James Summers

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James Summers
Naissance
Drapeau du Royaume-Uni Richfield, Royaume-Uni
Décès
Drapeau du Japon Tokyo, Japon
Nationalité Drapeau du Royaume-Uni Britannique
Profession
Enseignant, conseiller étranger au Japon
Formation
autodidacte

James Summers, né le à Richfield dans le Kent et décédé d'une hémorragie cérébrale à l'âge de 62 ans le à Tokyo, est un spécialiste britannique de littérature anglaise qui fut conseiller étranger au Japon pendant l'ère Meiji. Il fut chargé d'établir un cursus d'étude de la langue anglaise à la Kaisei Gakuin (l'ancêtre de l'université impériale de Tokyo) en 1873.

Biographie[modifier | modifier le code]

James A. Summers est né en 1828 à Richfield dans le Kent. Son père était un sculpteur aux moyens limités et ne pouvait pas lui offrir autre chose que l'école primaire. Summers étudia les langues étrangères et la littérature classique en autodidacte. Il obtint un poste d'enseignant au St. Paul's College de Hong Kong en 1848 avec l'espoir de devenir diplomate dans l'avenir. Son séjour à Hong Kong fut mouvementé – il fut arrêté par les autorités portugaises à Macao en 1849 pour avoir refusé d'enlever son chapeau pendant une procession religieuse (catholique). Les Portugais n'acceptèrent de le libérer qu'après que les Britanniques ne les eurent menacés d'une action militaire. Summers fut forcé de démissionner de son travail et retourna en Angleterre en 1851.

En 1852, Summers devint professeur de chinois au King's College de Londres à l'université de Londres à l'âge de 25 ans malgré son absence de diplômes. En 1853, il réalisa son premier livre sur le chinois puis dans les années qui suivirent, il traduisit la Bible en dialecte de Shanghaï (en utilisant l'alphabet latin). Ses services et ses conférences étaient très demandés par les diplomates, missionnaires et marchands qui avaient l'intention de se rendre en Chine. L'un de ses étudiants fut Ernest Satow qui se rendit au Japon comme interprète au début de l'ère Meiji et devint le consul britannique de ce pays.

À partir de 1854, Summers commença à publier des essais sur la langue et la grammaire japonaise ainsi que des traductions de poésies japonaises et un extrait du Heike Monogatari dans des revues littéraires britanniques. On ignore comment Summers a pu apprendre le japonais mais certains de ses futurs étudiants (comme Minami Teisuke) étaient déjà en Grande-Bretagne depuis 1865.

En 1873, Summers publia le premier journal en japonais à l'extérieur du Japon, The Taisei Shinbun, à Londres. Le papier contenait des articles sur le château de Windsor, les chutes du Niagara, la mort de Napoléon, le palais de Versailles, des nouvelles générales sur la Grande-Bretagne et des annonces. Summers avait fait le journal à l'intention des étudiants japonais de Londres mais il ne se vendit pas très bien et la publication cessa très vite.

En 1872, lorsque la mission Iwakura arriva en Angleterre, Summers assista les visiteurs et se vit proposer un poste de professeur d'anglais à la toute nouvelle Kaisei Gakuin (qui deviendra l'université impériale de Tokyo) à Tokyo. Il partit de Southampton à la mi-été avec sa famille et arriva au Japon en octobre 1873.

Summers utilisa des œuvres de Shakespeare (notamment Hamlet et Henri VIII) et de John Milton pour enseigner. Parmi ses étudiants se trouvaient le futur premier ministre du Japon Takaaki Katō, le diplomate Tameyuki Amanō et l'artiste Okakura Kakuzō. En août 1876, après l'expiration de son contrat de trois ans, Summers devint professeur d'anglais à l'école anglaise de Niigata mais six mois plus tard, l'école ferma et il fut muté à celle d'Osaka. En juin 1880, Summers fut invité à devenir professeur de littérature anglaise au collège d'agriculture de Sapporo où l'un de ses étudiants fut Inazō Nitobe. En 1882, Summers retourna à Tokyo, éduqua des enfants d'étrangers et ouvrit une école privée en 1884.

En 1891, Summers décéda d'une hémorragie cérébrale à son domicile de Tokyo. Sa veuve Ellen et ses filles continuèrent à gérer l'école qu'il avait ouverte, enseignant l'anglais à l'écrivain Jun'ichirō Tanizaki avant de fermer en 1908. Summers est enterré au cimetière étranger de Yokohama.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • James Summers, A handbook of the Chinese language: Parts I and II, grammar and chrestomathy, prepared with a view to initiate the student of Chinese in the rudiments of this language, and to supply materials for his early studies, OXFORD, University Press, , 370 p. (lire en ligne)(Oxford University)

Références[modifier | modifier le code]

  • J.E. Hoare, Britain and Japan, Biographical Portraits, volume III, RoutledgeCurzon, (ISBN 1873410891)

Liens externes[modifier | modifier le code]