Louis Kreitmann (général)

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Louis Kreitmann
Cap Louis Kreitmann 08596.jpg
Fonction
Conseiller étranger
Biographie
Naissance
Décès
(à 63 ans)
Publier, Drapeau de la France France
Nationalité
Formation
Activité
MilitaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Autres informations
Grade militaire
Général de brigade (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Commandement
Distinction

Louis Kreitmann, né le à Strasbourg et mort le à Publier est un général français, père de l'ingénieur des Eaux et Forêts Louis Kreitmann (1884-1939). Il participa à la mission militaire française au Japon entre 1875 et 1878. Commandeur de la Légion d'honneur et capitaine de génie durant de nombreuses années, il sera ensuite général et commandera l'École polytechnique (dont il sortit diplômé en 1872) entre 1908 et 1911[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Fils de Jean-Louis Kreitmann (1824-1886), fabricant de papier peint, juge au tribunal de commerce[2], et de Adèle Klotz (1833-1909), Louis Kreitmann sort de l'École polytechnique en 1872 ainsi que de l'École d'application de l'artillerie et du génie en 1874. Il est ensuite envoyé au Japon le comme instructeur à l'École des cadres de l'armée japonaise, où il est nommé capitaine le .

De retour en France en 1878, il est affecté au 3e régiment du génie, à Lille le , puis à Nancy le . Il est ensuite aide de camp du général Coste à Marseille à partir du , puis le , il est nommé à Paris au 3e bureau de l'état-major du ministre de la Guerre. Louis Kreitmann est ensuite envoyé au Tonkin le , comme adjoint au commandant du génie du corps expéditionnaire, et revient en France le où il devient adjoint au commandant de l'École du génie à Grenoble dès le .

Quelques années plus tard, Louis Kreitmann devient chef du génie à Lyon le et chef de bataillon le . À partir du , il est commandant du 7e bataillon du 4e régiment du génie à Besançon où il est également nommé chef du génie le . C'est le qu'il devient lieutenant-colonel et entre en service au 1er régiment du génie à Versailles entre le et le . Puis à partir du , Louis Kreitmann devient directeur du génie à Nice puis commandant en second de l'École d'application de l'artillerie et du génie à Fontainebleau le . Il devient colonel le puis commandant de l'École polytechnique à partir du jusqu'au , date à laquelle il devient membre du comité du génie. Entretemps, il est nommé général de brigade le . C'est à partir du qu'il commande le génie de la vingtième région militaire de Nancy. Le , il est placé sur sa demande par anticipation pour convenances personnelles dans la section de réserve.

Le , Louis Kreitmann devient commandeur de la Légion d'honneur. Il fut aussi chevalier de l'ordre du Soleil levant du Japon (5e classe le , 4e classe le ), officier d'Académie le , chevalier de l'Ordre du Dragon d'Annam le , officier de l'ordre royal du Cambodge le , commandeur de l'ordre de l'Épée de Suède et de Norvège le . Louis Kreitmann obtint également la décoration de 2e classe de l'ordre de Saint-Stanislas de Russie le et la décoration de 3e classe de l'ordre du Mérite militaire d'Espagne le . Il fut aussi décoré des titres d'officier de l'Instruction publique le et de commandeur de l'ordre de Léopold de Belgique le [3].

Mariage[modifier | modifier le code]

Il épousa en 1879 Kate Blanc (1853-1930)[4]. Ils auront trois enfants ; leur fils Louis Kreitmann (1884-1939) deviendra inspecteur principal des Eaux et Forêts à Thonon-les-Bains[5].

Musée historique de Strasbourg[modifier | modifier le code]

C'est en 1992 qu'une cérémonie sera organisée au musée historique de Strasbourg pour y déposer, à la demande de M. Kieffer, une vingtaine de pièces d'habillement, de la grande tenue à la petite tenue de général, avec son tricorne dans sa boite, ses vareuses, ses gants blancs, ses pantalons noirs à rayures rouges, et plusieurs vestes à très belles passementeries sur les manches.

Lorsqu'en 1885 Louis Kreitmann sert au Tonkin dans le nord Viet Nam alors protectorat français, il se lie d'amitié avec Joffre, alors capitaine. Il se liera aussi d'amitié avec le colonel Galliéni. C'est d'ailleurs le général Joffre qui sera pendant trois ans le correspondant de son fils Louis Kreitmann (1884-1939), lorsque ce dernier sera reçu à l'Institut agronomique de Paris. Parmi les objets du général Kreitmann triés pour le musée historique de Strasbourg, se trouvait un portrait du Maréchal Joffre offert par lui-même le à Louis Kreitmann, alors colonel et portant la dédicace « À mon cher Kreitmann, témoignage d'une sincère et fidèle amitié ». Ce portrait lui fut offert à l'occasion de la naissance de son premier petit-fils. Le maréchal Joffre sera également témoin au mariage de l'une des petites-filles du général Louis Kreitmann, le à Publier.

Par ailleurs, de nombreux ouvrages, japonais et français reprennent la collection de photos prises par Louis Kreitmann lors de sa mission au Japon, photos qui font parfois l'objet d'expositions notamment au musée national de Kyoto au Japon.

Dans la même famille[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Couverture du journal suisse Genève mondain, troisième année, no 169 du dimanche 27 novembre 1910
  2. Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, Portrait, Kreitmann (Jean-Louis)
  3. Voir archives historiques de l'armée, IIIe série, dossier 1208
  4. P. Kreitmann et al., Deux ans au Japon (1976-1978). Journal et correspondance de Louis Kreitmann, officier du génie (Paris, 2015), p. 577.
  5. La Présence française au Japon : du XVIe siècle à nos jours par Jean-Marie Thiébaud (page 301, voir Google Books)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Fiévé et Sekiko Matsuzaki-Petitmengin (dir.), Collection Kreitmann. L’aube du Japon moderne, vue par un officier français au cours des années 1876-1878. Institut des Hautes Études Japonaises / Équipe Civilisation japonaise du CNRS / Nihon toshokan kyôkai, Tôkyô, I.R.D. shuppansha, 2005, 298 pages + 269 photos (édition bilingue français et japonais).
  • Alphonse Halter et Pierre Kreitmann, « Louis Kreitmann », in Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 22, p. 2107.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]