Calendrier révolutionnaire soviétique

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Le calendrier révolutionnaire soviétique fut en vigueur en Union soviétique de 1929 à 1940.

Du calendrier julien au calendrier grégorien[modifier | modifier le code]

Durant toute la période tsariste, la Russie resta fidèle au calendrier julien. Peu après la Révolution d'Octobre, Lénine a décrété le passage au calendrier grégorien. Cela se fit en février 1918 : le lendemain du mercredi 31 janvier 1918 fut le jeudi [1]. Dans l'est du pays, le changement n'eut lieu qu'en 1920.

Instauration du calendrier révolutionnaire[modifier | modifier le code]

À partir du , une version rationalisée du calendrier fut introduite. Chaque mois comptait désormais 30 jours, et les cinq ou six jours restants furent ajoutés comme jours intermédiaires de congé, n'appartenant à aucun mois et à aucune semaine. Ces jours étaient:

La semaine fut ramenée de 7 à 5 jours, ce qui peut être vu comme une mesure anti-religieuse par la suppression du dimanche comme jour de repos chrétien. Pour déterminer le jour de repos, les travailleurs étaient divisés en cinq groupes, chacun associé à une couleur (jaune, rose, rouge, mauve, vert), et chaque groupe se reposait un jour différent de la semaine. L'intention était d'améliorer l'efficacité industrielle en évitant l'interruption due au jour de repos complet.

Bien que les travailleurs eussent plus de congés sous ce système (un jour sur cinq au lieu d'un jour sur sept), la séparation en groupes pesait sur la vie familiale et sociale et devint très impopulaire. De plus, les gains économiques escomptés ne se concrétisèrent pas.

À partir du , la longueur traditionnelle des mois du calendrier grégorien fut restaurée. La semaine passa à 6 jours avec un jour de repos tous les 6, 12, 18, 24 et 30 du mois. Le 31 du mois restait en dehors du cycle des semaines et pouvait être un jour de travail ou de repos.

Retour au calendrier grégorien[modifier | modifier le code]

En pratique, la tradition du repos dominical subsista, les travailleurs prenant souvent congé et le dimanche et le jour officiel de repos. Finalement, en 1940, la vieille semaine de sept jours fut restaurée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Lefort, La Saga des calendriers, p. 77, Belin, Paris, 2000.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Bonnie Blackburn & Leofranc Holford-Strevens, The Oxford Companion to the Year, Oxford University Press, 1999, (ISBN 0-19-214231-3). Pages 688-689.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]