Robert Mercer (homme d'affaires)

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Robert Mercer
Bob Mercer - Caricature (35930032470).jpg
caricature de Robert Mercer
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Robert Leroy MercerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Head of the Harbor (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Activités
Informaticien, banquier, entrepreneur, hedge fund managerVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Diana Lynne Mercer (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Rebekah Mercer
Heather Sue Mercer (d)
Jennifer Mercer (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Distinction
Fellow of the Association for Computational Linguistics (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Robert Mercer, né le 11 juillet 1946 à San Jose en Californie, est un homme d'affaires américain, co-CEO du hedge fund Renaissance Technologies.

Milliardaire, il est connu pour son soutien financier massif à des campagnes politiques conservatrices, telles que l'élection de Donald Trump en 2016, la lutte contre les politiques environnementales, son soutien au climatoscepticisme ou le référendum sur le Brexit.

Biographie[modifier | modifier le code]

Robert Mercer naît le 11 juillet 1946 à San Jose en Californie[1]. Il passe son enfance et fait ses études dans l'état du Nouveau-Mexique. Il y apprend les mathématiques, la physique et l'informatique, jusqu'à obtenir un Ph.D. en 1972[1]. Il entre alors chez IBM et y reste vingt ans[1]. Membre d'une équipe de recherche travaillant sur la traduction des langues assistée par ordinateur, il y développe sa méthode : alimenter au maximum l'ordinateur avec des traductions existantes, préférable selon lui à l'apprentissage des règles de la linguistique[2].

En 1993, il est engagé comme gestionnaire financier à Renaissance Technologies, qui progressera en vingt ans jusqu'à la gestion de plusieurs dizaines de milliards de dollars[3]. Il en devient co-PDG en 2009[2].

Il est le père de Rebekah Mercer. Entre 2011 et janvier 2018, il soutient avec celle-ci à hauteur de plusieurs millions de dollars les projets politiques et médiatiques de Steve Bannon, jusqu'à la rupture de ce dernier avec le président Donald Trump[4].

Il finance en 2013 la création de la filiale américaine du SCL Group (en), nommée Cambridge Analytica. Il en est l'un de ses principaux actionnaires, sa fille Rebekah en étant administratrice[2].

Idées et soutiens politiques[modifier | modifier le code]

À partir des années 2010, Robert Mercer (conjointement avec sa femme) fait des donations financières importantes pour de nombreuses causes politiques. Lors des élections législatives américaines de 2010, il totalise 8 millions de dollars de dons en faveur des républicains, notamment dans un fond anti-environnemental géré par les frères Koch[1]. Il poursuit avec des dons à chaque élection nationale, mais avec discrétion, en évitant les cérémonies et galas de bienfaisance[1]. Il soutient notamment Arthur B. Robinson (en)[2] et Ted Cruz.

Son concours financier à Donald Trump, durant l'élection présidentielle américaine de 2016[5], lui vaut les remerciements du nouveau président : « I was looking around the room, and I thought, No doubt about it—the people whom the Mercers invested in, my comrades, are now in charge » (« Je regardais dans la pièce, et je pensais : aucun doute, les gens dans lesquels les Mercer ont investi, mes camarades, sont maintenant aux commandes »).

Certaines causes soutenues sont particulièrement notables :

Il est aux États-Unis un soutien financier important des causes pro-vie, climato-sceptiques, ou critiques des thèses écologiques[7] ainsi que de l'islam, notamment lors de la campagne contre le projet de mosquée à Ground Zero (New York)[8] durant laquelle il participe au financement d'une campagne publicitaire qui y est opposée[2].

Il finance l’institut Gatestone, think tank néoconservateur plutôt orienté vers l’Europe, ainsi que le journal canadien The Rebel[9].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f (en) « Have Mercer! The money man who helped the GOP win », sur cnbc.com, (consulté le 10 mai 2017).
  2. a b c d e f et g Philippe Boulet-Gercourt, « Le clan Mercer, ces milliardaires extrémistes derrière le scandale des données Facebook », L'Obs,‎ (lire en ligne)
  3. (en) « Hedge-Fund Magnate Robert Mercer Emerges as a Generous Backer of Cruz », sur nytimes.com, (consulté le 10 mai 2017).
  4. Philippe Gélie, « Donald Trump crée le désert autour de Steve Bannon », Le Figaro, samedi 6 / dimanche 7 janvier 2018, page 6.
  5. a b et c (en) « The Reclusive Hedge-Fund Tycoon Behind the Trump Presidency », sur newyorker.com, (consulté le 10 mai 2017).
  6. (en) The Mercers and Stephen Bannon : How a populist power base was funded and built, Washington Post, 17 mars 2017.
  7. (en) « The Man Who Out-Koched the Kochs » [archive du ], sur bloomberg.com, (consulté le 21 août 2017).
  8. (en) What Kind of Man Spends Millions to Elect Ted Cruz ?, Bloomberg, 20 janvier 2016. — Sur le projet de méga-mosquée, voir JihadWatch.org.
  9. Damien Leloup, « Des milliardaires américains financent discrètement des campagnes de désinformation en Europe », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 7 mars 2019)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]