Robert Mercer (homme d'affaires)

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Robert Mercer, né le 11 juillet 1946 à San Jose en Californie, est un homme d'affaires américain, co-CEO du hedge fund Renaissance Technologies.

Milliardaire, il est connu pour son soutien financier massif à des campagnes politiques conservatrices, telles que l'élection de Donald Trump en 2016, la lutte contre les politiques environnementales, son soutien au climatoscepticisme ou le référendum sur le Brexit.

Biographie[modifier | modifier le code]

Robert Mercer naît le 11 juillet 1946 à San Jose en Californie[1]. Il passe son enfance et fait ses études dans l'état du Nouveau-Mexique. Il y apprend les mathématiques, la physique et l'informatique, jusqu'à obtenir un Ph.D. en 1972[1]. Il entre alors chez IBM et y reste vingt ans[1]. Membre d'une équipe de recherche travaillant sur la traduction des langues assistée par ordinateur, il y développe sa méthode : alimenter au maximum l'ordinateur avec des traductions existantes, préférable selon lui à l'apprentissage des règles de la linguistique[2].

En 1993, il est engagé comme gestionnaire financier à Renaissance Technologies, qui progressera en vingt ans jusqu'à la gestion de plusieurs dizaines de milliards de dollars[3]. Il en devient co-PDG en 2009[2].

Il est le père de Rebekah Mercer. Entre 2011 et janvier 2018, il soutient avec celle-ci à hauteur de plusieurs millions de dollars les projets politiques et médiatiques de Steve Bannon, jusqu'à la rupture de ce dernier avec le président Donald Trump[4].

Il finance en 2013 la création de la filiale américaine du SCL Group (en), nommée Cambridge Analytica. Il en est l'un de ses principaux actionnaires, sa fille Rebekah en étant administratrice[2].

Idées et soutiens politiques[modifier | modifier le code]

À partir des années 2010, Robert Mercer (conjointement avec sa femme) fait des donations financières importantes pour de nombreuses causes politiques. Lors des élections législatives américaines de 2010, il totalise 8 millions de dollars de dons en faveur des républicains, notamment dans un fond anti-environnemental géré par les frères Koch[1]. Il poursuit avec des dons à chaque élection nationale, mais avec discrétion, en évitant les cérémonies et galas de bienfaisance[1]. Il soutient notamment Arthur B. Robinson (en)[2] et Ted Cruz.

Son concours financier à Donald Trump, durant l'élection présidentielle américaine de 2016[5], lui vaut les remerciements du nouveau président : « I was looking around the room, and I thought, No doubt about it—the people whom the Mercers invested in, my comrades, are now in charge » (« Je regardais dans la pièce, et je pensais : aucun doute, les gens dans lesquels les Mercer ont investi, mes camarades, sont maintenant aux commandes »).

Certaines causes soutenues sont particulièrement notables :

Il est aux États-Unis un soutien financier important des causes pro-vie, climato-sceptiques, ou critiques des thèses écologiques[7] ainsi que de l'islam, notamment lors de la campagne contre le projet de mosquée à Ground Zero (New York)[8] durant laquelle il participe au financement d'une campagne publicitaire qui y est opposée[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f (en) « Have Mercer! The money man who helped the GOP win », sur cnbc.com, (consulté le 10 mai 2017).
  2. a b c d e f et g Philippe Boulet-Gercourt, « Le clan Mercer, ces milliardaires extrémistes derrière le scandale des données Facebook », L'Obs,‎ (lire en ligne)
  3. (en) « Hedge-Fund Magnate Robert Mercer Emerges as a Generous Backer of Cruz », sur nytimes.com, (consulté le 10 mai 2017).
  4. Philippe Gélie, « Donald Trump crée le désert autour de Steve Bannon », Le Figaro, samedi 6 / dimanche 7 janvier 2018, page 6.
  5. a b et c (en) « The Reclusive Hedge-Fund Tycoon Behind the Trump Presidency », sur newyorker.com, (consulté le 10 mai 2017).
  6. (en) The Mercers and Stephen Bannon : How a populist power base was funded and built, Washington Post, 17 mars 2017.
  7. (en) « The Man Who Out-Koched the Kochs » [archive du ], sur bloomberg.com, (consulté le 21 août 2017).
  8. (en) What Kind of Man Spends Millions to Elect Ted Cruz ?, Bloomberg, 20 janvier 2016. — Sur le projet de méga-mosquée, voir JihadWatch.org.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]