Ploutocratie

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La ploutocratie[1] (du grec ploutos : richesse et kratos : pouvoir) consiste en un système de gouvernement où la richesse constitue la base principale du pouvoir politique[2].

Définition[modifier | modifier le code]

La ploutocratie est un régime politique où les plus riches sont au pouvoir. C'est donc un régime oligarchique qui a pour particularité de sélectionner les décideurs sur le seul critère de leur richesse.

Aujourd'hui on utilise ce terme pour dénoncer les dérives des démocraties où les lobbies (souvent des entreprises multinationales) influent fortement sur le texte des lois[1].

Régimes similaires et différences[modifier | modifier le code]

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Il ne faut pas confondre la ploutocratie avec des systèmes où l’exercice de la citoyenneté est lié à une richesse minimale. La nécessité de jouir d'une richesse minimale est imposée par la croyance que les plus fortunés ont plus d’intérêt pour que la collectivité soit en évolution et ont la possibilité d’acquérir du matériel militaire, pour défendre et étendre la cité. Dans les différents systèmes politiques des cités antiques, en effet, les citoyens étaient très souvent les soldats, et devaient s’équiper eux-mêmes, à leurs frais : les citoyens étaient ceux qui pouvaient le faire, avec parfois un privilège politique pour ceux qui étaient capables de s’offrir un cheval (chevalier romain). Cependant, ces systèmes politiques avaient un minimum assez bas pour garantir une armée assez nombreuse, ce qui ne permet pas de les qualifier de ploutocraties.

Les suffrages censitaires, c’est-à-dire exigeant une contribution minimale (cens) aux finances publiques, sont très fréquents dans l’Histoire. Ces systèmes ne sont pas ploutocratiques, car le plus souvent seules les contributions directes (généralement à base foncière) étaient comptées, au contraire des contributions indirectes (souvent à base commerciales) ; de ce fait, les plus riches, souvent des commerçants, n’appartenaient pas forcément à la base politique.

Exemples[modifier | modifier le code]

Depuis l'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis en 2016, de nombreux médias, comme Le Monde, et analystes politiques, tel Robert O. Paxton, ont décrit le gouvernement américain comme "ploutocratique". La somme des fortunes personnelles des membres de l'administration Trump est en effet estimée à plus de 10 milliards de dollars[3],[4],[5],[6],[7].

Noam Chomsky considère cependant que les Etats-Unis étaient déjà une ploutocratie aux allures de démocratie avant même l'élection de Trump[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Définitions lexicographiques et étymologiques de « Ploutocratie » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales, consulté le 23 mars 2015
  2. Définition, sur le site la-philosophie.com
  3. « La fortune des 17 membres du cabinet Trump dépasse celle cumulée de 126 millions d'Américains », Le Huffington Post,‎ (lire en ligne)
  4. « En un an, Trump a installé une ploutocratie aux antipodes des attentes de ses électeurs », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  5. Robert O. Paxton, « «Le régime de Trump est une ploutocratie» », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  6. Robert O. Paxton (professeur émérite d’histoire, Columbia University (New York)), « Robert O. Paxton : « Le régime de Trump est une ploutocratie » », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  7. « Voici la composition du gouvernement du pire de Donald Trump », Marianne,‎ (lire en ligne)
  8. (en) « Noam Chomsky: America is a plutocracy masquerading as a democracy », Salon,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Leroux, De la Ploutocratie ou du Gouvernement des riches, Éditions d'Aujourd'hui, Paris, 1976, 264 p. (fac simile)

Articles connexes[modifier | modifier le code]