Myr et Myroska

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Myr et Myroska est un couple de vedettes internationales du music-hall des années 1940 à 1980. Le numéro de Myr et Myroska était fondé sur ce qu'on appelle aujourd'hui le mentalisme : Myr posait des questions concernant un spectateur (âge, prénom , numéro de la carte d'identité…) auxquelles Myroska, les yeux bandés répondait, supposément par "transmission de pensée". Le couple donna sa première représentation à Bordeaux en 1944[1] et fit ses adieux au théâtre Princesse Grace de Monte-Carlo en 1984[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

Myr et Myroska se rencontrèrent en 1941 dans le petit village de Castets-en-Dorthe (près de Langon en Aquitaine). Myroska (Marie-Charlotte Baron, morte en 1998[3]) était la fille du charcutier du village et André Myr (mort le 14 décembre 1995) un chansonnier parisien de passage. Myr conçut le numéro d'illusion qu'ils répétèrent et travaillèrent jusqu'à la fin de la guerre[4].

Ils durent leur popularité en France, dans les années 1950 et 1960, à leur amitié avec Jean Nohain qui programmait régulièrement leur numéro dans ses émissions, dont Trente-six chandelles, première grande émission de variétés de la télévision française naissante[5],[6].

Leur succès fut si grand et leurs « pouvoirs » si convaincants que Myroska tint régulièrement dans la presse une rubrique de courrier du cœur et de voyance[7].

Praticiens de la stéganodixie, appelée aujourd'hui mentalisme[8], stars de la télépathie de music-hall[9], ils se sont produits avec un grand succès un peu partout dans le monde durant plusieurs décennies. Ils ne revendiquaient ni pouvoirs extra-sensoriels, ni trucages[10]. Jusqu'à leur mort, ils gardèrent leur "truc" jalousement secret.

Leur numéro inspira à Pierre Dac son sketch Madame Arnica, devenu avec Francis Blanche le fameux sketch Le Sâr Rabindranath Duval (1957).

Myr et Myroska terminaient toujours leur spectacle par : « S’il n’y a pas de truc c’est formidable, mais s’il y en a un, reconnaissez que c’est encore plus fort. »[6]

Reprise du numéro[modifier | modifier le code]

Des artistes contemporains ont repris leur numéro :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Revue de la Prestidigitation, n° 436, octobre 1991, page 31.
  2. Programme des 16 et 17 mars 1984 au Théâtre Princesse Grace de Monte Carlo.
  3. Jean-Pierre Hornecker, « Myr et Myroska, les vedettes du mystère » [PDF], MAGIX UNLIMITED - STRASBOURG (consulté le 10 avril 2018).
  4. Revue de la prestidigitation, n°436, octobre 1991, page 31.
  5. Mon programme, "toutes les émissions européenne de la semaine", n° 796, 15 juillet 1954, page 2.
  6. a et b Le numéro de Myr et Myroska en 1957 sur le site de l'INA :
  7. La Presse, n° 449, 15-21 juillet 1954, page 6.
  8. Le terme « mentalisme » est récent (années 2000) et d'origine américaine ; dans les années 1960, on parlait de "haute illusion".
  9. Voir aussi Stéganographie.
  10. Les magiciens, le monde fantastique de l'illusionnisme, par Maurice Saltano et Bernard Joubert.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Myr, ESTAMPES, ouvrage de poésie sur « la Vie, l'Amour et la Mort », préfacé par Pierre-Jean Vaillard, La Pensée universelle, Paris.
  • Maurice Saltano et Bernard Joubert, Les magiciens, « Le monde fantastique de l'illusionnisme », Alternatives, Paris, 1990.

Lien externe[modifier | modifier le code]

Myr et Myroska en 1957, sur Youtube.