Cambridge Analytica

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Cambridge Analytica
Création [1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Disparition [2]Voir et modifier les données sur Wikidata
Fondateurs Alastair MacWillson (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Forme juridique Société à capitaux privésVoir et modifier les données sur Wikidata
Siège social LondresVoir et modifier les données sur Wikidata
Direction Alexander Nix[3]Voir et modifier les données sur Wikidata
Actionnaires Robert Mercer[4]Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité Technologies de l'information et de la communicationVoir et modifier les données sur Wikidata
Société mère SCL Group (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Cambridge Analytica (CA) était une société de publication stratégique combinant des outils d'exploration et d'analyse des données. Créée en 2013[5] comme une filiale des Strategic Communication Laboratories (en) spécialisée en politique américaine[6], elle possède des bureaux à New York, Washington et Londres[7]. Elle se retrouve en 2018 au centre d'un scandale mondial pour avoir organisé l'« aspiration » des données personnelles de plusieurs dizaines de millions d'utilisateurs de Facebook dans le but de cibler des messages favorables au Brexit au Royaume-Uni et à l'élection de Donald Trump aux États-Unis en 2016. Ce scandale provoque en mai 2018 la mise en faillite et la disparition de Cambridge Analytica, algorithmes et dirigeants se retrouvant chez Emerdata Limited[8],[9],[10],[11].

La société est principalement financée par la famille de Robert Mercer[6],[12].

Historique[modifier | modifier le code]

En 2012, Stephen Bannon et Robert Mercer, tous deux fortement opposés à l'establishment américain, s'intéressent aux travaux de Patrick Caddell (Patrick Hayward "Pat" Caddell (né le 19 mai 1950), un ancien sondeur démocrate qui a identifié dans la société américaine un très fort courant anti-élites qui pourrait favoriser l'émergence d'un candidat qui serait extérieur aux partis républicain et démocrate. Bannon et Mercer décident de favoriser l'émergence d'un tel candidat, épousant leur antagonisme commun[13].

La décision de fondation de Cambridge Analytica, destinée à influencer les élections de mi-mandat de 2014, intervient à l'automne 2013 : Alexander Nix (PDG de SCL Group), Christopher Wylie (analyste), Stephen Bannon et Robert Mercer se réunissent dans l'appartement de Rebekah Mercer (fille de Robert). Robert Mercer finance la création de la filiale ; Nix en est le PDG, Bannon administrateur et vice-président. Rebekah Mercer, également administratrice[13], soutien financier de nombreuses campagnes de personnalités du parti républicain, exige en échange leur recours aux services de la société, avec l'appui de Bannon si nécessaire.

En 2014, Cambridge Analytica est impliquée dans 44 élections aux États-Unis[14]. En 2015, elle est engagée dans la campagne présidentielle de Ben Carson, puis celle de Ted Cruz[12],[15]. La campagne de Ted Cruz dépense près de 6 millions de dollars pour les services de Cambridge Analytica[15]. Après l'échec de la campagne de Cruz, elle travaille à partir de juin 2016 pour la campagne présidentielle de Donald Trump, une fois celui-ci investi par le Parti républicain[16],[15]. Steve Bannon prend officiellement la tête de la campagne de Donald Trump deux mois plus tard[15].

En 2016 également, elle travaille pour la campagne pro-Brexit, ce qui débouche sur un important scandale portant sur l'« aspiration » des données de plusieurs dizaines de millions d'utilisateurs de Facebook à leur insu et afin de les influencer.

Après que ses opérations massives et illégales en faveur de la victoire du « leave » lors du référendum britannique, puis de l'élection de Donald Trump, ont été dévoilées, la société annonce l'arrêt de toutes ses opérations, qui semblent avoir été reprises par la société Emerdata Limited, basée dans les mêmes bureaux et ayant en majorité les mêmes directeurs[8],[9],[10],[11].

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Cambridge Analytica est une compagnie qui se spécialise dans la communication politique et qui a développé des innovations dans ce domaine. Sa méthode est la création de profils psychologiques afin de cibler une population et de l’influencer lors des élections. Cambridge Analytica a été active aux États-Unis, en Inde et au Royaume-Uni. L’entreprise a été directement impliquée dans ces pays où elle a aidé d’autres entreprises à s’impliquer, dans ces trois pays. Il s’agit d’une compagnie qui utilise des méthodes de données basées sur la psychologie afin d’influencer des individus selon leur habitude de vote. Ces habitudes de vote sont souvent basées sur des traditions et sur les pensées populaires. Elles vont être modifiées le plus possible dans le but de contrôler les résultats d’une campagne électorale.

Par exemple, aux États-Unis, Cambridge Analytica commençait par faire passer un test sur des plateformes de tests en ligne, contre une rémunération de 2 à 5 dollars. Par contre, l’échantillon était trop restreint et ne représentait pas la population, car les seuls qui participaient étaient les étudiants, les chômeurs et les « femmes blanches riches ». Pour inciter d’autres individus à participer, Cambridge Analytica a augmenté la rémunération pour ceux-ci. Les questions ont été posées à partir du modèle du Big Five, le test de personnalité le plus fréquemment utilisé par les psychologues. Les questions étaient donc orientées sur les cinq grands facteurs de personnalité : l’ouverture, la "conscienciosité", l’extraversion, l’amabilité et le "névrosisme"[17].

Les tests n’avaient pas lieu sur Facebook, mais sur deux autres sites qui n’avaient pas accès aux données que Facebook détenait. Les deux plateformes utilisées étaient Amazon Mechanical Turk et Qualtrics. Pour obtenir la récompense, il fallait se connecter à son compte Facebook et c’est à partir de là que Cambridge Analytica pouvait accéder à leurs renseignements. Cambridge Analytica obtenait toutes les données des utilisateurs et pouvait ainsi savoir le nom complet, leur lieu de résidence, leur « likes », etc. Suite à l’obtention des 2 types de données (les « likes » et les informations générales), ils ont pu établir des modèles psychologiques et des fiches détaillées pour les 11 états clés (les swing states) de la campagne présidentielle en croisant les 2 types de données recueillies.

Par la suite, l’algorithme parcourait les amis (les contacts) des personnes ayant répondu aux sondages et effectuait le même processus qu’il avait fait avec ceux qui ont participé. C’est grâce à ça qu’ils ont eu accès aux données de millions de personnes. Par la suite, il ne restait plus à Cambridge Analytica qu'à adapter et personnaliser les messages selon les groupes et sous-groupes créés.

Activités[modifier | modifier le code]

États-Unis[modifier | modifier le code]

Élection présidentielle de 2016[modifier | modifier le code]

L'implication de CA lors des primaires présidentielles du Parti républicain américain de 2016 est dévoilée en juillet 2015[12]. En décembre de la même année, la société se vante d'avoir amassé jusqu'à 5 000 data point (en) auprès de 220 millions d'Américains[18]. À l'époque, Robert et Rebekah Mercer sont des importants partisans de Ted Cruz[6],[19]. À ce moment, la société est financée, de manière importante, par le biais de comités d'action politique ainsi qu'à partir de fonds tirés de la campagne de Cruz[20].

Ted Cruz devient l'un des premiers gros clients de CA lors de la campagne présidentielle de 2016. Son organisation y investit ainsi environ 3 millions de dollars américains tout juste avant le « caucus » de l'Iowa[21]. D'autres fonds proviennent de Supers PAC alliés[21]. L'impact de CA pour la victoire de Cruz dans cet État a été jugé significatif[22],[23]. Au total, l'organisation de Cruz a investi 5,8 millions de dollars dans la société[24].

Le , le vice-président et directeur juridique de Facebook, Paul Grewal (en) accuse Aleksandr Kogan (en), professeur de psychologie[25] de l'université de Cambridge, de nationalité américaine[26], d'avoir menti et violé la politique de la plateforme en transmettant les données, récupérées sur une application, utilisant une interface de connexion de Facebook, à Cambridge Analytica[27], avec son quiz baptisé « thisisyourdigitallife » téléchargé par près de 270 000 utilisateurs de Facebook, rémunérés 4 US$ pour répondre aux questions du quiz. Les données de ces personnes ont été collectées ainsi que celles de leurs amis, sans leur permission. D'où le nombre de 87 millions de personnes concernées dont près de 210 000 Français[28].

Le , Aleksandr Kogan déclare qu'il sert de bouc émissaire à Facebook[29]. D'après un ancien responsable d'exploitation de Facebook, Sandy Parakilas (en), devant une commission parlementaire britannique, déclare que Facebook était au courant de ce qui se passait et n'a prévenu personne[30].

Le , une commission du parlement britannique auditionne le psychologue Aleksandr Kogan, qui affirme avoir été abusé par Cambridge Analytica et envisage d'attaquer Facebook en diffamation[28].

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Référendum sur le Brexit en 2016[modifier | modifier le code]

Le lanceur d'alerte Christopher Wylie affirme dans un entretien accordé à plusieurs journaux européens, dont Libération, que la société Cambridge Analytica a joué un « rôle crucial » dans le vote en faveur du Brexit[31].

L'entreprise canadienne AggregateIQ (AIQ), liée à Cambridge Analytica, a travaillé avec cette dernière afin de promouvoir la campagne en faveur de la sortie de l'Union européenne. Ainsi Leave.EU aurait contourné son plafond de dépenses en dépensant « près d'un million de livres pour cibler » les électeurs. Il estime que « sans AggregateIQ, le camp du 'Leave' n'aurait pas pu gagner le référendum, qui s'est joué à moins de 2 % des votes[32]. »

La première étape de l’implication de la firme dans la campagne du Brexit a été la collecte de données par l’entremise de réseaux sociaux, notamment Facebook. Selon Andy Wigmore, directeur des communications de la campagne Leave. EU, Facebook était la clé de leur tactique. La méthode privilégiée était de propager des images et des messages pouvant engendrer des émotions négatives, par exemple une horde d’immigrants entrant dans le pays provoquant du mécontentement pour certains types de personnes. Grâce aux données recueillies sur Facebook, il était possible de cibler les gens les plus susceptibles d’être convaincus par ce genre de messages. Le but était de susciter une nouvelle façon de penser « à la mode », qui provoquerait également un changement au niveau politique. Selon eux, la politique découle directement de la culture, le vote est tout aussi subjectif que la mode vestimentaire et les gens suivent le courant sans trop se poser de questions[33]. La méthode mise en œuvre a consisté à dominer et à manipuler l’information, notamment grâce à des rumeurs, des fausses nouvelles et de la désinformation[33].

L’un des thèmes les plus exploités a été celui de l’immigration. Une grande partie de la population avait peur pour leur emploi et leur qualité de vie parce qu’elle se sentait menacée par l’arrivée massive de demandeurs d’asile aux frontières de l’Union européenne[34]. Le camp du Brexit a donc dirigé ses messages vers les personnes les plus apathiques pour tenter de les convaincre que quitter l’Union européenne améliorerait leurs conditions de vie[35]. Ils publiaient donc des images de migrants envahissant le pays pour leur faire peur[36]. Certaines vidéos ou images de ce genre ont même été prouvées comme fausses, notamment celles partagées par la campagne Leave.EU elle-même[37].

Des enquêtes de l’« House of Commons Digital, Culture, Media and Sport Select Committee » sont en cours pour tenter de démontrer que Cambridge Analytica aurait participé à la transmission de fausse information lors de la campagne du Brexit. La firme est également sous deux autres enquêtes, premièrement, « the Electoral Commission » tente de prouver que la firme aurait participé à l'utilisation et à la vente des données personnelles à une tierce partie. Puis, « the British Information Commission-er’s Office » recherche sur la possibilité d’une infraction de la règlementation concernant les subventions électorales[35].

Inde[modifier | modifier le code]

Avec plus de 241 millions d’abonnés sur Facebook, l’Inde est le pays qui contient les plus grands nombres d’abonnés au monde de la plateforme[38]. Cependant, les deux principaux partis de ce pays s’accusent d’avoir eu recours à Ovleno Business Intelligence, une entreprise indienne partenaire de Cambridge Analytica pour remporter plusieurs des dernières élections.

Selon plusieurs documents, de l’enquête interne lancée par le gouvernement indien, publié le 28 mars 2018, la société Cambridge Analytica et sa maison mère Strategic Communication Laboratories, travaille depuis des années sur les élections en Inde. Ces révélations ont suscité de grands soulèvements en Inde, car ces données ont pu être utilisées pour gagner les élections[39].

Selon un dénonciateur la maison mère de Cambridge Analytica avait mené des recherches comportementales et des sondages pour six élections législatives, en Inde. Ces recherches auraient été effectuées et utilisées à partir de 2003 et auraient même été utilisées lors des élections législatives indiennes de 2009 et majoritairement lors des élections de 2014[40]. En 2014, plusieurs partis auraient utilisé cette stratégie[38].Par contre, aucune information claire ne circule sur la manière donc les informations ont été acquises.

Selon Nikhil Pahwa, un expert en technologie, ces révélations sont troublantes, car l’Inde étant encore un pays en développement, il est beaucoup plus vulnérable et instable que les États-Unis[40].

Élections législatives de 2014[modifier | modifier le code]

Le scandale le plus retentissant s’est déroulé lors des élections législatives de 2014. Lorsque le parti au pouvoir BJP soit la formation nationaliste hindoue a engagé Ovleno Business Intelligence, entreprise liée à Cambridge Analytica, pour remporter les élections. Sur le profil LinkedIn du directeur de cette entreprise on pouvait même lire qu’il avait assuré la victoire au parti. De plus, le parti BJP a remporté la majorité absolue des sièges au parlement national, ce qui ne s’était jamais vu en Inde depuis plus de 20 ans[41].

Cambridge Analytica se retrouve maintenant accusé, en Inde, pour vol de données personnelles et tentative d’influencer les élections par des moyens illégaux. Le parti du congrès (BJP) a cependant été déclaré coupable, selon la commission électorale, d’avoir été un client de Cambridge Analytica et doit maintenant obligatoirement présenter ses excuses à la population pour vol d’information et manipulation[40].

Critiques et scandales[modifier | modifier le code]

Cambridge Analytica a fait ingérence dans les élections présidentielles en Argentine en menant une campagne contre Cristina Fernández de Kirchner[42],[43]

Cambridge Analytica aurait participé en 2016 à la campagne électorale de Donald Trump en collectant et en exploitant à leur insu les données personnelles de quatre-vingt sept millions d'utilisateurs de Facebook[44]. La révélation de l'affaire a fait chuter de 7 % l'action Facebook à la Bourse de New York le 19 mars 2018[45],[46].

En mars 2018, la chaîne britannique Channel 4 a révélé un film tourné en caméra cachée entre novembre 2017 et janvier 2018, où l'on voit le PDG de Cambridge Analytica, Alexander Nix, proposer le recours à des pots-de-vin et à des prostituées ukrainiennes pour faire chanter des hommes politiques[47]. La société annonce qu'Alexander Nix est suspendu, avec effet immédiat, dans l’attente d’une enquête complète et indépendante[48]. Le , l'entreprise annonce qu’elle cesse immédiatement toutes ses activités et qu’elle entame une procédure de faillite[49].

Cinéma[modifier | modifier le code]

Le scandale Cambridge Analytica est raconté dans le documentaire The Great Hack (le grand piratage), sorti en 2019, avec de nombreux témoignages de certains acteurs directs des activités de l'entreprise[50].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « https://www.bloomberg.com/research/stocks/private/snapshot.asp?privcapId=434877108 »
  2. « Scandale Facebook : la fermeture de Cambridge Analytica ne la met pas à l’abri des poursuites », Le Monde
  3. « https://www.theguardian.com/uk-news/2018/mar/20/cambridge-analytica-suspends-ceo-alexander-nix »
  4. « https://www.thedailybeast.com/rebekah-mercer-stands-by-cambridge-analytica »
  5. (it) Nazzareno Tirino, Cambridge Analytica. Il potere segreto, la gestione del consenso e la fine della propaganda., Lecce, Libellula Edizioni, , 194 p. (ISBN 9788867355129, présentation en ligne, lire en ligne), p. 109
  6. a b et c (en) Sasha Issenberg (en), « Cruz-Connected Data Miner Aims to Get Inside U.S. Voters' Heads », Bloomberg,‎ (lire en ligne, consulté le 2 février 2016)
  7. (en) cambridgeanalytica.org, consulté le .
  8. a et b (en) « Cambridge Analytica dismantled for good? Nope: It just changed its name to Emerdata », The Register,‎ (lire en ligne, consulté le 8 juin 2018)
  9. a et b (en-US) « Is Cambridge Analytica really shutting down? », thinkprogress.org,‎ (lire en ligne, consulté le 8 juin 2018)
  10. a et b (en-US) « Cambridge Analytica is out of business, but its heavy hitters have reopened under a new name / Boing Boing », sur boingboing.net, (consulté le 8 juin 2018)
  11. a et b (en) Olivia Solon et Oliver Laughland, « Cambridge Analytica closing after Facebook data harvesting scandal », sur the Guardian, (consulté le 8 juin 2018)
  12. a b et c (en) Kenneth Vogel, « Cruz partners with donor's 'psychographic' firm », Politico,‎ (lire en ligne, consulté le 27 décembre 2015)
  13. a et b Philippe Boulet-Gercourt, « Le clan Mercer, ces milliardaires extrémistes derrière le scandale des données Facebook », L'Obs,‎ (lire en ligne)
  14. (en) Frances Stead Sellers, « Cruz campaign paid $750,000 to ‘psychographic profiling’ company », Washington Post,‎ (lire en ligne, consulté le 7 février 2016)
  15. a b c et d Vincent Gautier, « Cambridge Analytica, l’«influenceur» de l’ombre des élections », sur leparisien.fr, (consulté le 1er février 2020).
  16. (en) Alex Altman, « Silent Partners », Time (magazine),‎ , p. 44
  17. (en) Alex Hern, « Cambridge Analytica: how did it turn clicks into votes? », The Gardian,‎ (lire en ligne)
  18. (en) « About Us », Cambridge Analytica (consulté le 27 décembre 2015)
  19. (en) Lichtblau E, Stevenson A, « Hedge-Fund Magnate Robert Mercer Emerges as a Generous Backer of Cruz », New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le 6 février 2016)
  20. (en) Davies, H, « Ted Cruz using firm that harvested data on millions of unwitting Facebook users », The Guardian,‎ (lire en ligne, consulté le 7 février 2016)
  21. a et b (en) Harry Davies, « Ted Cruz erased Trump's Iowa lead by spending millions on voter targeting », The Guardian,‎ (lire en ligne, consulté le 7 février 2016)
  22. (en) Sasha Issenberg, « How Ted Cruz Engineered His Iowa Triumph », Bloomberg,‎ (lire en ligne, consulté le 8 février 2016)
  23. (en) « Cambridge Analytica Congratulates Senator Ted Cruz on Iowa Caucus Win », PR Newswire,‎ (lire en ligne, consulté le 8 février 2016)
  24. (en) Kate Kaye, « Trump Spending With Cambridge Analytica Looks Like Peanuts Compared to Cruz », Advertising Age, (consulté le 4 octobre 2016)
  25. Sarah Sermondadaz, « IQui est impliqué dans l'affaire Cambridge Analytica ? », Sciences et Avenir,‎ (lire en ligne, consulté le 17 janvier 2019)
  26. (en) Josh Horwitz et Josh Horwitz, « Cambridge Analytica's key researcher says his work's impact on elections is "not a real worry" », sur Quartz (consulté le 17 janvier 2019)
  27. « Facebook suspend l'entreprise Cambridge Analytica, liée à la campagne de Trump », sur Europe 1 (consulté le 17 janvier 2019)
  28. a et b « Internet : Aleksandr Kogan, l'homme derrière le scandale Facebook », sur ladepeche.fr (consulté le 17 janvier 2019)
  29. 01net, « Celui par qui le scandale Cambridge Analytica est arrivé s'attaque à Facebook », sur 01net (consulté le 17 janvier 2019)
  30. « "Fake news", ingérence russe et Cambridge Analytica... Trois fois où les explications de Facebook n'ont pas convaincu », sur Franceinfo, (consulté le 17 janvier 2019)
  31. Sonia Delessale-Stolpler, « Sans Cambridge Analytica, il n'y aurait pas eu de Brexit », Libération,‎ (lire en ligne)
  32. « "Sans Cambridge Analytica, il n'y aurait pas eu de Brexit", affirme le lanceur d'alerte Christopher Wylie », sur France Info, (consulté le 28 mars 2018)
  33. a et b (en) Carole Cadwalladr, « The Cambridge analytica files. ‘I made Steve Bannon’s psychological warfare tool’: meet the data war whistleblower », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  34. (en) Jonathan Wadsworth, Brexit and the Impact of Immigration on the UK, Centre for Economic Performance, , p. 34-53
  35. a et b (en) Linda Risso, Harvesting your soul? Cambridge analytica and Brexit, Akademie der Wissenschaften und der Literatur, , p. 75-90
  36. (en) Carole Cadwalladr, « The great British Brexit robbery: how our democracy was hijacked », The Observer,‎ (lire en ligne)
  37. (en) Chanel 4, « Revealed: How Leave.EU faked migrant footage », Chanel 4,‎
  38. a et b Alcyone Wemaëre, « L’ombre de Cambridge Analytica plane sur une centaine de campagnes électorales », sur France24.com, France24, (consulté le 15 décembre 2019)
  39. (en) Jim Isaak, User Data Privacy: Facebook, Cambridge Analytica, and Privacy Protection, Computer, (lire en ligne), p. 56-59
  40. a b et c (en) Vidhi Doshi, « Whistleblower claims Cambridge Analytica’s partners in India worked on elections, raising privacy fears », sur washingtonpost.com, Washington Post, (consulté le 15 décembre 2019)
  41. Sébastien Farcis, « Cambridge Analytica: le scandale rebondit en Inde », sur rfi.fr, rfi les voix du monde, (consulté le 15 décembre 2019)
  42. « El exCEO de Cambridge Analytica reconoció que la empresa diseñó una "campaña anti kirchnerista" », sur ambito.com, 10 juin 2018
  43. « Sexo, mentiras y video - Se cierra el círculo sobre la manipulación macrista », sur elcohetealaluna.com
  44. « Cambridge Analytica : 87 millions de comptes Facebook concernés », sur lemonde.fr, 4 avril 2018
  45. « Facebook pris dans la tempête de l’affaire Cambridge Analytica », sur liberation.fr, (consulté le 20 mars 2018)
  46. « Affaire Cambridge Analytica : sale temps pour Facebook, qui dévisse à la Bourse », sur www.rtl.fr, (consulté le 20 mars 2018)
  47. « Cambridge Analytica au cœur d'un nouveau scandale », sur lefigaro.fr, (consulté le 20 mars 2018)
  48. « Cambridge Analytica suspend son patron », sur Le Devoir (consulté le 21 mars 2018)
  49. Amaelle Guiton, « Scandale des données : Cambridge Analytica ferme boutique », Libération,‎ (lire en ligne)
  50. Julien Rebucci, « “The Great Hack” : Comment une entreprise a influencé deux des votes capitaux du XXIe siècle », sur Les Inrocks, (consulté le 15 août 2019)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christopher Wylie, Mindfuck. Le complot Cambridge Analytica pour s'emparer de nos cerveaux, Grasset, 2020.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]