Elvifrance

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Elvifrance est un éditeur français de bande dessinée érotique en petit format, actif entre 1970 et 1992, la plupart des titres publiés étant d'origine italienne[1].

Historique[modifier | modifier le code]

La Naissance d'Elvifrance[modifier | modifier le code]

À la suite d'un impayé des éditions Canal à Erregi de certains droits d'auteurs, Renzo Barbieri (R) et Giorgio Cavedon (G), décident de publier eux-mêmes leur production. Ils contactent Georges Bielec et créent Elvifrance SARL le 28 avril 1970. Les premiers titres à paraître sont Isabella, de Sandro Angiolini et Cavedon et Jungla de Stelio Fenzo, Mario Cubbino et Trivellato. Devant le succès, les titres se suivent à un rythme effréné : Contes malicieux, Lucifera, Goldboy, Jacula, Sam Bot, Lucrèce, Maghella, Shatane, Zara la vampire, Wallestein, etc.

Une réputation sulfureuse[modifier | modifier le code]

Les BD publiées par Elvifrance abordent tous les genres : horreur, humour, aventure, avec comme point commun un aspect fortement égrillard et, au fil des années, une tendance de plus en plus marquée vers l'érotisme et le gore. Les BD d'Elvifrance se signalent également par une grande crudité des dialogues, souvent source d'humour avec jeux de mots.

Rapidement, Elvifrance va devenir la cible favorite de la commission de censure[2] dont il subira les foudres à répétition avec 532 titres interdits aux mineurs et 176 titres interdits d'exposition.

Malgré cela, le succès continue et les titres se multiplient. Une filiale appelée Novel Press est même créée et Elvifrance devient plus importante que la maison mère italienne.

Au fil des années, ces BD italiennes pour adultes évoluent de plus en plus vers la pornographie.

La fin[modifier | modifier le code]

Dans les années 1980, la BD petit format s'essouffle et Elvifrance n'échappe pas au phénomène. Les BD de poche en noir et blanc ayant du mal à rivaliser aux films X de Canal+ ainsi qu'à la déferlante des vidéo-cassettes du même type. Malgré des tentatives pour trouver des nouveaux marchés, Bielec est obligé de fermer boutique le 15 avril 1992.

En juillet 1993, Georges Bielec succombe à ses problèmes de circulation sanguine à la suite d'un pontage coronarien.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire d'Elvifrance, par Bernard Joubert, Le Collectionneur de bandes dessinées no 78 pages 10 à 15, automne 1995
  2. Elvifrance et la censure, par Bernard Joubert, Le Collectionneur de bandes dessinées no 80, été 1996