Liste de Mâ Loango

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Le Ma-Loango, son Premier ministre, sa garde d’honneur et un Français (vers 1900).

Le Mâ Loango (ou Ma-Loango) est le monarque du royaume de Loango. Par sa réputation de clairvoyance et de prestige, il joue aussi un rôle social dont la fonction première est de maintenir la sécurité et la prospérité du royaume.

Le roi de Loango exerçait une suzeraineté sur les autres chefs qui lui offraient un tribut de quelques jeunes femmes lors de son intronisation. Ces souverains étaient assistés de quelques potentats influents[1]:

  • le Mambouc, ou prince héritier;
  • le Mafouk, qui commandait le lieu où se pratiquait la traite;
  • le Macaye, ou capitaine-mor ( le mot portugais mor signifie grand, principal );
  • le Mamboma, premier ministre ;
  • le Maquimbe, capitaine de port ;
  • le Monibanze, trésorier du roi ;
  • le Manimbèle, messager des chefs ;
  • le Mangofo, ministre des affaires étrangères ;
  • le gouverneur, chef de village.

On dispose de très peu d'information sur les monarques de Loango. En effet, étant d'essence divine, et selon la tradition, il est formellement interdit au roi de se montrer en public. C'est la raison pour laquelle les portraits des anciens souverains sont rares[2].

Le titre de « Ngangue Mvumba », que portent les souverains signifie " le devin qui couve" ; en comparaison à l’oiseau couvant précautionneusement ses œufs ; il est celui dont la puissance et la sollicitude s’étendent au loin et recouvrent tout le royaume. Le mot Ngangue signifie aussi adresse, intelligence.

Parmi tous ces rois, nombreux d'entre eux n'ont jamais atteint le niveau final de l'initiation sacrale, qui est le degré supérieur du Maloango après être monté sur le trône du Royaume de Loango.

Au XIVe siècle[modifier | modifier le code]

  • Fondation du royaume Vili de Loango, à la fin du XIVe siècle, par les Buvandji, guerriers et forgerons. Ils arrivent sur Loango, en provenance de Mbanza-Kongo, accompagnés des clans Vilis (les 27 clans primordiaux de Loango). Les neuf rois de cette dynastie résident à Loandjili qui serait également le lieu de leur sépultures.

Au XVe siècle[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle[modifier | modifier le code]

  • Moe Mouéne Bouatou, il régna entre la fin du XVIe et le début du XVIIe siècle. Il a atteint le degré suprême de Maloango; législateur légendaire du Royaume Kongo à Mbanza - Kongo et fut un membre de la lignée royale N'Kata.

Au XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

  • Djimbi, Njimbe ou Gimbe (circa 1600 - 1660)[3],[4],[5], fondateur de la seconde dynastie de Loango.
  • Tati li Konde
  • Bikulu
  • Makussu
  • Poati li Tchibanga[6]
  • Niambi
  • Mutati
  • N'Gangue M'Voumbe Bikulu

Au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

  • Première crise institutionnelle de Loango et longue régence (1766 - 1773) pendant laquelle le pouvoir réel central des Maloango est transféré vers les Fumu-si (chefs de terre). La nouvelle monarchie élective donne la part belle aux 27 clans primordiaux Nkongo de Loango.

C'est la fin de l'absolutisme royal de la dynastie des Buvandji, la première de Loango. Ils sont chassés du pouvoir à cause de leur autoritarisme et de leurs exactions sur les populations. Il s'ensuit l'établissement de la quatrième dynastie basée sur une théocratie féodale, règne de la fin du xve siècle au début du xvie siècle.

  • Moe Poaty Ier, en s'imposant suite à une monarchie élective, régna de 1773 à 1787 sous le nom de Kamangou Kama Mbou au milieu du XVIIe siècle. Il a atteint le degré de suprême et fut un membre de la lignée royale Kondi.
  • N'Gangue M'Voumbe Makosso « Tuti Li M'Voula » qui signifie "nuée de pluie". Il fut un membre de la lignée royale N'Kata.

Après un interrègne de 7 ans, il monte sur le trône en 1773. Louis de Granpré (1761 - 1846), officier de marine français, assista aux funérailles d'un roi de Loango en 1787. Ce souverain aurait donc régné de 1773 à 1787.

  • Moe Tati Makosso Masonga (1787 - ?)
  • Loemba Makosso ma Nombo
  • Makosso Mpuati (Makosso Matukila li Kondi)
  • Poati I Niambi Moe Nombo
  • Poati II Makosso
  • Makosso II Nombo qui régna sous le nom de Loemba Kambeninsiko
  • Makosso III qui régna sous le nom de Luemba Mawalla
  • Deuxième crise institutionnelle de Loango: Scission de la dynastie régnante en deux clans rivaux: les Nkondi et les NKata.
  • N'Gouli N'Kama Loembe. Il fut un membre de la lignée royale N'Kata.
  • N'Gangue M'Voumbe Niambi. Il fut un membre de la lignée royal Kondi.

Au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

  • N'Gangue M'Voumbe Makosso Ma N'Sangou régna de 1840 à 1879. Il fut un membre de la lignée royale N'Kata
  • N'Gangue M'Voumbe Mpwati Umbuni
  • Yamba Mouissa
  • Poati Untomba
  • Makosso Matukula
  • Nombo (? - 1874)
  • Ntatu (1874 - 1882/1883)
  • Moe Makosso Tchinkosso (1882/1883 - ?). Tchikusu ou Tchinkosso signifie "truand". Le 12 mars 1883, il signe avec le lieutenant de vaisseau Robert Cordier, un traité de souveraineté, de commerce et de cession du territoire, en présence des négociants portugais Manuel Saboga et français Ferdinand Pichot[8].
  • Moe Pratt, destitué pour avoir tué sa propre fille, qui refusait de cohabiter avec lui. Son règne fut bref 1885. Il a atteint le degré suprême de Maloango et fut un membre de la lignée royale N'Kata.
  • N'Gangue M'Vumbe Loembe Lu N'Kambissi, régna sous le nom de M'Vuduku Saala (1898 - 1900). M'Vuduku était le nom de sa mère. Il fut un membre de la lignée royale N'Kata.

Au XXe siècle[modifier | modifier le code]

  • Moe Loembe Lu N'Gombi « Tchitapuka Ku N'Gabu ». Il fut un membre de la lignée royale Kondi.
  • Moe Loembe « Nkasu Manthatta » dit "Like Ma Ntate". Il a atteint le degré suprême de Maloango et fut un membre de la lignée royale N'Kata.
  • Moe Poaty II, encore appelé Moe "Kata Matou" en raison de son éloquence. Son autre nom est N'Gangue M'Voumbe Tchiboukili. Il monta sur le trône en 1923 et fut destitué en 1926 par l'administration coloniale pour avoir rétabli le poison de l'épreuve (n'kasa ou ordalie). Il a atteint le degré suprême de Maloango et fut un membre de la lignée royale N'Kata.
  • Moe Poaty III, N'Gangue M'Voumbe Oussangueme, qui régna de 1931 à 1975. Il a atteint le degré suprême de Maloango et fut un membre de la lignée royale Kondi.
  • Moe Taty Ier, qui régna de 2000 au 11 août 2007 sous le nom de Moe Mayilu. Il fut un membre de la lignée royale Kondi.
  • Moe Makosso IV, intronisé en 2009, est l'actuel roi du Royaume de Loango. Il est membre de la lignée royale Kondi[9].

Liste des monarques et princes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. D. Rinchon, Le trafic négrier. L 'organisation commerciale de la Traite des Noirs, t. 1, Bruxelles, , p. 89
  2. « Site Officiel du Royaume Loango - Mâloango Moe Poaty III », sur www.royaumeloango.org (consulté le 4 septembre 2018)
  3. (en) Andrew Battel (La modernisation de ce document a été proposée à l'éditeur par R.E. Dennett, un commerçant anglais ayant vécu dans le Golfe de Guinée.), The Strange Adventure of Andrew Battell of Leigh, Oxford, E.G. Ravenstein, , p. 44 (Gembe) - 45 (Gymbe)
  4. (nl) Olfert Dapper (Une version ultérieure traduite par John Ogilby, Africa, est disponible (London, 1670) p. 491), Naukeurige Beschrijvinge der Africa Gewesten, Amsterdam, , p. 518
  5. (en) R. E. Dennett, At the Back of the Black Man's Mind, Londres, Macmillan, , p. 5-6
  6. (en) Phyllis Martin, The External Trade of the Loango Coast : A through examination of Vili trade and trading practices of the period before 1870, p. 175-176
  7. Liévin-Bonaventure Proyart, Histoire de Loango, Kakongo, et autres royaumes d'Afrique : rédigée d'après les mémoires des préfets apostoliques de la Mission françoise, Lyon, C. P. Berton & N. Crapart - Bruyset-Ponthus, , p. 30
  8. J. Maurin, Monique Eme et Françoise Reynier, Ministère des colonies, Traités 1687-1911 FR ANOM 40 COL 1-987, Aix-en-Provence, ANOM - Archives nationales d'Outre-Mer, , 127 p., p. 3; 19-25
  9. « Royaume Loango (Département du Kouilou). Le nouveau roi, Moe Makosso IV a été investi à Diosso », sur www.starducongo.com,

Liens externes[modifier | modifier le code]