Chogyal
Image illustrative de l'article Chogyal
Sceau du Sikkim.

Image illustrative de l'article Chogyal
Chogyal Palden Thondup Namgyal

Création 1642 (premier roi du Sikkim)
Abrogation 16 mai 1975 (À la suite d'un référendum approuvant l'union avec l'Inde).
Premier titulaire Chogyal Phuntsog Namgyal
Dernier titulaire Chogyal Palden Thondup Namgyal
Résidence officielle Gangtok, Sikkim

Le Chogyal (tibétain : ཆོས་རྒྱལ, Wylie : chos rgyal) est le titre donné aux anciens monarques des royaumes du Sikkim et du Ladakh qui étaient gouvernés par des branches distinctes de la famille Namgyal. Le Chogyal ou roi divin, était le souverain absolu du Sikkim de 1642 à 1975, date à laquelle le Sikkim a été intégré comme 22e état à l'Inde, à la suite d'un référendum abrogeant la monarchie.

Bien que, Chogyal soit la traduction en hindi de « Dharma Raja », c'est-à-dire, « Roi religieux », c'est un titre qui était également conféré à des dirigeants temporels et religieux.

Au Bhoutan, le Chogyal sont également connu sous le nom Dharmarâja (signifiant roi Dharma ou Shabdrung). C'est un titre qui était également conféré à une certaine classe de dirigeants temporels et spirituels.

À ce titre, le Chogyal est la réincarnation reconnue (ou succession de réincarnations) de Shabdrung Ngawang Namgyal, fondateur du Bhoutan au XVIIe siècle. Une position d'une importance suprême, le Chogyal bhoutanais était au-dessus à la fois de la plus haute autorité monastique, le Je Khenpo, et la plus haute autorité temporelle, le Deb Raja ou Druk Desi.

Histoire[modifier | modifier le code]

Padmasambhava ou Guru Rinpoche, Sikkim.

De 1642 à 1975, Sikkim était gouverné par la monarchie Namgyal (également appelée monarchie Chogyal), fondée par le descendant de cinquième génération de Gourou Tashi, un prince de la Dynastie des Xia occidentaux (ou Minyak) qui vint au Sikkim depuis la région du Kham au Tibet[1]. Chogyal signifie 'gouverneur droit', et était le titre conféré aux rois bouddhistes du Sikkim pendant le règne de la monarchie Namgyal[2].

Le règne du Chogyal était prédit par le saint patron du Sikkim, Padmasambhava (ou Guru Rinpoche). Le saint du VIIIe siècle a prédit le gouvernorat des rois lorsqu'il arrivera dans le pays. En 1642, Chogyal Phuntsog Namgyal fut couronné comme premier gouverneur du Sikkim à Yuksom. Le couronnement du roi fut un grand événement, et il fut couronné par des lamas qui arrivèrent de trois directions différentes, le Nord, l'Ouest et le Sud.

Liste des Rois de Sikkim[modifier | modifier le code]

Rois de Sikkim de 1642 à 1975
# Nom Dates de naissance et de mort Règne Historique
1 Phuntsog Namgyal 1604 – 1670 1642 – 1670 Ascension du trône et consécration du premier Chogyal de Sikkim. Le couronnement se fait à la capitale à Yuksom.
2 Tensung Namgyal 1644 – 1700 1670 – 1700 La capitale est déplacé à Rabdentse.
3 Chakdor Namgyal 1686 – 1717 1700 – 1717 La demi-soeur Pendiongmu de Chakdor Namgyal essaye de le détrôner , il prend la fuite pour Lhassa, mais est rétabli comme roi avec l'aide du Tibet.
4 Gyurmed Namgyal 1707 – 1733 1717 – 1733 Lors de son règne, Sikkim est attaquer par le Royaume du Népal.
5 Phuntsog Namgyal II 1733 – 1780 1733 – 1780 Le Népal attaque la capitale Rabdentse de Sikkim.
6 Tenzing Namgyal 1769 – 1793 1780 – 1793 Tenzing Chogyal s'enfuit en exil au Tibet, et y meurt plus tard.
7 Tshudpud Namgyal 1785 – 1863 1793 – 1863 Le roi déplacé la capitale de Rabdentse à Tumlong. En 1817 Sikkim et l'Inde britannique ont signé le traité de Titalia dans lequel les territoires perdus au Népal ont été appropriés à Sikkim. Darjeeling fut donné aux Indes britanniques en 1835. Deux Britanniques, le Dr Arthur Campbell et le Dr Joseph Dalton Hooker furent capturés par les Sikkimiens en 1849. Les hostilités entre l'Inde britannique et le Sikkim continuèrent et conduisirent à un traité signé dans lequel Darjeeling fut cédé au Raj britannique.
8 Sidkeong Namgyal 1819 – 1874 1863 – 1874 Sa mère était la seconde épouse de son père, est la sœur du Panchen-lama.
9 1860 – 1914 1874 – 1914 Claude White est nommé comme premier officier politique de Sikkim en 1889. La capitale passe de Tumlong à Gangtok en 1894.
10 1879 – 11 Février 1914 1914 Sidkeong Tulku Namgyal à le plus court règne de Sikkim, il a régné du 10 février 1914 au 5 décembre 1914. Il décède étrangement d'insuffisance cardiaque à l'âge de 35 ans.
11 26 Octobre 1893 – 2 Décembre 1963 5 Décembre 1914 – 2 Décembre 1963 En 1950, l'Inde et le Sikkim signe un traité donnant la suzeraineté sur Sikkim à l'Inde.
12 23 mai 1923 – 29 janvier 1982 2 Décembre 1963 – 10 Avril 1975 Palden Thondup Namgyal est le dernier roi de Sikkim. Il reçoit le 14e dalaï-lama Tenzin Gyatso lorsqu'il se rendit en Inde à l'occasion du 2500e anniversaire de la naissance du bouddha Siddhartha Gautama, de novembre 1956 à février 1957. En 1975, à la suite d'un référendum, Sikkim est devenu un état de l'Inde est la monarchie est abolie. Palden Thondup Namgyal est opposé au référendum et à l'annexion à l'Inde.

Prétendant au trône :

Prétendant au trône de Sikkim de 1982 à aujourd'hui
# Nom Dates de naissance et de mort Règne Historique
0 Tenzing Kunzang Jigme Namgyal[3] 14 mars 1952 – 11 mars 1978 1975 – 11 mars 1978 Il est le premier fils de Palden Thondup Namgyal est de sa première femme Samyo Kushoe Sangideki. Il décède dans un accident de voiture à Gangtok, capitale de Sikkim.
1 Wangchuk Namgyal[4] 1 Avril 1953 – 29 Janvier 1982 – Il est le deuxième fils de Palden Thondup Namgyal, issue du second mariage de son père est de l’auteure américaine Hope Cooke. Il devient l'héritier après la mort de son frère aîné le 11 mars 1978 et succède à son père comme chef de la maison royale de Sikkim, le 19 février 1982. Il est sacré formellement comme roi à la chapelle royale, du monastère de Tsuk-La-Khang à Gangtok, le 29 Janvier 1982.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Measuroo.com States and Territories of India series. Online: [1] (accessed: May 14, 2008)
  2. Buyers, Christopher (2002). The Namgyal Dynasty: Brief History. Online" The Royal Ark (accédé: 14 mai 2008)
  3. www.nytimes.com
  4. www.royalark.net