Ventriloque

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Le ventriloque allemand Jörg Jará (de) et sa marionnette Olga en décembre 2010.

Un ventriloque est un illusionniste qui utilise à la fois son ventre et ses cordes vocale pour prêter la parole à un autre personnage, généralement une marionnette, en émettant les paroles sans bouger les lèvres. Plus il s'entraîne, plus son corps modifie sa morphologie pour créer un substitut de cordes vocales au fond de sa gorge, ce qui donne l'impression que le son vient de plus loin.

Au-delà du don naturel de nombreux ventriloques, il est indéniable qu'un long entraînement dans la maitrise des muscles faciaux, de la langue et des cordes vocales soit nécessaire. Cette discipline nécessite également un grand travail de coordination afin de donner l'illusion de la vie à la marionnette tout en gardant sa propre attitude sur scène.

Selon Jean-Eugène Robert-Houdin, qui en parle dans son autobiographie concernant Comte, la « ventriloquie est la science de l'engastrimysme ». L'abbé Jean-Baptiste de La Chapelle, mathématicien français (vers 1710-1792), donne le premier ouvrage en langue française concernant la ventriloquie, Le Ventriloque, ou l'engastrimythe.

On crut pendant longtemps que les ventriloques parlaient du ventre, ce qui les a fait désigner sous une foule de noms exprimant cette idée : engastriloques, engastrimandres, engastrimythes, engastromandres, gastriloques, sibilots, etc.[1]

Ventriloques renommés[modifier | modifier le code]

Ventriloques anciens[modifier | modifier le code]

Un dictionnaire paru à Paris en 1906[1], indique que, parmi les ventriloques, dont le souvenir a été conservé, on peut citer un valet de chambre de François Ier, un sieur Constantin, qu'Étienne Pasquier avait connu[2] ; Collet, dit l'Esprit de Montmartre, ainsi nommé, écrit Tallemant des Réaux, parce qu'il habitait Montmartre, et « qu'à cause d'une petite voix qu'il faisoit, il sembloit que ce fust un esprit qui parlast de bien loin, en l'air[3] ; » l'auteur de la Poupée parlante, qui fit courir tout Paris en 1784[2] ; le comédien Lécluse ; Borel et Fitz-James, tous deux propriétaires d'un café au Palais-Royal, et qui excellèrent, sous le Premier Empire, dans l'art ventriloque[2].

Ventriloques contemporains[modifier | modifier le code]

Personnages de fiction[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Article Ventriloques, Dictionnaire historique des arts, métiers et professions exercés dans Paris depuis le treizième siècle, par Alfred Franklin,... ; avec une préface de M. E. Levasseur,... Éditeur : H. Welter Paris 1906, page 725.
  2. a, b et c Prudhomme, Miroir de Paris, t. V, p. 255 à 257.
  3. 2 Historiettes, t. V, p. 94.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]