Demis Roussos

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Demis Roussos
(el) Ντέμης Ρούσσος
Description de cette image, également commentée ci-après

Demis Roussos à Bakou en 2012, avec son traditionnel caftan.

Informations générales
Nom de naissance Artémios Ventoúris Roússos
Αρτέμιος Βεντούρης Ρούσσος
Naissance
Alexandrie (Drapeau de l'Égypte Égypte)
Décès (à 68 ans)
Athènes (Drapeau de la Grèce Grèce)
Activité principale Chanteur, bassiste
Genre musical Variété
Instruments basse, trompette
Années actives 1963-2015

Artémios Ventoúris Roússos (Αρτέμιος Βεντούρης Ρούσσος), dit Demis Roussos (en grec : Ντέμης Ρούσσος), est un musicien et chanteur grec, né le à Alexandrie en Égypte et mort le à Athènes[1].

Avant sa carrière solo, il était le chanteur et bassiste du groupe Aphrodite's Child. Demis Roussos a vendu près de soixante millions de disques à travers le monde au cours de sa carrière[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

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Jeunesse[modifier | modifier le code]

Le père de Demis Roussos, Geórgios, est ingénieur dans une compagnie de construction immobilière, et sa mère, Olga, une chanteuse. Ils naissent tous les deux en Égypte, mais sont respectivement d’origine grecque et italienne[2]. En effet, les grands-parents paternels et maternels de Demis étaient nés en Grèce et avaient rejoint l'Égypte dans les années 1920. Selon la coutume grecque, l'enfant reçoit le prénom de son grand-père paternel : Artémios (dont « Demis » est le diminutif)[3].

Le jeune Artémios vit au sein d’une communauté orthodoxe, dans une ville et dans un pays musulman. De ce fait, il est imprégné de musique grecque et arabe. Attiré par le chant, il fait partie du chœur de l’Église orthodoxe grecque d’Alexandrie : il y chante durant cinq années en tant que soliste et, parallèlement, il étudie le solfège et apprend à jouer de la guitare et de la trompette.

Son enfance se passe normalement jusqu'à ce que sa famille perde ses biens durant la crise du canal de Suez et décide finalement de quitter l’Égypte cinq ans plus tard pour s'installer dans sa patrie d'origine en 1961[4].

Débuts musicaux[modifier | modifier le code]

À leur retour en Grèce, Artémios doit travailler pour aider sa famille : il va à l'école le jour et le soir il joue de la trompette dans les clubs d'Athènes. N’ayant que la musique en tête, au grand désespoir de sa mère qui lui cherche la meilleure école d’Athènes, il forme en 1963, à l'âge de 17 ans, son premier groupe - The Idols - dans lequel il joue de la guitare et de la basse. Ce groupe se compose alors de Jo - son cousin -, de Natis Lalaitis, de Nikos Tsiloyan et d'Anthony. Un jour, Demis doit remplacer un court instant le chanteur du groupe : il interprète alors The House of the Rising Sun et un autre grand succès du moment When a Man Loves a Woman.

D’emblée, le public est conquis par sa voix. Envahi d’un grand besoin d’indépendance, il sent mûrir le besoin d’assurer sa propre vie. Aussi, groupes et clubs font partie désormais de son quotidien. La rencontre de Lucas Sideras et d'Argyris Koulouris l’amènera à jouer les succès internationaux du moment dans les boîtes et les clubs. Le grand tournant de cette vie musicale sera sa rencontre dans un bouge d’Athènes durant l’été 1966 avec Vangelis Papathanassiou, alors musicien dans un quintet de jazz. Au sein de son groupe, Demis chante de plus en plus, devenant souvent soliste. Quelques autres rencontres ont lieu avec Vangelis et Demis finit par décider de quitter The Idols[4].

Période Aphrodite's Child[modifier | modifier le code]

Ces jeunes musiciens, coupés de l’activité musicale internationale, entrevoient bien vite qu’une carrière intéressante ne peut se faire qu’en dehors de leur pays. Fin mars 1968, Demis Roussos et Lucas Sideras prennent le chemin pour Londres, Vangelis devant les rejoindre quelques jours plus tard. Le sort en décide autrement : arrivés à Douvres sans permis de travail, les douaniers anglais découvrent dans leurs bagages des photos, des bandes magnétiques et comprennent les intentions de ces jeunes musiciens. Les deux jeunes sont refoulés en France et retournent à Paris où ils sont bloqués par les événements politiques et sociaux de mai 68[4].

Voyant leurs maigres économies fondre jour après jour, ils se rendent alors chez Phonogram, où ils signent un contrat exclusif de six ans (sous le nom d'Aphrodite's child) et peuvent enregistrer le tube Rain and Tears, composé par Vangelis et dont les paroles sont écrites par Boris Bergman, alors un jeune auteur proposé au groupe par la maison de disques. L’enregistrement est achevé le jour qui précède la grève générale chez Phonogram/France. Quelques semaines plus tard, le disque est numéro un au hit-parade. Les propositions de concerts s'enchaînent.

Peu à peu, Vangelis cherche à sortir de la pop music, tandis que Demis Roussos veut voler de ses propres ailes. Après l'album 666, le groupe se sépare. Demis Roussos devient par la suite un chanteur international et Vangelis un compositeur d'avant-garde et de bandes sonores pour Hollywood à succès.

Carrière solo[modifier | modifier le code]

En juin 1971 paraît le premier 45 tours solo de Demis Roussos : We Shall Dance. Avec cette chanson, l'artiste grec est vainqueur du Festivalbar en Italie puis grimpe en tête du hit-parade en France.

Le premier album en solo de Demis Roussos est réalisé fin 1971, il a pour titre On The Greek Side Of My Mind et plus tard Fire And Ice mais avec une pochette différente. Ce disque est un mélange de folklore grec et de pop music à l’exemple de la chanson She Came Up From The North.

Le 45 tours No Way Out sorti dans les bacs en février 1972 passe inaperçu, mais My Reason devient le tube de l'été suivant. We Shall Dance et My Reason sont enregistrés en espagnol sous les titres de Bailaré, bailaras et Mi razón.

Demis Roussos en 1973.

1973 est pour Demis Roussos une année exceptionnelle, il enregistre un 45 tours, pour la première fois en langue française : Le Peintre des étoiles, la chanson du feuilleton Le Jeune Fabre qui passe à la télévision française.

En mars 1973 sort son second album Forever And Ever, considéré comme l'un de ses meilleurs : dix titres qui comprennent cinq tubes. Le chanteur grec reprend certains des titres de cet album en langue espagnole : Por siempre, hasta siempre (Forever and Ever), Mañanas de terciopelo (Velvet Mornings) et Adiós mi amor, adiós (Good-Bye My Love, Good-Bye), cette dernière chanson est aussi enregistrée en allemand, comme la chanson Mara qui est publiée également en langue allemande.

Quatre titres seront mis de côté et non enregistrés : Thousand Years From Wandering, la chanson-collage pop Ulysses, une reprise de I Want To Live (Aphrodite's Child) et lors des concerts Song Of Good-Byes, on peut entendre certains de ces titres inédits dans le DVD-CD Demis Roussos At The Royal Albert-Hall, 31 december 1974 (2010). À l'été 1973, paraît le 45 tours Good-Bye My Love, Good-Bye en version plus courte, avec en face B l'inédit Yellow Paper.

Pour le troisième 33 tours en 1974, My Only Fascination, Demis Roussos utilise les ingrédients qui lui ont fait connaître le succès, la musique grecque avec White Sails, la variété méditerranéenne : (Marlène), le hit Lovely Lady Of Arcadia et deux reprises, Smile (Chaplin) et Let It Be Me — Je t'appartiens — (Gilbert Bécaud), à l'automne suivant, sort un 45 tours With You avec When Forever Is Gone en face B.

En 1975, pour l'album Souvenirs, Demis Roussos enregistre une nouvelle version de Song Of Good-byes qui a pour titre Sing An Ode To Love.

Durant des années, Roussos doit lutter contre son obésité,Après l'échec malheureux de plusieurs régimes dissociés, il décide, en juin 1980, à 147 kg[5] de se prendre en main. Il perd 50 kilos en 10 mois et élabore sa propre méthode qu'il publie en 1986 dans Question de poids, co-écrit avec ami photographe Véronique Skawinska[6].

Demis Roussos en concert à Kiev en 2012.

En 1985, il croit sa dernière heure arrivée lorsque le vol 847 TWA qui l’amène en Italie avec sa troisième femme Pamela est détourné sur Beyrouth par des extrémistes chiites du Hezbollah[2].

À partir des années 1990 sa carrière marque le pas, d'autant qu'il commence à connaître des problèmes de santé, notamment de dos et de reins[7].

Le 11 mai 2009, l'album pop/rock de Demis, est sorti chez Discograph. L'album est entièrement composé par les artistes Picci et Almo.

Le 30 septembre 2013 à Athènes, il reçoit des mains de l'ambassadeur de France Jean Loup Kuhn-Delforge les insignes de chevalier de la Légion d'honneur[8],[9].

Demis Roussos a vendu près de soixante millions de disques à travers le monde au cours de sa carrière[2].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Attiré par le paranormal, il déclare en 1976 être la réincarnation d'Alexandre le Grand et dit en 1987 descendre des pharaons[10].

Avec sa première épouse française Monique, il a une fille, prénommée Emily, qui a été son manager pendant plusieurs années. Avec sa deuxième femme Dominique, il a en 1975 un fils, Cyril, DJ. Après avoir épousé Pamela, une Américaine, il vit les vingt-deux dernières années de sa vie avec sa quatrième épouse Marie, une professeure de yoga[11],[12].

Personnalité[modifier | modifier le code]

De forte corpulence, cheveux longs et barbe fournie, portant de longs caftans de couleurs vives, Demis Roussos cultive son look de pope décalé et ses influences musicales orientales[7], forgeant nombre de ses succès dans toutes les langues en jouant sur cet exotisme et sur des mélodies pour romance et déclaration d’amour[13].

Il est reconnaissable à son timbre chaud de ténor et sa puissance (ce qui lui vaut le surnom de « Pavarotti pop »)[12], aux trémolos en bout de note chantés par une voix de tête.

Décès[modifier | modifier le code]

Demis Roussos meurt le des suites d'un cancer de l'estomac, du pancréas et du foie, dans un hôpital privé d'Athènes, à l'âge de 68 ans[14],[15].

Il est inhumé le dans le premier cimetière d'Athènes, en présence de plusieurs centaines de personnes[16].

Discographie sélective[modifier | modifier le code]

Succès[modifier | modifier le code]

Les principaux succès de Demis Roussos au sein du groupe Aphrodite's Child :

Les principaux succès de Demis Roussos en solo[17] :

  • 1971 : We Shall Dance
  • 1972 : My Reason
  • 1973 : Forever and Ever
  • 1973 : My Friend The Wind
  • 1973 : Good-Bye My Love, Good-Bye
  • 1973 : Someday Somewhere
  • 1974 : My Only Fascination
  • 1974 : With You
  • 1975 : From Souvenirs to Souvenirs
  • 1977 : Mourir auprès de mon amour
  • 1977 : Ainsi Soit-Il
  • 1978 : Loin des yeux loin du cœur
  • 1979 : Chantez Enfants Du Monde
  • 1980 : I Need You
  • 1981 : La Course Infinie
  • 1982 : Au Nom De L'Amitié
  • 1983 : Follow Me
  • 1986 : Island Of Love
  • 1987 : Quand je t’aime
  • 1988 : Le Grec
  • 1988 : Time
  • 1989 : On écrit sur les murs

Albums[modifier | modifier le code]

Principaux albums de Demis Roussos après 1990 :

  • 1993 : Insight
  • 1995 : Immortel
  • 1996 : Serenade
  • 1997 : Mon île
  • 2000 : Auf meinen Wegen
  • 2009 : Demis

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Demis Roussos, mort du Dieu grec de la variété internationale », sur Le Point,‎ (consulté le 26 janvier 2015).
  2. a, b, c et d (en) « Greek singer Demis Roussos dies aged 68 », sur bbc.com,‎
  3. http://www.20minutes.fr/culture/1525719-20150126-cinq-choses-saviez-probablement-demis-roussos
  4. a, b et c Grégory Schneider, « Demis Roussos au panthéon du psychédélisme », sur liberation.fr,‎
  5. Gérard Apfeldorfer, Maigrir, c'est fou !, Odile Jacob,‎ 2000, p. 197
  6. Véronique Skawinska, Demis Roussos, Question de poids, Carrère,‎ 1986, 259 p.
  7. a et b « Demis Roussos, enfant d'Aphrodite devenu star planétaire, est mort », sur nouvelobs.com,‎
  8. « La mort de Demis Roussos, illustre voix de la Grèce », sur francetvinfo.fr,‎
  9. Demis Roussos, chevalier de la Légion d’honneur, communiqué de l'Ambassade de France en Grèce
  10. Confession Demis Roussos, entretien avec Thierry Ardisson dans l'émission Double Jeu, 10 octobre 1992, 3 min 12 s.
  11. Marie-France Chatrier, « La fille de Demis Roussos. "Mon père ignorait qu'il avait un cancer" », sur parismatch.com,‎ .
  12. a et b (en) « Demis Roussos obituary: pop’s portly Pavarotti », sur theaustralian.com.au,‎
  13. Sylvain Siclier, « Mort du musicien grec Demis Roussos », sur lemonde.fr,‎
  14. « Demis Roussos : Sa famille savait qu’il était condamné », Alice Coffin pour 20 minutes.fr - 27 janvier 2015.
  15. Jonathan Murciano, « Mort de Demis Roussos : sa famille ne lui a rien dit sur son cancer », sur lci.tf1.fr/,‎
  16. Obsèques de Demis Roussos, Téléstar.Fr.
  17. Succès de Demis Roussos, sur http://artisteschartsventes.blogspot.fr -consulté le 27 janvier 2015.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]