Ordre de Saint-Stanislas (Russie impériale)

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Ne doit pas être confondu avec Ordre de Saint-Stanislas.
Ordre de Saint-Stanislas
(ru) Орден Святого Станислава
Illustration.
Grande croix de l’ordre impérial russe de Saint-Stanislas (1860)
Conditions
Décerné par Russie impériale
Type Ordre honorifique à 3 classes (4 jusqu’en 1839)
Décerné pour Mérites civils et militaires
Détails
Statut Ordre disparu
Devise Premiando incitat
Statistiques
Création 1765 (1831 dans l’empire russe)
Dernière attribution 1917
Ordre de préséance
Illustration.
Ruban de l’ordre

L’ordre de Saint-Stanislas (en polonais : Order Świętego Stanisława Biskupa Męczennika et en russe : Орден Святого Станислава) est un ordre honorifique polonais, puis russe, créé en 1765 par le roi Stanislas Auguste Poniatowski et disparu avec la chute de Nicolas II de Russie, en 1917. Toutefois, le gouvernement provisoire russe a également décerné cet ordre, dans une version légèrement modifiée.

C'est aujourd'hui un ordre dynastique de la maison Romanov.

Ordre polonais[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ordre de Saint-Stanislas.

L’ordre est créé le 7 mai 1765 par le roi Stanislas Auguste Poniatowski et entre dans le giron russe en 1815.

Ordre impérial russe[modifier | modifier le code]

L’ordre est conservé par le tsar Alexandre Ier après l’annexion de la Pologne, puis réorganisé et devient officiellement, en 1831, un ordre impérial et royal russe sous le règne de Nicolas Ier à la suite de l’Insurrection de Novembre.

En 1832 les insignes de l’ordre sont modifiés, la représentation de Saint Stanislas est remplacée par le monogramme « SS », les aigles polonaises laissent leur place aux aigles bicéphales russes. La direction de l’ordre est transférée de Varsovie à Saint-Pétersbourg. Nicolas Ier approuve un nouveau statut de l’ordre en 1839 le ramenant à trois classes.

De 1845 à 1855 l’ordre, conférant la noblesse héréditaire, n’est plus décerné dans les 2e et 3e classe (leur grande diffusion ayant entraîné une forte augmentation du nombre de nobles). À partir de 1855 toutes les classes sont de nouveau décernées mais seule la 1re confère la noblesse héréditaire.

L’ordre est aboli en 1917 après la prise de pouvoir par les bolchéviques.

Destination[modifier | modifier le code]

Depuis un ukase de 1839, l’ordre est destiné à gratifier des personnes ayant rendu des services exceptionnels pour la prospérité impériale et, dans certains cas, pour récompenser des officiers.

Décerné pour récompenser les mérites personnels tant civils que militaires, il occupait la sixième place dans la hiérarchie des ordres russes et a été très largement attribué.

Cet Ordre venait après l’ordre de Sainte-Anne. De nombreux ingénieurs et techniciens français l’ont reçu à l’issue de missions d'assistance scientifique et technique effectuées en Russie.

Classes et insignes[modifier | modifier le code]

À partir de 1839 l’ordre de Saint-Stanislas comportait trois classes : la première classe représentée par un grand cordon avec une croix de 60 mm et une plaque d’argent à huit grands rayons, la seconde classe identique avec une croix de 45 mm, la troisième classe avec une croix de 37 mm.

  • Chevalier de première classe
  • Chevalier de deuxième classe
  • Chevalier de troisième classe

Personnalités distinguées par l’ordre[modifier | modifier le code]

  • Catégorie:Récipiendaire de l'ordre de Saint-Stanislas (russe)
  • Frédéric Kuhlmann (1803-1881), chimiste, chercheur universitaire et industriel français
  • Alfred Loreau (1843-1922), industriel et homme politique français, nommé commandeur en 1898
  • Antoine Brignole-Sale : (1786-1863), aristocrate génois, petit-fils de doge, marquis de Groppoli en Toscane, comte de l'empire, maître des requêtes de l'empereur Napoléon Ier, préfet de Montenotte, geôlier du pape Pie VII à Savone, ministre de la république de Gênes au Congrès de Vienne, certainement un des plus grands sinon le plus grand des ambassadeurs du Royaume de Sardaigne. Grande figure de la Monarchie de Juillet à Paris, intime de Louis-Philippe Ier et de sa famille, Antoine Brignole-Sale fut apprécié des plus grands. Le tsar Nicolas Ier de Russie l'avait surnommé : « le grand ambassadeur du petit roi ». Il est le père de Maria Brignole Sale De Ferrari, duchesse de Galliera[1].
  • Aimé Constantin : (1831-1900) 2e degré en 1868 puis Commandeur en 1872, érudit, philologue, écrivain français, précepteur de la grande duchesse Olga (future reine de Grèce) et des grands ducs Constantin, Dmitri et Viatcheslav Constantinovitch, cousins de l'empereur Alexandre II de Russie
  • Gaston Raoul Grandclément (1866-1942), Commandeur.
  • Colonel Eric d'Alançon (1874-1917) a reçu la croix de l'ordre de Saint-Stanislas.
  • Émile Bertin (1840-1924), élevé à la dignité de grand-croix de l’ordre de Saint-Stanislas de Russie, ingénieur général de 1re classe du Génie maritime, savant de renommée universelle.
  • Jean Antoine Léon Bassot (1841-1917) élevé à la dignité de grand-croix de l’ordre de Saint-Stanislas de Russie, militaire, astronome, géographe, membre de l’Institut, commandeur de la Légion d’honneur, vice-président du bureau des longitudes et de la société de géographie.
  • Giuseppe Verdi (1813-1901) a reçu la croix de l'ordre de Saint-Stanislas. Compositeur italien d'opéras, politicien (député et sénateur), par ses opéras il participa à l'unification italienne.
  • Henri Savatier (1855-1952) Commandeur. Avocat, directeur de l'Action Catholique (catholicisme social), chef de bataillon de territoriale.
  • Félix-Louis Peyssard (de Passorio) (1802-1868), Régisseur du théâtre de Saint-Pétersbourg, décoré à la suite du Tsar Alexandre II, Commandeur de l’ordre de Saint-Stanislas de Russie.
  • Charles Azan ( conseiller municipal de la ville de Toulon, organisateur des fêtes Franco Russes ) chevalier de l' ordre de St Stanislas 3° classe en 1894 par Oukase .
  • Eugène Roland-Gosselin, agent de change à Paris, commandeur de l'ordre de Saint Stanislas.
  • Marcel François Goulette, lieutenant au 2e régiment du Génie en 1917.
  • Frank Worsley (1872-1943), militaire et explorateur néo-zélandais, décoré pour ses actions lors de l'intervention en Russie septentrionale contre les bolcheviks en 1919.

Liste et place des ordres de l’ancienne Russie impériale[modifier | modifier le code]

  1. Ordre du Grand Prieuré Russe (de Malte), fondé en 1048
  2. Ordre impérial de Saint-André, premier des apôtres, fondé en 1698 par le tsar Pierre I
  3. Ordre impérial de Saint-Vladimir, prince et égal aux apôtres, fondé en 1782 par l'impératrice Catherine II
  4. Ordre impérial de Saint-Alexandre Nevski, Prince orthodoxe, fondé en 1722 par l’empereur Pierre Ier
  5. Ordre impérial et royal de l’Aigle blanc, fondé en 1325 par le roi Ladislas Ier de Pologne
  6. Ordre impérial de Sainte-Anne, fondé en 1735 par le Duc Charles-Frédéric de Holstein-Gottorp
  7. Ordre de Saint-Stanislas impérial et royal, fondé en 1765 par le roi Stanislas II de Pologne
  8. Ordre impérial et militaire de Saint-Georges, martyr et victorieux, fondé en 1769 par l'impératrice Catherine II
  9. Ordre impérial de Sainte-Catherine, la Grande Martyre – Ordre de la Libération (délivrance) (Femmes), fondé en 1714 par le tsar Pierre Ier

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]