Saint-Antoine (Doubs)

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Saint-Antoine
Saint-Antoine (Doubs)
Vue générale de Saint-Antoine.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Pontarlier
Intercommunalité Communauté de communes des Lacs et Montagnes du Haut-Doubs
Maire
Mandat
Brigitte Pretre
2020-2026
Code postal 25370
Code commune 25514
Démographie
Gentilé Chats Borgnes
Population
municipale
339 hab. (2017 en augmentation de 4,31 % par rapport à 2012)
Densité 75 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 46′ 39″ nord, 6° 20′ 18″ est
Altitude Min. 920 m
Max. 1 101 m
Superficie 4,51 km2
Élections
Départementales Canton de Frasne
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Saint-Antoine
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Saint-Antoine

Saint-Antoine est une commune française située dans le département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté. Les habitants se nomment les Chats borgnes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le Rogebiez ubi est capella Sancti Antoni en 1309 ; Rugebiez en 1333 ; Roge Biez en 1365 ; Biez Roige en 1413 ; Saint Anthonne en 1448 ; Saint-Antoine du Rougebief en 1486 ; Sainct Anthoine de Rougebiez en 1614[1].

Saint-Antoine, commune de 450 hectares dont 95 de forêt, se situe entre 920 et 1 104 m d'altitude.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès la fin du XIe siècle, les moines de l'abbaye de Mont-Sainte-Marie ont entrepris le défrichement de la région. La présence d'une chapelle dédiée à saint Antoine est signalée dès l'année 1309. Mais à cette date, Saint-Antoine s'appelle encore Rougebief, du nom du ruisseau qui limite, au sud, l'actuel territoire avec les communes de Métabief et de Longevilles-Mont-d'Or.

Dès sa fondation, Saint-Antoine a une vocation rurale où culture et élevage sont étroitement associés malgré l'altitude et les aléas climatiques. L'agriculture s'est considérablement modifiée car les cultures ont disparu progressivement pour laisser place à l'élevage laitier.

Se situant à proximité de la frontière suisse, de nombreuses familles sont venues s'installer au village pour travailler en territoire helvète dans le domaine de l'horlogerie, de la micromécanique et du bâtiment.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
vers 1845   Grésard    
1989 2001 Jean Gresard    
2001 2008 Chantal Daghetta    
2008 En cours Brigitte Prêtre[2] DVD Employée
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4].

En 2017, la commune comptait 339 habitants[Note 1], en augmentation de 4,31 % par rapport à 2012 (Doubs : +1,51 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
321268282259256264266305311
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
295309281322290355314297308
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
274247242208176185173193192
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
173154160197243276278318339
2017 - - - - - - - -
339--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Saint-Antoine compte 316 habitants depuis 2011. Son évolution démographique présente un caractère irrégulier. En effet, le maximum est atteint en 1881 avec 355 habitants et ne cesse de baisser jusqu'en 1968 avec 154 habitants, car souffrant comme tous les villages de l'exode rural. La tendance se renverse depuis 1975 par l'offre du marché du travail suisse.

Économie[modifier | modifier le code]

Actuellement six exploitations agricoles ont permis de conserver le fonctionnement de la coopérative de fromagerie en transformant environ 1 700 000 kg de lait exclusivement en comté et à laquelle deux exploitants du Loutelet livrent également leur lait. Le cheptel bovin, exclusivement de race montbéliarde, s'élève à environ 560 têtes soit le double de la population actuelle.

Entrée du fort de Saint-Antoine

Mais on ne peut parler de du fromage de Saint-Antoine sans citer son fort. Édifié entre 1879 et 1882, il fut baptisé fort Lucotte en 1887 du nom d'un général de la Révolution et de l'Empire. Désaffecté, il a été acheté à l'armée par la commune en 1965 et loué à Marcel Petite en 1966 pour y être transformé en caves d'affinage de comté. Situé à 1 104 m d'altitude au milieu de la forêt, le fort Lucotte abrite dans ses caves voûtées en pierre de taille, 100 000 meules de comté dans des conditions de fraîcheur et d'hygrométrie stables[7]. Il attire chaque année de plus en plus de visiteurs. La renommée des qualités gustatives du comté affiné dans ses caves fait connaître ainsi bien loin le nom du village[8].

En matière économique, le village compte également, outre les six exploitations agricoles, une boucherie, un vendeur en informatique, un cabinet infirmier et un masseur-kinésithérapeute.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'actuelle église, construite dès le milieu du XVIe siècle, bien que modeste, présente un intéressant maître-autel retable en bois sculpté du XVIIIe siècle.
  • Une remarquable et majestueuse croix de mission en fer forgé remontant à la seconde moitié du XVIIIe siècle est installée devant l’entrée de l’église. Elle comporte de remarquables décors dont nombre des “instruments” de la Passion du Christ.
  • Le fort de Saint-Antoine, ou fort Lucotte, l'un des forts du système Séré de Rivières, aujourd'hui utilisé en cave d'affinage de fromages.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 5, BESANÇON, CÊTRE,
  2. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  7. Jacky Durand, « Le bon comté des choses », liberation.fr, (consulté le 10 octobre 2016)
  8. voir ce site

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]