Pierre Gattaz

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Pierre Gattaz
Image illustrative de l'article Pierre Gattaz
Fonctions
Président du MEDEF
En fonction depuis le 3 juillet 2013
(&&&&&&&&&&&&03721 an, 0 mois et 7 jours)
Prédécesseur Laurence Parisot
Biographie
Date de naissance 11 septembre 1959 (54 ans)
Lieu de naissance Boulogne-Billancourt (Seine)
Nationalité Française
Diplômé de ENST Bretagne
Université George Washington
Profession Chef d'entreprise

Pierre Gattaz, né le 11 septembre 1959 à Boulogne-Billancourt, est un industriel français.

Il est président du directoire de l'entreprise Radiall[1], depuis 1994. Parallèlement à ses activités de chef d’entreprise, il occupe diverses fonctions au sein d'organisations professionnelles, d’abord sectorielles puis généralistes, dont notamment celle de président de la FIEEC - Fédération des Industries Électriques, Électroniques et de Communication de 2007 à 2013. Il est élu à la présidence du MEDEF le 3 juillet 2013, succédant à Laurence Parisot.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Pierre Gattaz est le fils d'Yvon Gattaz[2], chef d'entreprise français, président du CNPF de 1981 à 1986, et de Geneviève Gattaz.

Diplômé de l’École nationale supérieure des télécommunications de Bretagne, il est également titulaire d’un « Certificate in Administrative Management », à l'université George Washington, université privée de Washington, D.C[2].

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

De 1984 à 1989, Pierre Gattaz rejoint l’entreprise Dassault Électronique en tant qu’ingénieur d’affaires[3] puis, devient chef de projet export. Il a successivement occupé, de 1989 à 1992, la fonction de directeur général des entreprises Fontaine Électronique, puis de Convergie (une filiale du groupe Dynaction dans le secteur de l'énergie).

En 1994, il reprend la direction de l'entreprise familiale Radiall, créée par Lucien et Yvon Gattaz, en 1952. À la tête de Radiall, il connaîtra notamment la crise des télécoms de 2001[4], qui le conduira à modifier les orientations stratégiques de son entreprise et à explorer de nouveaux marchés.

Il loue la « solidité » du capitalisme familial, où on« travaille dans la durée » et on « évite les risques maximums »[5].

Il mène une réflexion sur les marchés du futur et sur l’évolution de la filière électronique française. Cette réflexion[6],[7],[8] est à l’origine de son implication dans les organisations professionnelles du secteur.

Pierre Gattaz est élu président du Syndicat des industries de composants électroniques passifs (SYCEP) en 1999[9]. Le SYCEP devient par la suite le Groupement professionnel des industries de composants et de systèmes électroniques (GIXEL).

Président du Groupement des industries de l’interconnexion, des composants et des sous-ensembles électroniques de 1999 à 2003, il devient président fondateur de la Filière des industries électroniques et numériques de 2002 à 2007, avant d’être élu président de la Fédération des industries électriques, électroniques, et de communication, organisation professionnelle qui regroupe les industries des nouvelles technologies de l’énergie et du numérique[10] (FIEEC) en 2007, date à laquelle il intègre le comité exécutif[11] du Mouvement des entreprises de France (MEDEF). Depuis juin 2010, il est également président du Groupe des Fédérations industrielles[12] (le GFI représente 15 fédérations industrielles, soit 80 % de l’industrie française). Il est également membre du bureau du Conseil national de l'industrie, membre du conseil d'administration du think-tank la Fabrique de l'Industrie et membre du bureau de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM)[13].

Pierre Gattaz est nommé, le 17 juin 2009, président du Conseil national qualité et performance[14] (CNQP), organe de réflexion visant à promouvoir l’approche qualité en France.

Le 18 avril 2013, il remporte la primaire interne à l'UIMM afin de désigner un candidat pour la présidence du MEDEF[15]. Parmi ses thèmes de campagnes, figure notamment l'idée de réduire de 5 % par an les Codes du travail et des impôts, ou encore d'envoyer les énarques en stage en tant que directeur général d'une PME[16]. En mai 2013, il reçoit le soutien de la Fédération bancaire française[17] et le 13 juin 2013, Geoffroy Roux de Bézieux et Patrick Bernasconi se rallient, à la surprise générale, à sa candidature. Pierre Gattaz est élu à la tête de l'organisation patronale le 3 juillet 2013.

Parmi ses premières déclarations, le nouveau président du MEDEF demande une baisse de 100 milliards d'euros d'impôts et de charges pesant sur les entreprises, afin qu'elles ne soient plus « asphyxiées, ligotées et terrorisées »[18].

En avril 2014, il propose la création d'un SMIC intermédiaire afin de favoriser l'emploi des jeunes[19],[20].

Fonctions[modifier | modifier le code]

  • Depuis 1994 : président du directoire de Radiall (CA de 203 millions d’euros, avec en moyenne 2 513 employés sur 2011[21])
  • Depuis 2006 : administrateur de la Cegos (formation professionnelle)
  • Depuis octobre 2007 : président de la FIEEC[22] (29 syndicats, 3 000 entreprises, 98 milliards de CA dont 40 % à l’export, 420 000 emplois) et membre du comité exécutif du MEDEF[23]
  • Depuis juin 2010 : président du GFI (15 fédérations industrielles représentant 80 % de l’industrie française)
  • Depuis 2011 : membre du bureau du CNI, membre fondateur de la Fabrique (think-tank de l’Industrie)
  • Depuis 2012 : membre du bureau de l’UIMM
  • 3 juillet 2013 : élu à la présidence du MEDEF

Patrimoine et revenus[modifier | modifier le code]

Avec 125 millions d'euros, Pierre Gattaz est classé 341e fortune de France en 2013 par le magazine Challenges[24].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Rapport de propositions au Gouvernement : « Une stratégie industrielle pour les marchés du futur », FIEEC, juin 2008
  • Pierre Gattaz, Le printemps des magiciens : La révolution industrielle, c'est maintenant, Nouveau Monde, coll. « Avenirs »,‎ 2009, 191 p. (ISBN 2847364846 et 9782847364842)
  • Les 7 piliers de la Croissance, 2013

Tribunes dans la presse spécialisée[modifier | modifier le code]

  • « Des marchés extrêmement instables, des rigidités extrêmement contraignantes », Les Échos, no 18505,‎ 9 octobre 2001, p. 48 (lire en ligne)
  • « La crise des télécoms, c’est aussi celle de la filière des composants électroniques », Les Échos, no 18778,‎ 8 novembre 2002, p. 41 (lire en ligne)
  • « Protéger et renforcer l’électronique française », Les Échos, no 19059,‎ 24 décembre 2003, p. 15 (lire en ligne)
  • « Lettre ouverte à une jeunesse qui doit croire en son avenir », Les Échos, no 19713,‎ 21 juillet 2006, p. 13 (lire en ligne)
  • « Entre libéralisme et volontarisme industriel », La Tribune,‎ 25 mars 2008, p. 31
  • Pierre Gattaz et Laurent Gouzènes, « Le poison de l'euro trop cher », Les Échos, no 20158,‎ 23 avril 2008, p. 15 (lire en ligne)
  • « Les grandes entreprises veulent une stratégie pour les industries du futur », Les Échos, no 20201,‎ 25 juin 2008, p. 26 (lire en ligne)
  • « Oui à l’emprunt, mais pour des investissements importants », Le Figaro,‎ 1er septembre 2009
  • « Indispensable industrie », Les Échos, no 20678,‎ 17 mai 2010, p. 15 (lire en ligne)
  • « Croissance : il faut renouer avec le temps des conquérants », Les Échos, no 20795,‎ 29 octobre 2010 (lire en ligne)
  • « Réindustrialiser la France : un enjeu collectif », Les Échos, no 21088,‎ 27 décembre 2011, p. 9 (lire en ligne)

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Présentation de la direction de Radiall.
  2. a et b Patrice Desmedt, « Pierre Gattaz, porte-parole de l'industrie », L'Usine nouvelle,‎ 21 juin 2010 (lire en ligne).
  3. Les Echos n° 20453 du 26 Juin 2009 • page 13 - Pierre Gattaz
  4. Voir sur lesechos.fr.
  5. Pierre Gattaz. Epris d’entreprise - Libération - 13 juin 2013
  6. « L'électronique française réclame des grands programmes aidés », Les Échos nº 19194 du 6 juillet 2004, p. 24.
  7. « L'électronique française pour le retour des grands programmes », Les Échos nº 19425 du 1er juin 2005, p. 25.
  8. « Filière électronique : François Loos veut restaurer l'attractivité de la France », Les Échos nº 19431 du 9 juin 2005, p. 24.
  9. Article Les Échos nº 17931 du 30 juin 1999, p. 59.
  10. « Pierre Gattaz prend la Présidence de la FIEEC - Fédération des Industries Électriques, Électroniques et de Communication », Les Échos, no 20025,‎ 15 octobre 2007, p. 26 (lire en ligne).
  11. « Le MEDEF renouvelle son conseil exécutif », Les Échos,‎ 16 avril 2012 (lire en ligne).
  12. « Pierre Gattaz prend la Présidence du GFI », Les Échos,‎ 14 juin 2010, texte additionnel.
  13. Brève de nomination de Pierre Gattaz en tant que membre du bureau de l'UIMM parue dans Les Échos du 30 mai 2011.
  14. Brève de nomination de Pierre Gattaz en tant que président du CNQP parue dans Le Figaro Économie du 18 juin 2009.
  15. « L'UIMM choisit Pierre Gattaz pour la présidence du Medef », Le Figaro, 18 avril 2013.
  16. Agnès Laurent, « Pierre Gattaz, l'enfant de la base », in L'Express n°3233, semaine du 19 juin 2013, pages 72-75.
  17. « Medef : un nouveau soutien de poids pour Pierre Gattaz », Le Figaro, 27 mai 2013.
  18. Cécile Crouzel, « Pierre Gattaz exige 100 milliards de baisse des prélèvements », in Le Figaro, jeudi 4 juillet 2013, p. 18.
  19. "Esclavagiste", "indécent"... le "smic jeune" suggéré par Gattaz déchaîne les passions, La Tribune, 2014
  20. Pierre Gattaz relance le débat sur le niveau du SMIC - Les Echos - 2014
  21. Rapport financier 2011 (version rectifiée diffusée AMF 18 mai 2012).
  22. « Pierre Gataz prend la présidence de la FIEEC », Les Échos,‎ 15 octobre 2007 (lire en ligne)
  23. « Le Medef renouvelle son conseil exécutif », Les Échos,‎ 16 avril 2012 (lire en ligne).
  24. Radiall, Pierre Gattaz et sa famille

Liens externes[modifier | modifier le code]

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