Blancafort (Cher)

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Blancafort
Blancafort (Cher)
L'église de Blancafort.
Blason de Blancafort
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Vierzon
Intercommunalité Communauté de communes Sauldre et Sologne
Maire
Mandat
Pascal Margerin
2020-2026
Code postal 18410
Code commune 18030
Démographie
Gentilé Blancafortais[1]
Population
municipale
1 038 hab. (2017 en diminution de 9,11 % par rapport à 2012)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 32′ 00″ nord, 2° 31′ 53″ est
Altitude Min. 162 m
Max. 261 m
Superficie 64,35 km2
Élections
Départementales Canton d'Aubigny-sur-Nère
Législatives Première circonscription
Localisation
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Blancafort
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Blancafort

Blancafort est une commune française située dans le département du Cher, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Blancafort est située à la limite du Berry et de la Sologne, dans ce que l'on appelle le Pays-Fort, sur la Sauldre.

La commune faisait partie du canton d'Argent-sur-Sauldre ; depuis 2015, à la suite du redécoupage des cantons du département, elle fait partie du canton d'Aubigny-sur-Nère[2],[3].

Localisation[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune dépendait jadis de l'abbaye de Saint-Satur et de celle de La Charité. Une commanderie du Fresne, de l'ordre du Temple, y existait au XIIe. Voir l'article Blancafort pour des précisions sur l'histoire féodale.

Le canal de la Sauldre[modifier | modifier le code]

Petit canal de la Sauldre à Blancafort.

L'idée de construire un canal a été évoquée dès le début du XVIe siècle par Léonard de Vinci. Alors qu'il résidait au Clos-Lucé d'Amboise, il avait imaginé un canal à travers la Sologne, et jeté sur le papier quelques esquisses à ce sujet. Mais cette réalisation dépassait les possibilités techniques de l'époque.

En 1786, D'Autroche proposa lui aussi la construction d'un canal pour vivifier la Sologne centrale tout comme Lavoisier qui en 1787 émit cette idée : « L'insalubrité de la Sologne tient à l'imperméabilité de son sol. Pour résoudre ce problème, il faut construire un canal qui traverserait cette région, et ainsi, permettre un écoulement de l'eau ».

Mais, le vrai père du canal de la Sauldre est l'ingénieur et mathématicien Adhémar Barré de Saint-Venant. Lors d'un voyage d'étude en Sologne (1826), il fit une découverte : le marnage. Celui-ci permettre l'enrichissement des sols en calcaires puisque la Sologne en est dépourvue. Drainage agricole Le canal de la Sauldre pourra avoir les fonctions suivantes : drainage, irrigation, marnage, transport. Entre et , les crédits alloués permettent de creuser 13 km. Ceux-ci seront malheureusement abandonnés.

Deux mois après la visite du prince-président Louis-Napoléon Bonaparte, le , les travaux reprennent, avec pour seul but le transport de la marne de Blancafort à Lamotte-Beuvron. Au total, il mesure près de 47 km de longueur ; sa largeur est de 9,50 m et sa profondeur moyenne de 1,30 m. Il comporte 22 écluses.

En , le canal est désaffecté. Par un décret-loi du Drainage agricole , il est décidé de supprimer tout crédit d'entretien. Cependant, jusqu'en 1941, un petit trafic persista (bois, cailloux, marne…).

Dès sa naissance, le canal de la Sauldre semblait condamné, concurrencé tout de suite par la voie ferrée Orléans-Bourges, inaugurée en 1847, puis par les routes agricoles établies sous le Second Empire. Le chaulage et l'emploi des engrais chimiques, plus avantageux et moins coûteux, donnèrent sans doute le coup de grâce.

Les marnières[modifier | modifier le code]

En 1869, l'état acquiert les marnières de Launay, qui se situent à Blancafort, et les concède à des exploitants. Après l'extraction de la marne, celle-ci est vendue aux communes de Sologne pour enrichir leurs sols en calcaire.

Sur une période de 16 ans (de 1869 à 1885), les marnières de Launay ont fourni 200 000 m3 de marnes. De 1885 à 1900, époque au cours de laquelle le canal a été prolongé de Launay à l’Hospital, Albert Fernault et son frère ont exploité de nouvelle carrières qu'ils ont acquises, tirant en moyenne 30 000 m3 de marnes par an.

9 bateaux, contenant chacun 50 m3, assurent le transport de la marne. Celle-ci est vendue 1,25 F le m3.

En 1900, les marnières occupent 40 à 50 ouvriers, rémunérés 0,30 F de l'heure. Les bateliers perçoivent 130 à 160 F par mois.

Le moulin du Crot[modifier | modifier le code]

Les archives de la cure de Blancafort (1605) mentionnent le Moulin du Crot. Ce toponyme apparaît sous la forme « Le grand Croc » sur la carte de Cassini.

Le moulin du Crot est une construction datant de 1883 pour la première partie de trois étages, 1887 pour la partie habitation, et 1894 pour la partie garage surmonté d'un étage. Ces dates figurent sur les frontons des bâtiments. Une confusion a pu être faite avec le moulin de Launay qui se trouvait tout proche. Ce moulin qui était déjà en ruine à la suite d'un incendie dans les années 1800 pourrait correspondre. Le Grand Croc qui apparaît sur la carte de Cassini n'a rien à voir puisque c'est un lieu situé à quelques kilomètres à l'Est.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1901   M. Testard    
1906   M. Darchy    
21 mai 1922 15 août 1937 Léon Lasne    
    Philippe Toubeau de Maisonneuve    
2001 2008 Philippe Naudet    
2008 en cours Pascal Margerin[5],[6]   Ancien cadre

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[7].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[9].

En 2017, la commune comptait 1 038 habitants[Note 2], en diminution de 9,11 % par rapport à 2012 (Cher : -2,45 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1581 1581 3321 1631 2191 3141 2341 3141 359
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4001 4351 4981 5061 5041 6511 7161 6701 680
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 7251 7351 6691 4491 4261 4461 4101 2341 122
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 0421 0079361 0709919951 0911 1401 064
2017 - - - - - - - -
1 038--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le musée de la Sorcellerie, situé à 11 km à l'est d'Aubigny-sur-Nère, installé sur 1 200 m2, dans les murs d'une vieille ferme, propose la découverte, pendant une heure environ, de l'univers imaginaire et historique des sorcières. Ce musée est devenu, avec plus de 30 000 entrées par an, un des lieux les plus fréquentés du Cher. Il est fermé depuis septembre 2016, faute de repreneur[12] ;
  • Château de Blancafort, maison forte du XVe siècle, entièrement meublée et habitée. Édifiée au XVe siècle par les Boucard, sur l'emplacement d'une ancienne commanderie qui existait déjà au XIIe siècle[13], puis transformée au XVIIe siècle par la famille de Faucon, cette maison forte au bel appareillage de briques s'élève au bord de la Sauldre, dans un site enrichi par un jardin à la française. On y trouve du mobilier et des tapisseries du XVIIe et du XVIIIe siècle. L'ensemble fait l'objet d'une protection partielle au titre des Monuments Historiques, depuis une inscription à l'inventaire supplémentaire en 1926[14] ;
  • Église Saints-Étienne-et-André, cette église du XVe siècle est dotée d'un clocher-porche. De plan trapézoïdal, évasé par devant et qui s'étrécit vers le haut, il est formé de quatre bigues ou poutres. Celui-ci s'élève à une quinzaine de mètres de haut et est couvert d'ardoise. Cette configuration forme une sorte de gueule ouverte où se trouverait la porte d'entrée de l'église. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1926[15] ;
  • Premier centre géographique de l'euro et monument de l'euro. Le , l'IGN a annoncé officiellement que le centre des 11 pays ayant choisi l'euro était situé à Blancafort aux coordonnées du point : x= 618.952 y=2282.849 représenté par une borne géodésique. Étant donné que celui-ci se situe sur les terres de la ferme La Grande Roche, un monument a été édifié sur les bords du canal de la Sauldre pour symboliser le centre de la zone Euro. Le , avec l'entrée de la Grèce dans la zone euro, c'est Montreuillon qui devint le centre géographique de la zone euro ;
  • Canal de la Sauldre ;
  • Château de l'Hospital-du-Fresne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blancafort
Blason de Blancafort Blason
Les armes de Blancafort se blasonnent ainsi :
Parti : au premier d'azur aux onze besants d'or ordonnés 3, 3, 3 et 2, au second d'argent au cerisier de sinople fruité de gueules, au chef du même chargé d'une étoile de six rais d'or[16].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
Alias du blason de Blancafort
Parti, au premier de gueules à une corne d'abondance au naturel, au second d'argent à un cerisier (ou un arbre) arraché au naturel, au chef d'azur chargé d'une étoile à six rais d'or.

Économie[modifier | modifier le code]

  • Fabrique de pâte feuilletée société François ;
  • Production européenne de volailles (groupe Doux) : 5 000 dindes sont abattues, désossées et conditionnées chaque jour ; Maintenant, "Les volailles de Blancafort"
  • Blanca-Graphic : vente d'appareils de numérotation.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. 47° 30′ 57″ N, 2° 33′ 05″ E.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le gentilé de la commune sur habitant.fr
  2. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées pref18_20140408
  3. Décret no 2014-206 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département du Cher
  4. Émile de Toulgoët-Tréanna, « Les commanderies de Malte en Berry », Mémoire de la Société des Antiquaires du Centre, vol. XXXIV,‎ , p. 218-234, lire en ligne sur Gallica
  5. « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le 8 août 2020)
  6. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 8 août 2020)
  7. Site des villes et villages fleuris, consulté le 23 décembre 2016.
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  12. Pas de baguette magique pour le Musée de la Sorcellerie ?, Mag'Centre, 22 août 2016
  13. https://monumentum.fr/chateau-hospital-du-fresne-ancienne-commanderie-templiers-pa18000024.html
  14. https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA18000024
  15. Notice no PA00096651, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=852

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]