François de Vendôme

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François de Bourbon-Vendôme
Duc de Beaufort
François de Vendosme du de Beaufort et pair de France, gravure de Robert Nanteuil d'après Jean Nocret, 1651.
François de Vendosme du de Beaufort et pair de France, gravure de Robert Nanteuil d'après Jean Nocret, 1651.

Naissance
Décès (à 53 ans)
au siège de Candie
Mort au combat
Origine Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Grade Grand-maître de la navigation
Années de service 16281669
Conflits Guerre de Trente Ans
Fronde
Guerre de Candie
Faits d'armes Siège de Corbie
Siège d'Hesdin
Siège d'Arras (1640)
Expédition de Djidjelli (1664)
Bataille de Cherchell
Siège de Candie (1669)

François de Bourbon-Vendôme, 2e duc de Beaufort dit « le Roi des Halles » (1665), né le et mort le , est un aristocrate et militaire français du XVIIe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et famille[modifier | modifier le code]

François de Bourbon-Vendôme, fils de César de Bourbon-Vendôme et de Françoise de Lorraine, est un petit-fils de Henri IV. Il est le cousin germain du roi Louis XIV. Il reste célibataire et meurt sans postérité.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

La mort du duc de Beaufort au siège de Candie en 1669.

Il entre très jeune dans l'armée puisqu'il participe à l'expédition de Savoie dès 1628, alors qu'il n'était âgé que de douze ans. Il se distingue aux sièges de Corbie, d'Hesdin et d'Arras.

Suivant l'exemple de son père, il conspire contre le cardinal de Richelieu et doit s'exiler un temps en Angleterre.

En 1643, il est le chef d'une des principales actions contre Jules Mazarin, la « cabale des Importants ». Anne d'Autriche le fait arrêter et incarcérer au château de Vincennes, dont il s'évade en 1648. Il se cache d'abord au château de Chenonceaux puis dans le Vendômois.

Il joue un rôle important pendant la Fronde en 1649. Les Parisiens le surnomment durant la Fronde le « Roi des Halles »[1],[2].

En 1652, ayant un désaccord avec son jeune beau-frère le duc Charles Amédée de Savoie-Nemours, il se bat en duel au marché aux chevaux et le tue.

S'étant soumis, il se réconcilie avec la Couronne en 1653, et est chargé de plusieurs expéditions importantes. Nommé à la charge de grand maître, chef et surintendant général de la navigation, il commande en 1662 la flotte française et affronte les Turcs en Méditerranée. En 1665, il bat deux fois les Algériens sur mer. En 1669, il conduit une importante expédition de secours aux Vénitiens contre les Turcs, et dirige les troupes françaises défendant Candie contre les troupes ottomanes[3]. Il est tué durant un assaut le 25 juin 1669. Son corps n'étant pas découvert sur le champ de bataille, cette disparition donne lieu aux XVIIe et XVIIIe siècles à un certain nombre de légendes, Beaufort étant réputé prisonnier du sultan Mehmed IV ou identifié au masque de fer[4],[5].

Réputation[modifier | modifier le code]

Il est généralement décrit comme un courtisan dénué de réelles capacités militaires.

« Facilité brillante pour le galimatias, éloquence grotesque, un torrent de non-sens. Il ne lui manquait rien pour charmer une sotte[6] ».

Il alliait « un courage et une témérité extraordinaires » à « la plus grande sottise »[7].

Fiction[modifier | modifier le code]

Le Duc de Beaufort François de Vendôme apparaît dans Vingt ans après d’Alexandre Dumas ainsi que sa suite, Le Vicomte de Bragelonne. Il est également un des héros principaux du roman en trois tomes de Juliette Benzoni, Secret d’État. Il est incarné par Georges Descrières dans un épisode de la série TV, "Les Évasions Célèbres".

Il est un personnage essentiel d'une trilogie d'Hubert Monteilhet comprenant "De Plume et d'épée", "Les Cavaliers de Belle-Île" et "Au Royaume des Ombres".

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris volume 2, p.196.
  2. Nicolas Viton de Saint-Allais, Histoire généalogique des maisons souveraines de l'Europe: depuis leur origine jusqu'à présent, Volume 2, 1812.
  3. Pierre Daru, Histoire de la République de Venise, 1853, p. 214.
  4. Michel Vergé-Franceschi, Le Masque de Fer enfin démasqué, Fayard, 2009 p. 219-230
  5. Cette légende a été reprise par l'auteur dramatique Lagrange-Chancel
  6. Jules Michelet, Histoire de France, vol. 12, Paris, Librairie Internationale, 1874, p. 284.
  7. Michel l'Hour, L’épave de la Lune, La Marche des sciences, France Culture, émission du 12/07/2012 [1]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]