Harry Houdini

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Harry Houdini
HarryHoudini1899.jpg

Harry Houdini en 1899.

Naissance
Décès
Nom de naissance
Ehrich Weisz
Nationalité
Activité
Conjoint
Bess Houdini (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
signature de Harry Houdini

signature

Harry Houdini faisant disparaitre un éléphant (1918).
Houdini nageant dans les chutes du Niagara, dans une scène du film The Man from Beyond (1922)
Affiche du film The Master Mystery (1919).

Harry Houdini, de son vrai nom Ehrich Weisz, né le à Budapest, alors en Autriche-Hongrie - mort le à Détroit, aux États-Unis, est un illusionniste américain d'origine hongroise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Harry Houdini est né le à Budapest, en Autriche-Hongrie[1]. À partir de 1909 et d'un article autobiographique paru dans The Magician Annual, il prétend être né le 6 avril 1873 ou 1874 à Appleton dans le Wisconsin[2].

Le père d’Houdini est Mayer Samuel Weisz (1829-1892), un rabbin ; sa mère est Cecilia Steiner (1841-1913). Ehrich a 5 frères et une sœur, qui s'appellent respectivement Herman M. (1863-1885), Nathan J. Weisz (1870-1927), Gottfried William Weisz (1872-1925), Theodore Weisz (1876-1945), Leopold D. Weisz (1879-1962) et Gladys Carrie Weisz (1882-1915)[3].

Il émigre avec sa famille aux États-Unis le 3 juillet 1878, à l’âge de 4 ans, sur le SS Fresia avec sa mère, alors enceinte, et ses quatre frères, rejoignant Mayer Samuel Weisz qui s'y est installé deux ans auparavant[2].

La famille vit tout d’abord à Appleton dans le Wisconsin, où le père est rabbin de la Communauté juive réformée de Sion Le 6 juin 1882, le rabbin Weiss devient citoyen américain[4]. Après avoir perdu sa charge de rabbin, il s'installe à New York avec Ehrich en 1887. Ils vivent dans une pension de famille située sur East 79th Street. Le reste de la famille les rejoint lorsqu’il trouve un logement plus stable[5].

Enfant, Ehrich a plusieurs emplois (vendeur de cravates, messager et apprenti serrurier[6]) avant de devenir champion de cross country. Il fait ses premières apparitions publiques dès l’âge de 9 ans, en tant que trapéziste, se surnommant lui-même « Ehrich, le prince des airs ». Il devient magicien professionnel et commence à se faire appeler « Harry Houdini » car il admire le magicien français Jean-Eugène Robert-Houdin[7].

Carrière[modifier | modifier le code]

Houdini king of cards.jpg

Il commence sa carrière comme magicien dans les foires, accompagné de son frère Théodore, dont le nom d'artiste est Théo Hardeen.

En 1893, il rencontre sa femme Wilhelmina Béatrice Rahner (Bess Raymond) (1876-1943), qu'il surnomme Bessie. Elle rejoint le duo Houdini et ils se marient la même année.

Avant de devenir célèbre, il est le compagnon de tournée des Trois Keaton dans un « Medecine show ». Le troisième Keaton est Joseph Frank « Buster » Keaton. Il tient son nom d'artiste de Houdini lui-même : après une chute du jeune garçon, Houdini s'écria « That was a real buster » (qu'on pourrait traduire par « Ça, c'était une vraie bonne chute ! »). Le nom lui resta[8].

Harry Houdini acquiert une grande notoriété médiatique en 1898 lorsqu'il lance un défi à la police de Chicago, affirmant qu'il pourrait se libérer d'une cellule de leur prison en moins de 30 minutes. Il y parvient en trois minutes grâce à un passe-partout dissimulé dans son œsophage, technique qu'il avait apprise d'un avaleur de sabre rencontré sur les foires[6].

Ses meilleurs tours consistent à s'évader d'une malle remplie d'eau, fermée et enchaînée, ou d'un bidon en métal.

Au moment où naît le spiritisme, il cherche à démasquer les médiums en parcourant le pays, en exposant publiquement les trucs d'illusionnistes qu'ils utilisent. Il présente les résultats de ses enquêtes dans des ouvrages tels que Miracle Mongers and their Methods ou A Magician Among the Spirits. Il sera impliqué dans le débat scientifique avec les tenants de la métapsychique concernant la question de savoir si certains médiums auraient d'authentiques dons paranormaux ou si tout peut au contraire s'expliquer par ce qui est aujourd'hui qualifié de mentalisme. Harry Houdini est encore aujourd'hui un modèle pour d'autres magiciens impliqués dans le scepticisme scientifique, tels que James Randi ou Gérard Majax.

Cette activité lui valut l'amitié de Sir Arthur Conan Doyle, le créateur de Sherlock Holmes. Après la mort de sa femme et de certains de ses proches, Conan Doyle s'était mis à croire au spiritisme, ainsi que dans l'existence des fées. Il croyait ainsi que Houdini possédait de véritables pouvoirs paranormaux, qu'il utilisait pour bloquer ceux des médiums qu'il confondait. Bien qu'Houdini insistât sur le fait que les médiums spiritualistes utilisaient des supercheries (et en révélât continuellement les tricheries), Conan Doyle se convainquit qu'Houdini possédait lui-même des pouvoirs surnaturels (il exprime ce point de vue dans son livre Les Frontières de l’inconnu).

Cette activité de démystification des médiums lui permet d'accroître sa notoriété. Il garde secrètes ses meilleures astuces mais prend soin de montrer qu’il y a toujours un truc dans ses tours, accessibles au commun des mortels, tout en recommandant au public non-entraîné de ne pas les tenter, vu le danger qu’ils représentent.

En 1906, il publie le livre The Unmasking of Robert-Houdin (Robert-Houdin démasqué) où il s’attaque violemment à la réputation de Robert-Houdin, minimisant la révolution de la prestidigitation que celui-ci aurait apportée. La justification de cette attaque est toujours discutée entre les magiciens eux-mêmes : Houdini voulait avoir la réputation du plus grand magicien de tous les temps, et cela l’amena à des imprudences. Il affirmait par exemple pouvoir comprendre n’importe quel tour de prestidigitation s’il le voyait faire trois fois. Dai Vernon, qui fut consacré plus tard comme étant une des plus grandes figures de la prestidigitation, lui présenta un tour sept ou huit fois, et Houdini dut s’avouer vaincu. Vernon en profita pour ajouter dans ses publicités : « The Man Who Fooled Houdini », l’homme qui a trompé Houdini. Cela donne une idée de la réputation immense qu’Houdini avait à cette époque.

En 1920, Harry Houdini a joué dans The Master Mystery, de Harry Grossman et Burton L. King. Cette série de 15 épisodes introduit l'un des premiers robots à l'écran. Il s'avère en fin de compte que c'est un homme qui se fait appeler « l'automate » et court dans un costume de robot.

Il est aussi le héros et coscénariste de L’Homme de l’au-delà[9], film de Burton L. King, en 1922.

Le judaïsme d'Houdini fait l'objet d'un certain nombre d'études : par son identification au judaïsme, l'antisémitisme auquel il fait face[pas clair]. Il est enterré dans un cimetière juif, contrairement à son épouse[10],[11],[12],[13],[14],[15],[16],[17].

Croyances[modifier | modifier le code]

Pour Houdini, le seul objectif de la pratique du spiritisme, même s'il n'y parvint jamais, est d'entrer en contact avec l'esprit de sa mère disparue en 1913, seule preuve pour lui que ces phénomènes psychiques puissent exister. Il déclare toutefois « Je crois fermement, et cette croyance est fondée sur des recherches, des observations, et, en partie, sur mon expérience personnelle, que d'une quelconque manière, ailleurs et à une autre époque, nous revenons sous une autre forme humaine pour poursuivre notre tâche dans une autre vie, peut-être plusieurs autres vies, jusqu'à ce que quelque étrange destin ait trouvé son aboutissement. »[réf. nécessaire]

Mort[modifier | modifier le code]

Le 22 octobre 1926, au Princess Theatre de Montréal, Houdini, alors en train de se faire peindre par un jeune artiste, reçoit la visite de l'étudiant de l'université McGill Joselyn Gordon Whitehead. Houdini avait l'habitude de demander à quelqu'un dans le public de lui infliger un coup de poing dans le ventre, pour prouver qu'il était invincible. Whitehead lui demande alors s'il pouvait effectivement endurer des coups au ventre, ce à quoi Houdini aurait répondu par l'affirmative. L'étudiant se précipite alors sur Houdini et le frappe violemment, sans avertissement, à de multiples reprises au bas-ventre. Dès l'après-midi, le magicien se plaint de douleurs[18].

Quelques jours plus tard, dans sa chambre privée à Détroit, peu avant une de ses représentations, son médecin l'examine et reporte une fièvre à 40 °C. Houdini refuse toutefois d'annuler sa représentation qu'il effectue non sans difficultés. Le jour d'Halloween, Houdini meurt d'une péritonite consécutive à une rupture de l'appendice. Le fait que les dommages de son appendice aient été ou non causés par les coups qu'il reçut de Whitehead fait aujourd'hui l'objet de controverses. Houdini souffrait en effet depuis plusieurs mois de douleurs au ventre. Ces faits ont été décrits et discutés notamment dans le premier chapitre du livre The Edge of the Unknown (Les frontières de l'inconnu) d'Arthur Conan Doyle, publié en 1930.

Un de ses descendants (en lien avec les auteurs d'une biographie controversée d'Houdini) a réclamé le lundi 26 mars 2007 à la justice américaine une exhumation, pour faire pratiquer une autopsie et vérifier la rumeur selon laquelle le magicien aurait été assassiné.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Houdini publia de nombreux livres durant sa carrière (dont certains furent écrits par son ami Walter Brown Gibson, le créateur de The Shadow) :

  • The Right Way to Do Wrong (1906)
  • Handcuff Secrets (1909)
  • The Unmasking of Robert Houdin (1906)
  • Magical Rope Ties and Escapes (1920)
  • Miracle Mongers and their Methods (1920) [19]
  • Houdini's Paper Magic (1922)
  • A Magician Among the Spirits (1924)
  • Prisonnier des pharaons (Imprisoned with the Pharaohs/Under the Pyramids, 1924) avec Howard Phillips Lovecraft[20].

Postérité[modifier | modifier le code]

Houdini possédait une collection de 3 988 livres, lettres, documents sur ses tours de magie qu'il a léguée en 1927 à la bibliothèque du Congrès à Washington[21].

Le verbe anglais houdinize, inventé de son vivant, signifie « s'échapper, se libérer »[22].

Un musée (en) est consacré à l’œuvre et à la vie de Harry Houdini à Scranton (Pennsylvanie)[23].

Références dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Les chroniques du jeune Houdini, une série de livres pour la jeunesse écrite par Denis Ramsay, rend hommage à Houdini. Elle raconte l'histoire d'Erich lorsqu'il avait 13 ans et sa vie en Amérique avec ses amis, Ed et Lucy. L'histoire est cependant une pure invention.
  • Dans la série de romans Percy Jackson, Houdini est connu comme un fils d'Hermès. Il fait partie du nombre restreint de demi-dieux à avoir réussi à s'échapper des enfers (avec Hercule et Orphée), avant que Percy lui-même n'y parvienne.
  • Houdini est un personnage du comic Spawn, de Todd McFarlane.
  • Dans la série Célestin Radkler[24], le héros créé par Jean-Luc Luciani affronte Houdini pour obtenir le titre de maître des illusions.

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

  • Houdini le grand magicien est un film américain réalisé par George Marshall, sur un scénario de Philip Yordan et d'après l'œuvre de Harold Kellock, sorti le 2 juillet 1953, avec Tony Curtis.
  • Last Action Hero est un film américain dans lequel le ticket magique a été fabriqué par Houdini lui-même.
  • Au-delà de l'illusion est un long-métrage australien (2007) avec Catherine Zeta-Jones, dont le titre original est Death Defying Acts.
  • Dans le film Turner & Hooch, le personnage de Scott Turner (Tom Hanks) fait référence à Houdini en parlant à son chien qui s'est évadé en faisant un trou dans la porte.
  • Dans la deuxième partie du film Cremaster, Matthew Barney (sur le glacier Columbia au Canada) met en scène le magicien Houdini (Norman Mailer) célèbre pour ses numéros de métamorphose. Le lien entre ces deux histoires serait d'ordre généalogique : Harry Houdini serait en effet le grand-père de Gary Gilmore.
  • Dans le film Fast and Furious 5 (2011), le personnage de Tej Parker fait référence à Houdini en disant que sans l'empreinte de main de Reyes, Houdini en personne n'ouvre pas son coffre fort.
  • Dans le film Oxygen (1999) réalisé par Richard Shepard, Houdini est souvent cité. Le personnage principal Harry (joué par Adrian Brody) donne rendez-vous aux forces de police de New York sur la tombe de Harry Houdini.
  • Dans le film Contrebande (2011), le personnage Tim Griggs (joué par Giovanni Ribisi) surnomme Houdini le personnage principal Chris Farraday (joué par Mark Wahlberg) pour ses qualités à faire passer les marchandises de contrebande.
  • Le personnage principal de Magic in the Moonlight de Woody Allen est inspiré d'Houdini, tant pour la précision de ses tours et sa réputation, que pour sa chasse aux spirites frauduleux.
  • Dans le film Die Hard 3 : une journée en enfer, John McClane fait référence à Houdini quand les camions bennes changent de voie et disparaissent sans qu'il s'en aperçoive.

Télévision et séries[modifier | modifier le code]

Dessin animé[modifier | modifier le code]

  • Dans la série Lilo et Stitch, un des personnages est surnommé Houdini du fait de sa capacité à disparaître.
  • L'épisode « La Grande Simpsina » de la saison 22 des ''Simpson'' fait référence au tour où Houdini sort d'une cuve cadenassée et remplie d'eau. La cuve est remplacée ici par un pot de lait et est utilisée par Lisa.
  • La série d'animation Little Houdini s'inspire du magicien.

Musique[modifier | modifier le code]

Jeu vidéo[modifier | modifier le code]

  • Dans le jeu vidéo Bioshock, les "Chrosomes Houdinis" sont des antagonistes qui peuvent se téléporter.
  • Dans le jeu vidéo Gray Matter de Jane Jensen Sam, une prestidigitatrice en herbe a baptisé son lapin blanc Houdini.
  • Dans le jeu vidéo Assassin's Creed II le sujet 16, qui révèle au héros nombre de secrets historiques, affirme que Houdini aurait simulé sa propre mort avant de fuir en possession d'une puissante relique, la Pomme d'Eden, qui lui aurait permis d'accomplir ses tours.
  • Le jeu vidéo Midnight Mysteries 4 : Haunted Houdini est inspiré de sa mort, de ses relations avec Arthur Conan Doyle et de ses recherches sur le spiritisme.

Autres[modifier | modifier le code]

  • Le doodle sur la page de recherche de Google du 24 mars 2011 lui est consacré pour le 137e anniversaire de sa naissance.
  • L'attraction La Maison Magique d'Houdini au Parc Bellewaerde lui est dédiée.
  • Houdini est un programme d'échecs créé par le Belge Robert Houdart et dont la version actuelle a un classement Elo de 3320.
  • Un espace d'exposition continue lui est dédié à Blois, à la Maison de la Magie. Une vidéo explicative raconte son histoire. On peut y voir notamment la cuve d'où il disparaissait ainsi qu'un mannequin à son effigie avec la camisole de force et les chaînes qu'il portait pour s'y introduire.
  • Houdini est une solution d'animation 3D créée par la société Side Effects Software Inc.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Une copie de son certificat de naissance fut trouvée et publiée dans le Rapport du Comité de recherche sur la naissance d’Houdini (1972)
  2. a et b (en) Kenneth Silverman, Houdini !!! The career of Ehrich Weiss, HarperCollins Publishers, , p. 134.
  3. (en) Kenneth Silverman, Houdini !!! The career of Ehrich Weiss, HarperCollins Publishers, , p. 8.
  4. (en) William Kalush, Larry Sloman, The Secret Life of Houdini: The Making of America's First Superhero, Simon and Schuster, , p. 110.
  5. (en) William Kalush, Larry Sloman, The Secret Life of Houdini: The Making of America's First Superhero, Simon and Schuster, , p. 17.
  6. a et b (en) James Randi, Bert Randolph Sugar, Houdini, His Life and Art, Grosset & Dunlap, , p. 19
  7. Michel Seldow, Vie et secrets de Robert-Houdin, Fayard, p. 155
  8. (en) Buster Keaton, Kevin W. Sweeney, Buster Keaton: Interviews, University Press of Mississippi, , p. 198
  9. (en) The Man From Beyond (1922)
  10. (en)Harry Houdini: The Mysterious Jew Overtaking Hollywood A Century Later (Vidéo). Jspace. October 24, 2012.
  11. (en) Stanton Peele. What Harry Houdini Says About Judaism. Addiction in Society. December 5, 2010.
  12. (en) Rachel Shteir. Bound for Glory. Tablet Magazine. November 5, 2010.
  13. (en) Ilan Stavans. Harry Houdini: The Art of Assimilation. Forward. November 3, 2010.
  14. (en) Houdini Art and Magic by Brooke Kamin Rapaport, Jewish Museum, 2010. Essays on Houdini's life and work are accompanied by interviews with novelist E.L. Doctorow, Teller, Kenneth Silverman, and more.
  15. (en) Dr Yitzchok Levine. Rabbi Dr Bernard Drachman. A Forgotten Champion of American Orthodoxy. (voir la section Houdini).
  16. (en) Jewish magician talks Houdini. August 29, 2012. The Jewish Sound.
  17. (en) Karen Vance. Exhibit to spotlight 350 Years of Judaism in America. Cincinatti Enquirer. Wednesday, November 3, 2014.
  18. (en) Don Bell, The Man Who Killed Houdini, Véhicule Press, , 260 p.
  19. le livre en PDF
  20. la nouvelle en anglais sur wikisource
  21. (en) Annual Report of the Librarian of Congress, U.S. Government Printing Office, , p. 13.
  22. (en) Doug Henning, Charles R. Reynolds, Houdini: his legend and his magic, Times Books, , p. 23
  23. Houdini.org site web
  24. Trois tomes parus aux éditions Gallimard.
  25. Deux épisodes de 90 minutes diffusés aux États-Unis en septembre 2014.

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