Fatiha Agag-Boudjahlat

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Fatiha Boudjahlat)
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Fatiha Agag-Boudjahlat
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Nationalité
Activités
Enseignante, militante politique, essayisteVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Parti politique
Membre de

Fatiha Agag-Boudjahlat, également connue comme Fatiha Boudjahlat, née le 29 décembre 1979 à Montbéliard[1], est une enseignante et essayiste française, cofondatrice avec Céline Pina du mouvement Viv(r)e la République.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fatiha Agag-Boudjahlat a grandi dans une famille de 8 enfants avec une mère agent d'entretien[2].

Elle est professeur d'histoire-géographie au collège Maurice Bécanne à Toulouse[3] et fut secrétaire nationale du Mouvement républicain et citoyen chargée des questions d'éducation[4],[5].

Cofondatrice avec Céline Pina du mouvement Viv(r)e la République, elle en démissionne en février 2018[6]. Elle est membre du cercle Condorcet.

Son essai Le Grand Détournement, paru aux éditions du Cerf en 2017, se vend à 10 000 exemplaires et arrive finaliste pour l'obtention du prix du livre politique 2018[7]. Le livre fait l'objet de nombreuses recensions et/ou critiques dans les médias[8],[9],[10],[11],[12]. Sur le plateau de François Busnel, au cours de l'émission La Grande Librairie, la philosophe Élisabeth Badinter salue la rigueur intellectuelle de l'ouvrage, son courage, et déclare « avoir reçu le livre dans l'estomac »[8].

En 2017, elle se présente aux élections législatives dans la quatrième circonscription de la Haute-Garonne mais ne remporte que 0,35 % des suffrages exprimés et est éliminée au premier tour[13],[14].

Prises de position et controverses[modifier | modifier le code]

Fatiha Boudjahlat se présente comme une militante féministe, anti-intégriste et antiraciste et se positionne :

Elle dénonce notamment l'incapacité des « néo-féministes » à s'opposer au patriarcat de la culture musulmane et donc à défendre les droits des femmes issues de l'immigration musulmane[9]. Caroline Fourest affirme que Fatiha Boudjahlat et Christine Le Doaré ont été déprogrammées d'une intervention à Nanterre sur le féminisme universaliste à cause de pressions émanant du conseil scientifique du congrès international des recherches féministes dans la francophonie[19].

Elle a, sur les réseaux sociaux, une vive altercation avec Rokhaya Diallo à la suite de laquelle celle-ci porte plainte pour incitation à la commission d'un crime, estimant qu'il y a « appel au viol ». L'avocat de Rokhaya Diallo a affirmé que cette plainte avait abouti à un rappel à la loi[20], mais Fatiha Boudjahlat dément, affirmant qu'elle avait été classée sans suite, et a porté plainte à son tour pour dénonciation calomnieuse[21],[22].

Personnalité controversée[23], elle est soutenue par Élisabeth Badinter[8],[24] et vivement critiquée par Pascal Boniface pour qui elle « n'a d'existence et de reconnaissance médiatiques que parce qu'elle évoque, de manière négative, les musulmans[25]. »

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Aurore Van Opstal, « On ne peut pas être féministe quand on se soumet au patriarcat arabo-musulman », sur mediapart.fr, .
  2. Corine Goldberger, « L'école m'a sauvée », sur marieclaire.fr, (consulté le 4 février 2019).
  3. a et b Propos recueillis par Benjamin Abba, « Fatiha Boudjahlat : “Le féminisme est universel ou il n'est pas” », La Dépêche,‎ (lire en ligne).
  4. « Dossier tabou : on livre des musulmans qui se sentent français aux mains des islamistes », RT en Français,‎ (lire en ligne).
  5. Jean-Paul Brighelli, « Brighelli - Profs agressés : "L'Éducation fait le choix des bourreaux" », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le 20 août 2018).
  6. « Démission de Fatiha Boudjahlat », sur vivrelarepublique.fr, (consulté le 4 février 2019).
  7. Vincy Thomas « Le Prix du Livre politique 2018 pour Laurence Debray », 9 avril 2018.
  8. a b et c « La grande librairie Épisode du jeudi 8 février 2018 », (consulté le 23 août 2018).
  9. a et b Alexandre Devecchio, « Fatiha Boudjahlat : “Les néo-féministes sont les idiotes utiles des indigénistes” », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  10. « Le livre de Fatiha Boudjahlat Le Grand Détournement. Féminisme, tolérance, racisme, culture », sur Mezetulle.fr, (consulté le 8 septembre 2018).
  11. « Le grand retournement, de Fatiha Agag-Boudjahlat : Détournement dangereux - Claude Rochet », (consulté le 8 septembre 2018).
  12. « Fatiha Boudjahlat : «Le féminisme est universel ou il n'est pas» », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne).
  13. Amélie Phillipson, « Le MRC présentera des candidats aux législatives », La Dépêche du Midi,‎ , p. 23.
  14. « Haute-Garonne - 4e circonscription Liste des candidats », sur assemblee-nationale.fr (consulté le 5 février 2019).
  15. a et b Fatiha Boudjahlat, « Monsieur Blanquer, agissez pour la laïcité ! », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  16. « Éducation : les conservateurs ont-ils gagné la bataille des idées ? » [audio], sur France Culture, .
  17. « Combats avec Fatiha Boudjahlat et Rebecca Amsellem », France Inter,‎ (lire en ligne).
  18. Bastien Lejeune, « Fatiha Boudjahlat : “La condescendance racialiste salit les joueurs et la victoire” », Valeurs actuelles,‎ (lire en ligne).
  19. Caroline Fourest, « L'université contre l'universalisme », Marianne,‎ (lire en ligne, consulté le 1er septembre 2018).
  20. « Fatiha Boudjahlat, elle se dévoile », sur Libération.fr, (consulté le 10 juillet 2019)
  21. « Une enseignante sanctionnée pour avoir appelé au viol de Rokhaya Diallo », Mizane info,‎ (lire en ligne, consulté le 23 septembre 2018).
  22. Hamidou Anne, « Il est plus qu’irresponsable de laisser Rokhaya Diallo être insultée chaque jour », sur Le Monde.fr, (consulté le 24 septembre 2018).
  23. Abel Mestre, « La “gauche républicaine” veut exister hors du PS », sur lemonde.fr, (consulté le 4 février 2019).
  24. Propos recueillis par Perrine Cherchève et Marie Huret, « Elisabeth Badinter : "En France, Dieu ne gouverne pas la cité" », Marianne,‎ (lire en ligne, consulté le 23 août 2018).
  25. Pascal Boniface, « Imam Chalghoumi : le contre-sens de Fatiha Boudjahlat », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 20 août 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]