Foncine-le-Haut

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Foncine-le-Haut
La mairie de Foncine-le-Haut, août 2012
La mairie de Foncine-le-Haut, août 2012
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Arrondissement de Lons-le-Saunier
Canton Saint-Laurent-en-Grandvaux
Intercommunalité Communauté de communes Champagnole Porte du Haut-Jura
Maire
Mandat
Gilbert Blondeau
2014-2020
Code postal 39460
Code commune 39228
Démographie
Gentilé Fonciniers, Foncinières
Population
municipale
1 037 hab. (2014)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 39′ 36″ nord, 6° 04′ 27″ est
Altitude Min. 750 m
Max. 1 212 m
Superficie 28,95 km2
Localisation

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Foncine-le-Haut

Foncine-le-Haut est une commune française située dans le département du Jura en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle fait partie de la Communauté de communes Champagnole Porte du Haut-Jura.

Géographie[modifier | modifier le code]

Foncine-le-Haut et Foncine-le-Bas sont deux communes du Jura.

Foncine-le-Haut (860m d’altitude) compte à peine plus de 1000 habitants, ce qui en fait un centre relativement important dans ce secteur un peu en retrait. Foncine-le-Bas en compte 300. Elles sont distantes de quatre kilomètres et sont séparées par la Saine, affluent de l'Ain.

Autrefois, un petit train, appelé tram, assurait la liaison, avec Clairvaux.

La commune accueille sur son territoire la station de sports d'hiver de Foncine-le-Haut.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Foncine-le-Haut
Les Chalesmes Bief-des-Maisons Arsure-Arsurette
Les Planches-en-Montagne Foncine-le-Haut Châtelblanc
Foncine-le-Bas Chapelle-des-Bois

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, Foncine est une des communes du bassin industriel de Morez les plus actives. De nombreux ouvriers travaillent à la fabrication d'horloges comtoises[1].

Une affaire de train[modifier | modifier le code]

Créée en 1944 à Foncine-le-Haut dans le Jura par Georges Huard, la firme "le jouet français" va devenir Jouef quelques années plus tard. Les premières productions sont des jouets de bazar en plastique et en tôle. Ils seront fabriqués jusque dans le milieu des années 1960. En 1949, la firme Jouef propose son premier train mécanique en tôle, à qui elle doit une partie de sa réputation. En 1959 et 1960, Jouef commercialisera le jeu TRANS TRONIC qui permettra à de nombreux jeunes de s'initier aux techniques à transistors. En 1970, l'entreprise compte 1365 salariés répartis dans dix usines. Jouef exporte dans toute l'Europe et vers les États–Unis. En 1980, Jouef victime d’une mauvaise gestion, dépose son bilan et est racheté par la firme française Joustra.

Légende[modifier | modifier le code]

Un cheval ailé, ou « Pégase de Foncine », est mentionné en 1854. Il assimile la cime d'une montagne proche de Foncine-le-Haut au mont Parnasse grec[2]. De nombreux témoignages semblent avoir été relevés dans la région à l'époque : le cheval apparaissait plus volontiers au crépuscule, « l'heure de toutes les apparitions merveilleuses », et de nombreux bergers affirment avoir eu le plaisir de voir « cet élégant coursier » blanc paître aux sources de la Saine, puis s'envoler avec « une admirable légèreté » vers la cime de la montagne sacrée, ce qui les a envahis d'une émotion indéfinissable. Le maire de Foncine-le-Haut lui-même attestait que ce cheval était très connu à l'époque. Par ailleurs, la source près de laquelle il apparaissait était réputée pour ses vertus guérisseuses depuis l'époque celtique, et une légende raconte qu'une fille s'est précipité un jour dans le gouffe où les eaux de la Saine prennent source, pour ne plus jamais reparaître. Il pourrait s'agir d'une nymphe ou d'une fée condamnée par le christianisme à ne plus jamais se montrer à ses adorateurs[3].

L'origine de la légende semble vraisemblablement gauloise, car les deux villages de Foncine « abondent en traditions et en usages antiques et curieux ». Toutefois, l'origine de l'image du « cheval ailé au sommet d'une montagne » est clairement grecque, et étroitement liée au mythe de Pégase[4].

Article détaillé : Chevaux légendaires du Jura.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Gilbert Blondeau UMP-LR Retraité
Conseiller général du Canton des Planches-en-Montagne (1998-2015)
puis conseiller départemental du Canton de Saint-Laurent-en-Grandvaux (depuis 2015)
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 037 habitants, en augmentation de 0,97 % par rapport à 2009 (Jura : -0,23 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
1 232 1 866 1 702 1 609 1 583 1 546 1 492 1 517 1 326
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 360 1 323 1 322 1 320 1 230 1 161 1 142 1 136 1 140
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 050 1 088 1 014 857 840 724 672 723 728
1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014 -
785 710 773 855 945 1 024 1 017 1 037 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église de Foncine-le-Haut
  • Pylône balisé de 130 m de haut
  • Source de la Saine (La Baume)
  • Pistes de ski de fond
  • La Madonne
  • La roche fendue
  • Sentier botanique
  • Camping
  • Fruitière a comté
  • Le creux maldru
  • Le bief de la ruine
  • Le Sacré-cœur
  • L'église. Située dans le Diocèse de Saint-Claude, elle est desservie par la Paroisse Les Foncines. Le curé modérateur est le père Pierre Girod. Les curés sont les pères Arnaud Brelot et Philippe Mercier.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sylvain Guillaume : 2e du combiné nordique aux Jeux olympiques d'hiver de 1992 à Albertville, il est arrivé juste derrière son ami Fabrice Guy qui lui est originaire de Mouthe.

Galerie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Désiré Monnier, Traditions populaires comparées, J. B. Dumoulin, , 812 p. (lire en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Voir page 195 de la thèse Des clous, des horloges, des lunettes. Les campagnards moréziens en industrie (1780 - 1914), CTHS, 2004, (ISBN 978-2735504800)
  2. Monnier 1854, p. 94
  3. Monnier 1854, p. 95
  4. Monnier 1854, p. 96
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .