Palais de l'Alma

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Palais de l'Alma
Palais de l'Alma, Paris 7e 13.jpg
Façade nord du palais de l'Alma, vue du quai Branly en 2020.
Présentation
Destination initiale
Écuries de la Maison de l'Empereur Napoléon III
Destination actuelle
Divers services et logements de la présidence de la République
Architecte
Construction
Patrimonialité
Localisation
Pays
Région
Commune
Adresse
Coordonnées
Localisation sur la carte du 7e arrondissement de Paris
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Le palais de l’Alma est un palais national de la République française, situé 11 quai Branly dans le 7e arrondissement de Paris.

Il est contigu au musée du Quai Branly et presque en face du pont de l'Alma qui, comme le palais, tire son nom de la bataille de l'Alma en Crimée (1854).

Histoire[modifier | modifier le code]

Vue aérienne.

Le palais est construit en 1861 par l'architecte Jacques-Martin Tétaz dans le but d'en faire de nouvelles écuries pour la Maison de l'Empereur Napoléon III[1], qui exige d'avoir des chevaux disponibles à toute heure. Il permet d'y loger les 130 personnes responsables de celles-ci.

En échange des écuries d'Artois et de la rue Montagne, la ville de Paris accepte en 1859 d'élever ces bâtiments destinés à accueillir 300 chevaux, une infirmerie, des remises de voitures, des selleries, une forge, des magasins et un grand manège. Les architectes Frémont et Joly poursuivent les travaux de Tétaz, qui sont terminés par Hector-Martin Lefuel. Les écuries se déploient de part et d'autre d'une cour principale sur laquelle des cours annexes ayant accès aux quais se greffent[2].

Le bâtiment est partiellement affecté à l'École d'état-major supérieure de la guerre. En 1881, il devient une dépendance de la présidence de la République pour ses écuries[3]. Dès 1888, le bureau de la météorologie et le service de la statistique occupent une partie des lieux, puis à partir de 1947, le seul Office de la météorologie.

Description[modifier | modifier le code]

Le palais de l'Alma occupe un vaste quadrilatère compris entre le quai Branly au nord, la rue de l'Université au sud, par la cathédrale de la Sainte-Trinité de Paris à l'est (nouvelle cathédrale orthodoxe russe achevée en 2016, construite sur l'emplacement de l'ancien siège de Météo-France) tandis qu'à l'ouest ses murs donnent sur le musée du Quai Branly. Le palais est composé de plusieurs corps de bâtiments entourant une large cour-jardin centrale, d'une cour annexe et d'un jardin côté sud.

Le rez-de-chaussée de l'aile Est était occupé par Météo France et la partie nord de l'aile ouest a abrité le Conseil supérieur de la magistrature entre 1952 et 2011.

La majeure partie des locaux est affectée à différents services de la présidence de la République dont celui de la correspondance, qui emploie plus d'une centaine de personnes[3]. Le palais abrite également la galerie des cadeaux présidentiels, que les présidents de la République successifs ont reçu lors de leurs déplacements (mais certains, comme ceux de Jacques Chirac, ont été donnés au musée du président à Sarran en Corrèze, ou encore ceux de François Mitterrand exposés au musée du Septennat dans la Nièvre).

Le bâtiment est classé monument historique depuis un arrêté du [1].

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Logements[modifier | modifier le code]

Grand salle de l'aile ouest, siège du Conseil supérieur de la magistrature jusque 2011.

Le palais comprend soixante-trois appartements de fonction, dont certains servent aux membres du cabinet du président de la République[3]. François Mitterrand y a logé Anne Pingeot et leur fille Mazarine pendant sa présidence[3], période où l'existence de celles-ci était cachée au grand public. François de Grossouvre y habitait également à la même période[4] (les premières habitaient dans un appartement du premier étage, le second au deuxième étage)[5].

Pendant longtemps, ses occupants ne payaient ni loyer, ni charges, ni impôts. Des règles de fonctionnement sont établies au printemps 2014 par la directrice de cabinet de François Hollande, Sylvie Hubac, avec un plafonnement des personnes devant payer une redevance d'occupation à 15 ou 20 % des revenus (et une gratuité pour les cas de nécessité absolue de service)[6]. Depuis cette même date, les contrats d’occupation stipulent que l'affectation du logement s'interrompt quand le collaborateur quitte la présidence, pour éviter des abus comme l’ex-majordome personnel de Chirac, resté jusqu’en 2016[7].

Il existe trois catégories d'occupation. La nécessité absolue de service, pour les collaborateurs mobilisables à toute heure, dépend de l'autorité du directeur de cabinet. Les fleuristes, argentiers ou maîtres d’hôtel peuvent aussi loger au palais[7].

Alexandre Benalla, adjoint au chef de cabinet du président de la République Emmanuel Macron, y est domicilié à compter du , soit une semaine et demie avant d’être placé en garde à vue dans l’affaire qui porte son nom[8], mais il est licencié avant d'avoir pu prendre possession des lieux[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. a et b Notice no PA75070002, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. Béatrice de Andia, Le cheval à Paris, Paris, Action artistique de la ville de Paris, , 215 p. (ISBN 2-913246-56-7), p. Le cheval dans la cité et dans la vie
  3. a b c et d Éric Mandonnet, « Les riverains de l'Alma », L'Express, 8 novembre 2007.
  4. Christophe Deloire et Christophe Dubois, Sexus Politicus, éditions Albin Michel, 2006 [rééd. 2008], pages 156-157 et 160.
  5. Documentaire Un mort a l'Élysée, réalisé par Jean-Louis Pérez, diffusé le 11 février 2013 sur France 3, 59 minutes.
  6. a et b Mathilde Mathieu, « Mediapart publie la liste des conseillers et personnels de l’Élysée logés quai Branly », sur mediapart.fr, (consulté le 2 août 2018)
  7. a et b Laure Bretton et Ulysse Bellier, « Au 11, quai Branly, dans le « temple du silence » élyséen », Libération,‎ (lire en ligne)
  8. « Alexandre Benalla est logé quai Branly, dans une dépendance de l’Élysée », Le Monde, 20 juillet 2018.