Datation absolue

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Une datation absolue est une datation aboutissant à un résultat chiffré, exprimé en années. Elle peut concerner un événement, un objet, une couche géologique ou un niveau archéologique. Ce type de datation vient en opposition ou complément à une datation relative.

Le plus souvent, les méthodes de datation absolue utilisent des phénomènes de transformations physico-chimiques dont la vitesse est connue. La mesure du degré de transformation permet de dater le début du processus considéré.

Les méthodes de datation absolue peuvent être classées en quatre groupes principaux.

Méthodes basées sur des phénomènes radioactifs[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Datation radiométrique.

On distingue des méthodes directes et des méthodes isochrones. Les premières sont ainsi qualifiées car il fait usage de la loi fondamentale de la radioactivé, liant l'activité au nombre actuel d'atomes radioactifs par la constante radioactive et donnant donc directement accès à un âge. Cependant, ce type de méthode nécessite de connaître l'abondance isotopique initiale de l'élément utilisé, ce qui est rarement envisageable. Les méthodes isochrones cherchent à éliminer cette inconnue par divers raisonnements propre à la géochimie.

Méthodes directes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Méthode directe de datation.

Méthode isochrone[modifier | modifier le code]

La méthode isochrone de datation met à profit la désintégration radioactive d'un isotope-père P en un isotope-fils stable F, quand l'élément chimique dont F est un isotope a au moins un isotope stable et non radiogénique Φ. Les rapports isotopiques d'un échantillon d'âge t et ayant évolué en système fermé[a] vérifient la relation :

λ désigne la constante radioactive de l'isotope P, et (F/Φ)0 la valeur initiale du rapport isotopique (F/Φ).

Si plusieurs échantillons (de roches ou de minéraux), formés en même temps avec le même rapport isotopique initial (F/Φ)0, ont ensuite évolué en système fermé, leurs points représentatifs dans un diagramme {x = (P/Φ), y = (F/Φ)} sont alignés sur l'« isochrone », une droite d'équation y = a x + b avec a = eλ t – 1 et b = (F/Φ)0. On en déduit aisément l'âge : t = ln(1+a)/λ ou, compte tenu de la relation λT = ln 2 entre la constante radioactive λ et la période radioactive T :

.

Or x et y sont mesurables : l'observation d'un alignement des points représentatifs des échantillons dans le « diagramme isochrone » {x,y} conforte les hypothèses ci-dessus et fournit l'âge t ainsi que le « rapport initial » (F/Φ)0. En pratique on procède, compte tenu des erreurs expérimentales, à une régression linéaire qui fournit les valeurs de a (donc aussi de t) et de (F/Φ)0 ainsi que leurs incertitudes.

Exemples[modifier | modifier le code]

Méthodes basées sur des défauts cristallins[modifier | modifier le code]

Méthode basée sur des phénomènes de diffusion[modifier | modifier le code]

Méthodes basées sur des phénomènes cycliques ou récurrents[modifier | modifier le code]

  • Dendrochronologie, basée sur l'analyse en épaisseur et le comptage des anneaux de croissance des arbres.
  • Archéomagnétisme, basé sur la variation du champ magnétique terrestre enregistré par les minéraux magnétiques présents dans l'argile.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. C'est-à-dire sans échange avec l'extérieur d'atomes P, F ni Φ.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]