Labergement-Sainte-Marie

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Labergement-Sainte-Marie
Labergement-Sainte-Marie
Vue du centre village depuis le belvédère de la vallée des lacs Saint-Point et Remoray.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Pontarlier
Canton Frasne
Intercommunalité Communauté de communes des Lacs et Montagnes du Haut-Doubs
Maire
Mandat
Daniel Pasquier
2014-2020
Code postal 25160
Code commune 25320
Démographie
Gentilé Abergeurs
Population
municipale
1 176 hab. (2016 en augmentation de 5,57 % par rapport à 2011)
Densité 53 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 46′ 32″ nord, 6° 16′ 51″ est
Altitude Min. 846 m
Max. 1 054 m
Superficie 22,12 km2
Localisation

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Labergement-Sainte-Marie est une commune française située dans le département du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté. Les habitants se nomment les Abergeurs et Abergeuses.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue aérienne du village et de la plage de Remoray

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'Abergement en 1312 ; Labergement-Sainte-Marie depuis 1882. Le nom même de la commune en rappelle doublement les origines : des colons abergés sur une terre seigneuriale, celle de l'Abbaye de Mont-Sainte-Marie[1]. Lieux-dits et écarts : Granges-Sainte-Marie - la Clouterie - le Fourpéret - les Frêtes - la Fuvelle - le Fuverat - Beanregard - l'Abbaye de Mont-Sainte-Marie - les Montrisans - Derrière le Mont - Grange Neuve - Grange du Lac.

La commune se situe dans la vallée des lacs Saint-Point et Remoray sur l'amont du lac de Saint-Point. Le territoire de la commune comprend aussi le lac de Remoray (petit lac de 96 ha affluent du Doubs par l'émissaire de La Taverne).
Situé à environ 859 mètres d'altitude, le territoire communal est composé de deux ensembles nettement individualisés :
- L'ouest est occupé par une région déprimée, marécageuse, tapissée par un beau plan d'eau naturel, le lac de Remoray, dû à une action de surcreusement par les glaciers quaternaires.
- À l'est et au sud, les couches calcaires se redressent vigoureusement et culminent à 983 mètres. Le Doubs venant de Rochejean y emprunte les gorges du Fourpéret.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Lac de Remoray ,Malpas, Saint-Point-Lac Lac de Remoray ,Malbuisson Rose des vents
Lac de Remoray ,Vaux-et-Chantegrue N Lac de Remoray ,Saint-Antoine
Fourcatier-et-Maison-Neuve
O    Labergement-Sainte-Marie    E
S
Remoray-Boujeons Lac de Remoray ,Brey-et-Maison-du-Bois Lac de Remoray ,Rochejean

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Abbaye de Mont-Sainte-Marie.

Labergement fut le lieu d'évènements liés à la guerre de 1870 comme en témoigne notamment la plaque apposée sur l'ancien dortoir de l'abbaye de Mont-Sainte-Marie, toujours debout, et qui rappelle que « Le 31 janvier 1871, le général de Busserolles, au bruit du combat de Vaux, quittait Rochejean, Les Longevilles et Saint-Antoine avec sa division et occupait le défilé des Granges-Sainte-Marie ».

En 1972, la commune absorbe celle voisine de Granges-Sainte-Marie (Monte Sanctæ Marie en 1275 ; Montis Sancti Marie à la fin du XIVe siècle ; Montis Sancte Marie au XVe siècle), alors peuplée de 78 habitants[2] ; cette dernière porta provisoirement, au cours de la Révolution française, le nom de Mont-des-Lacs[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 1983 Pierre Vionnet    
1983 1989 Roger Robbe    
1989 1995 Florence Gaconnet    
1995 2008 Daniel Pasquier    
2008 2014 Claude Page    
2014 En cours Daniel Pasquier[4] DVD Employé
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Labergement-Sainte-Marie est jumelée avec Longueville, dans la Manche[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[7].

En 2016, la commune comptait 1 176 habitants[Note 1], en augmentation de 5,57 % par rapport à 2011 (Doubs : +1,79 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
490495454445450461462438461
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
460458468486491469433419398
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
421441419401409428432401423
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
4494635657028649201 0081 0211 034
2013 2016 - - - - - - -
1 1611 176-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 1688, il y avait 166 habitants.

Un blockhaus présent non loin du village rappelle également la Seconde Guerre mondiale. Le 17 juin 1940, le général Guderian et ses troupes sont à Pontarlier. Ils font un détour à Malpas-la-Planée, et arrivent à l'abbaye. Des obus incendient les fermes de Beauregard et de Derrière-le-Mont, ainsi que l'Hôtel du Pont. Les trois soldats postés dans cette casemate sont tués par des tirs d'une mitrailleuse. Un soldat allemand meurt peu après, et les quatre hommes sont alors inhumés dans le cimetière de Vaux (village voisin).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Théodule, datant de 1848 qui remplaça la première église construite en 1662 et incendié en 1825[9] ;
  • Chapelle Saint-Théodule ;

En 1243, les moines de Mont-Sainte-Marie demandent l'autorisation de construire une église pour les besoins spirituels des colons-abergeurs. L'église Saint-Théodule est alors édifiée en tant qu'église-mère de la paroisse de Villamont, de 1264 à 1752. Au cours du XVe siècle, le bâtiment est démembré et, pendant la Révolution, il est vendu et démoli. Cette chapelle est construite sur les vestiges de l'ancienne église à la demande des municipalités des anciens villages de la seigneurie : Labergement Sainte Marie, Remoray, Les Granges, et Saint-Antoine. Située au lieu-dit Grange-Neuve, au pied du massif forestier de la Grand-Côte, cette chapelle fut construite en 1861[10], prenant la suite d’une chapelle déjà dédiée à saint Théodule, dite « de Villamont », détruite à la Révolution en même temps que les autres bâtiments de l'abbaye de Mont-Sainte-Marie. De dimensions modestes, elle est constituée d’un clocher-porche, d’une nef, d’un chœur et d’une petite sacristie faisant saillie à l’extérieur de ce dernier. À l’intérieur, trois vitraux célèbrent saint Antoine, l’éducation de la Vierge et, pour celui du chœur, la vie de saint Théodule, et notamment les deux miracles qui lui sont attribués, une multiplication de raisins en Suisse et la délivrance d’un prisonnier. Saint Théodule, patron des vignerons du Valais, est également célébré par une statue et un tableau[11].

  • Saint Théodule, statue de 1 mètre 50 de hauteur, dans la chapelle Saint-Théodule : de nombreuses œuvres sont consacrées à ce saint, qui est le patron de la première paroisse du village, édifiée vers 1250. À cette période, son culte, originaire de Suisse, se répand en Savoie et en Franche-Comté. Les relations amicales qui existent entre les abbayes suisses de Saint-Maurice d'Agaune, de Romainmôtier, du Lac-de-Joux, et du Grand-Saint-Bernard, et les monastères comtois de Montbenoît, de Mont-Sainte-Marie, ainsi que les échanges commerciaux qui animent le col de Jougne, ont facilité la diffusion des légendes liées à saint Théodule, et expliquent sans doute son choix.
  • Ancienne gare ferroviaire ;
  • Statue de la liberté (fontaine) : Ce monument-fontaine, qui compte parmi les huit fontaines-abreuvoirs du village, est érigé lors de la séparation de l'Église et de l'État. La République est représentée avec ses attributs traditionnels. Sur la torche est gravée une phrase : " La République éclaire le monde " ; et sur la plaque posée à ses pieds figure une inscription : " Droits de l'homme et Décalogue ".
  • Maison dite La Clouterie[12] ;
  • Fonderie de cloches Obertino ;

Cette fonderie existe dans le village depuis 1834 environ et est spécialisée dans la fonte de cloches en bronze. Les débouchés sont autant l'agriculture que le tourisme ou le choix d'un cadeau original. Cette entreprise a su conserver la tradition et le savoir-faire de cet art ancestral.

  • Usine électrique du Fourpéret ;

Créé en 1897, le Syndicat intercommunal d'électricité de Labergement-Sainte-Marie (SIEL) regroupe dix communes. L'usine hydroélectrique du Fourpéret entièrement automatisée, utilise l'eau de la rivière le Doubs à partir d'un barrage édifié dans les gorges, 800 m en amont. La production (environ 2 MWh) est distribuée sur les 250 km de réseaux haute tension (20 000 V) et basse tension (410 V) du Syndicat à près de 15 000 personnes en période hivernale.

  • Croix monumentale de Grange-Neuve[14].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Désiré Chevassu (1810-1869) : député-maire de Poligny. Il possédait une maison de campagne aux Granges-Sainte-Marie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]