Déni

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Le déni est l'attitude de refus de prendre en compte une partie de la réalité, vécue comme inacceptable par l'individu. En psychanalyse (Verleugnung) c'est un mécanisme de défense, par lequel le sujet refuse de reconnaître la réalité d'une perception ressentie comme menaçante et/ou traumatisante.

Origine étymologique du terme et définitions[modifier | modifier le code]

Le « déni » est, selon le Dictionnaire historique de la langue française, un « déverbal » apparu vers 1250 et signifiant d'abord « “action de dénier”, sens aujourd'hui littéraire et rare », qu'on rencontre en 1667 dans l'expression juridique « déni de justice »[1]. Au XIIe siècle (1160), « dénier » (du latin denegare : « nier fortement, “dire que non”, “refuser” ») avait d'après Le Robert le « sens général “refuser d'admettre, démentir” », devenu moins courant aujourd'hui que le sens attesté à l'époque et resté en usage de « refuser quelque chose à quelqu'un »[1]. Pour Bardou, Vacheron-Trystramb et Cheref, le mot « déni » est déjà utilisé dans le contexte du droit au moins depuis le XIVe siècle. Le droit français moderne l'utilise encore, avec un sens restreint, plutôt dans la jurisprudence[2]. Le Robert observe que « Déni est récemment passé dans le vocabulaire de la psychanalyse (1967, Laplanche et Pontalis) pour traduire Verleugnung »[1]. Etymologiquement, le substantif allemand de genre féminin Verleugnung (formé sur verleugnen) remonte à une racine en moyen / ancien allemand (mhd / ahd) qui l'apparente à Lüge (mensonge), lügen (mentir)[3]. Les champs sémantiques de Verleugnung en allemand et de « déni » en français ne se recouvrent qu'en partie [4].

En psychanalyse, la traduction française par « déni » de la Verleugnung des textes de Sigmund Freud où ce terme intervient et se trouve à l'origine du concept, prête donc à interprétation. L'interférence notamment de la notion admise ou non de la « (dé)négation » ou « dénégation » pour traduire le mot Verneinung pose problème.[réf. nécessaire]

Théories[modifier | modifier le code]

Psychanalyse[modifier | modifier le code]

« Déni », interférence de « (dé)négation »[modifier | modifier le code]

Bertrand Penot note que le mot allemand Verleugnung peut être aussi traduit en français par « désaveu »[5]. Jacques Lacan préfère traduire Verleugnung par « démenti »[6], sans se servir de ce terme dans le domaine des psychoses où il privilégie la Verwerfung qu'il traduit par « forclusion »[6]. Le « déni », en tant que « déni de la réalité » serait à distinguer de la « (dé)négation » (Verneinung) que Jean Laplanche et Jean-Bertrand Pontalis rapportent à la « négation » [7]. En 1989, dans Traduire Freud et dans le cadre des nouvelles traductions des Œuvres complètes de Freud / Psychanalyse, Jean Laplanche ne maintient pas l'ancienne traduction de Verneinung par « (dé)négation » de Laplanche et Pontalis en 1967, « ni par “dénégation ” (Lacan) »[8] : le texte de Freud « die Verneinung », écrit Laplanche, a en effet « pour ressort le fait que le mécanisme psychologique de la Verneinung est à l'origine de la Verneinung au sens logique et linguistique, telle qu'elle est marquée par le “non”, “symbole de la négation” »[8].

Chez Laplanche et Pontalis, le choix en 1967 de la traduction de Verleugnung par déni, par rapport à dénégation, repose sur la prise en compte des distinctions suivantes: « Déni est souvent plus fort »; déni ne porte pas seulement « sur une affirmation qu'on conteste », mais aussi « sur un droit ou un bien qu'on refuse », et dans ce dernier cas, il s'agit d'un « refus de ce qui est dû » comme pour un déni de justice ou un déni d'aliments: le refus est illégitime[9].

Définitions[modifier | modifier le code]

Le déni semble désigner en psychanalyse un mécanisme de défense pour traiter les conflits intrapsychiques et le rapport avec le monde extérieur. Selon Laplanche et Pontalis, le terme « déni » (Verleugnung) est « employé par Freud dans un sens spécifique » : il s'agit d'un « mode de défense consistant en un refus par le sujet de reconnaître la réalité d'une perception traumatisante, essentiellement l'absence de pénis chez la femme »[10]. Sigmund Freud recourt à ce terme assez tardivement dans son œuvre, notamment dans les domaines du fétichisme et de la psychose[10]. D'après André Bourguignon, la notion de déni inclut la scotomisation, processus faisant que le névrosé nie l'existence de faits qui ont été vécus mais qui lui sont intolérables[11]. Bourguignon et Manus (1980) parlent aussi d'« hallucination négative » pour décrire ce qu'est le déni[11]. Jean Bergeret considère que le terme s'étend à la réalité perceptive dans son ensemble et se rapporte généralement aux structures psychotiques[12]. Bardou, Vacheron-Trystramb et Cheref (métaphoriquement) sont d'avis qu'une réalité reste déniée tant qu'elle reste non-métabolisable sur le plan psychique[2]. Pour les mêmes auteurs, lorsque le déni n'est pas structurel, comme dans le cas de la perversion, il semble réversible et accessible aux soins[2]. Dans son ouvrage Figures du déni, Bernard Penot observe que ce mécanisme est souvent associé au clivage du Moi[13]. Sur le plan clinique, Ionescu, Jacquet et Lhote décrivent comment la personne dans la dénégation passe alors à une phase d'acceptation de la réalité, souvent après avoir pu formuler son ressenti qui est une source de conflit (correspondant à un désir, une pensée, un sentiment jusqu'alors refoulé) ; elle le met à distance en niant qu'il lui appartient[14]. Chez André Green, « le travail du négatif […] regroupe les formes hétérogènes du refoulement, de la forclusion, du désaveu et de la négation »[15].

Des auteurs comme Coste, Costey et Tangy (2008) différencient la « dénégation » (qui renverrait pour eux à la psychanalyse et à la constitution du sujet de la psychose), du « déni » que mobilisent certains chercheurs en sciences sociales : la dénégation correspondrait à un « choix forcé » ayant des causes psychiques plus inconscientes, alors que le déni mobiliserait plus la volonté, dans un refus proactif de voir la réalité, le déni étant alors « plus contextuel »[16]. Pour ces auteurs, le déni est parfois un opposé du consentement[16].

Le concept de déni chez Freud[modifier | modifier le code]

Perla Dupuis-Elbaz souligne que le déni fait l'objet d'une élaboration progressive par Freud qui en aborde le mécanisme avec le déni de la spécificité sexuelle féminine par le petit garçon dans des textes de 1905 et 1908[17]. Selon Plon et Roudinesco, la notion de déni apparaît pour la première fois chez Freud en 1923, dans un article sur l’organisation génitale infantile[18], puis est lié à la reconnaissance d'une réalité manquante dans la différence des sexes[18], pour devenir enfin un mécanisme propre à la psychose par opposition au refoulement dans la névrose, où le psychotique nie la réalité pour en reconstruire une sur le mode hallucinatoire[18]. À la suite d'échanges sur la scotomisation avec René Laforgue en 1927, Freud fait du déni un mécanisme pervers où le sujet se reconnaît dans deux réalités contradictoires : l'absence de pénis chez la femme est à la fois refusée et reconnue[18]. Le clivage du moi renvoie ainsi non seulement à la psychose mais également à la perversion[18]. Perla Dupuis-Elbaz fait remarquer que dans l'article de 1923 sur l'organisation génitale infantile, Freud emploie le terme « nier », celui de déni n'est utilisé en tant que tel qu'à partir de 1925[17].

Étapes[modifier | modifier le code]

Entre 1924 et 1938 — d'après Laplanche et Pontalis — les références au processus désigné par Verleugnung, au sens « relativement spécifique » où Freud va employer le terme Verleugnung, sont assez nombreuses, même s'il faut attendre 1938, pour en trouver « l'exposé le plus achevé », dans l' Abrégé de psychanalyse (Abriss der Psychoanalyse) [10].

Dans L'organisation génitale infantile (Die infantile Genitalorganisation, 1923), Freud commence à décrire la Verleugnung en relation à la castration: devant l'absence du pénis chez la fille, il écrit que les enfants « ... dénient (leugnen) ce manque, croient malgré tout voir un membre… ». Peu à peu, ils tiendront l'absence du pénis pour un résultat de la castration[10].

Dans Quelques conséquences psychiques de la différence des sexes (Einige psychische Folgen des anatomischen Geschlechtsunterschied, 1925), le déni vaut pour la petite fille comme pour le petit garçon, et Freud « apparente ce processus au mécanisme psychotique »: « un processus survient que j'aimerais désigner du terme "déni" (Verleugnung) », écrit-il, en ajoutant que si le processus « ne semble être ni rare ni très dangereux dans la vie psychique de l'enfant », par contre chez l'adulte, il « serait le point de départ d'une psychose »[10]. En 1924, dans La perte de la réalité dans la névrose et la psychose (Der Realitätsverlust bei Neurose und Psychose), Freud précise en quoi le déni, qui « porte sur la réalité extérieure » constitue « le premier temps de la psychose », dans la mesure où il s'oppose au refoulement chez le névrosé: tandis que « le névrosé commence par refouler les exigences du ça, le psychotique commence par dénier la réalité »[10].

À partir de 1927, « c'est sur l'exemple privilégié du fétichisme que Freud élabore la notion de déni ». Dans son étude sur cette perversion (Le fétichisme [Fetischismus], 1927), il montre « comment le fétichiste perpétue une attitude infantile en faisant coexister deux positions inconciliables: le déni et la reconnaissance de la castration féminine ». Cette coexistence indique « un véritable clivage en deux » (Spaltung, Zwiespältigkeit) du sujet[10].

Dans les textes de 1938, Le clivage du moi dans le processus de défense (Die Ichspaltung im Abwehrvorgang, 1938) et l' Abrégé de psychanalyse (Abriss der Psychoanalyse, 1938), la notion de clivage désormais mise en place « vient plus nettement éclairer celle de déni »[10]. Le clivage du moi « est à distinguer de la division qu'institue dans la personne tout refoulement névrotique », où le déni, qui est celui d'une perception, porte sur la réalité extérieure: il s'agit alors de la « coexistence de deux types différents de défense du moi, et non d'un conflit entre le moi et le ça »[19].

Jacques Lacan et le déni[modifier | modifier le code]

Le "démenti" du réel impose des précisions[20]. Selon Perla Dupuis-Elbaz, Lacan, dans le cadre de la psychose, a mis en avant le terme de Verwerfung qu'il a traduit par « forclusion » tandis qu'il traduisait Verleugnung par « démenti » et qu'il voulait utiliser dans le cadre des rapports entre analysant et analyste[21]. Dans une conférence de 1968, il rattache également la Verleugnung à la Spaltung, la « division du sujet »[21]. La position de l'analyste peut se rapporter partiellement au clivage impliqué dans le déni : l'analyste prend la place de « sujet supposé savoir » alors même que le déroulement de la cure visera à l'en déloger[21]. Selon Jacques Adam, en 1975, Lacan rattache également le démenti au réel[22].

Pour Jacques Adam, la Verleugnung tel que le comprend Lacan, est un mécanisme d'un inconscient rusé (kniffig) dont Freud n'a pas pu terminer l'exploration et auquel Lacan a proposé, pour échapper aux ambiguïtés freudiennes, « la solution dans la logique de l'objet a, objet in-déniable, “immune à la négation” , objet partiel dont la logique est de s'opposer au mirage du Tout, et d'être sa négation autrement que comme ce qui simplement le nie, ce Tout, mais comme Pas-Tout qui est la nuance décisive que Lacan a apporté à la logique des discours avec le discours du psychanalyste »[22].

Psychologie[modifier | modifier le code]

Sciences sociales[modifier | modifier le code]

Formes de déni[modifier | modifier le code]

Déni de grossesse[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Déni de grossesse.

Déni du réchauffement climatique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Déni du réchauffement climatique.

Le « déni du réchauffement climatique » est une expression qui désigne, de manière générale, une attitude de déni face au consensus scientifique relatif au réchauffement de la planète.

Certaines personnes admettent qu'il y a un réel changement, allant dans le sens d'un réchauffement global, mais nient que ce changement a une origine ou une part anthropique ; ils l'attribuent exclusivement aux variations naturelles du climat. D'autres nient que ce changement affecte déjà négativement les écosystèmes ou qu'il puisse affecter les sociétés humaines, estimant parfois que le CO2 ou le réchauffement est une chance pour le tourisme ou l'agriculture ; ces derniers jugent alors inutile toute démarche d'adaptation au changement climatique[23].

Certains « négateurs » approuvent le terme de « déni ». D'autres préfèrent se dire « climatosceptiques »[23], mais plusieurs scientifiques estiment que le mot « scepticisme » est désormais inexact pour qualifier l'attitude de négation du réchauffement climatique anthropique[24],[25].

Au sens large, ce déni peut aussi être « implicite » : quand des individus ou des groupes sociaux acceptent les hypothèses et démonstrations scientifiques, mais sans parvenir à les traduire en action ou en changements de comportements. Plusieurs travaux de sciences sociales ont analysé ces attitudes, en les classant comme des formes de négationnisme[26],[27] voire de pseudoscience[28]. Toutes ces formes de déni alimentent la controverse sur le changement climatique, et inversement.

Des campagnes visant à saper la confiance du public dans les sciences du climat ont été mise en évidence, en Amérique du Nord notamment. Elles ont été décrites comme une « machine à produire du déni », construite, financée et entretenue par des intérêts industriels, politiques et idéologiques, trouvant des relais dans les médias conservateurs et les « blogueurs sceptiques » afin de créer l'impression qu'il existe une grande incertitude autour des données montrant que la planète se réchauffe[29],[30].

Selon des observateurs tels que Naomi Klein (2011), ces campagnes de déni sont soutenues par ceux qui prônent des politiques économiques conservatrices, et par des intérêts industriels opposés à la réglementation ou la taxation des émissions de CO2 (et équivalent CO2)[31], en particulier les lobbies du charbon et plus généralement des énergies fossiles, les frères Koch, des groupes de défense de l'industrie ainsi que des think tanks conservateurs et libertariens, souvent américains[32],[33],[34],[35]. Plus de 90 % des articles « sceptiques » sur le changement climatique proviennent de groupes de réflexion classés à droite[36].

Bien que, depuis la fin des années 1970, les sociétés pétrolières soient arrivées au cours de leurs recherches à des conclusions correspondant largement au consensus scientifique sur le réchauffement de la planète, elles ont fomenté une longue campagne de dénégation du changement climatique — durant plusieurs décennies — en s'appuyant sur une stratégie qui a été comparée au déni organisé sur les dangers du tabagisme par l'industrie du tabac[37],[38],[39].

Le déni du changement climatique et la controverse politique sur le réchauffement ont eu une forte incidence sur les politiques en matière de réchauffement de la planète, sapant une partie des efforts déployés pour lutter contre le changement climatique ou pour s'y adapter[40],[32],[41]. Ceux qui encouragent ou créent ce déni utilisent couramment des tactiques et moyens rhétoriques donnant l’apparence d’une controverse scientifique là où il n’y en a pas[42],[43].

Déni de justice[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Déni de justice.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Le Robert. Dictionnaire historique de la langue française A/E 2000, p. 1034-1035.
  2. a b et c Bardou, H., Vacheron-Trystram, M. N., & Cheref, S. (2006), « Le déni en psychiatrie », in Annales Médico-psychologiques, mars, revue psychiatrique (Vol. 164, No. 2, p. 99-107), Elsevier Masson.
  3. Duden Etymologie (Der grosse Duden Volume 7), Mannheim, Dudenverlag, 1963, entrée : « leugnen », p. 401.
  4. Traductions en français du verbe verleugnen: (re)nier, démentir; désavouer (au sens de « ne pas reconnaître »), traductions de Verleugnung: reniement, démenti, dénégation; désaveu. Traductions en allemand de « déni »: Bestreitung (terme juridique); Verweigerung, traductions en allemand de « dénier »: ab=leugnen, ab=streiten; verweigern (Weis Mattutat. Dictionnaire Allemand-Français, entrées: verleugnen / Verleugnung et « Déni » / « dénier », Harrap's (Klett Verlag, 1988), London - Paris - Stuttgart, 1989, (ISBN 0 245 54771 1), p. 619, 155).
  5. Bernard Penot, « déni (de réalité) », 2005, p. 442-444.
  6. a et b Perla Dupuis-Elbaz 1998, p. 55-57.
  7. Laplanche et Pontalis, 1984, p. 112-114.
  8. a et b Jean Laplanche, Traduire Freud 1989, p. 122-123.
  9. Laplanche et Pontalis, 1984, p. 117.
  10. a b c d e f g et h Laplanche et Pontalis, 1984, p. 115.
  11. a et b Bourguignon A & Manus A (1980) Hallucination négative, déni de la réalité et scotomisation. In Annales Médico-Psychologiques| février| Elsevier Science
  12. Jean Bergeret (psychanalyste) et coll., Abrégé de psychologie pathologique, Paris, Masson, collection Abrégés, 10e édition, 2008, (ISBN 2294701747).
  13. Penot B (2012) Figures du déni, Érès, extraits
  14. Serban Ionescu, Marie-Madeleine Jacquet, Claude Lhote, Les mécanismes de défense. Théorie et clinique, Nathan Université, , p. 167.
  15. Quatrième de couverture de: André Green, Le travail du négatif, Paris, Éditions de Minuit, 1993 (ISBN 2-7073-1459-5), avec sur le site des Ed. de Minuit, consulté le 8 août 2019, un extrait de Monique David-Ménard, « Entre Freud et Hegel. Comment André Green, psychanalyste, explore en philosophe les facettes du "négatif" dans la vie psychique et ses relations au réel », Journal Le Monde, 17 décembre 1993, [lire en ligne]
  16. a et b Coste, F., Costey, P., & Tangy, L. (2008). Consentir : domination, consentement et déni. Tracés. Revue de sciences humaines, (14), 5-27.
  17. a et b Perla Dupuis-Elbaz, p. 144.
  18. a b c d et e Roudinesco et Plon 2011.
  19. Laplanche et Pontalis, 1984, p. 116.
  20. Véronique Sidoit, Démenti du réel ?, Le savoir du psychanalyste (2013), pages 232 à 234 [1]
  21. a b et c Perla Dupuis-Elbaz 2009, p. 145.
  22. a et b Jacques Adam 2005.
  23. a et b (en) « Why Is It Called Denial? », National Center for Science Education, (consulté le 21 janvier 2016)
  24. Karin Edvardsson Björnberg, « Climate and environmental science denial: A review of the scientific literature published in 1990-2015 », Journal of Cleaner Production, vol. 167,‎ , p. 229–241 (DOI 10.1016/j.jclepro.2017.08.066)
  25. Saffron J. O'Neill, sjoneill@unimelb.edu.au et Max Boykoff, « Climate denier, skeptic, or contrarian? », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 107, no 39,‎ , E151 (ISSN 0027-8424, PMID 20807754, PMCID 2947866, DOI 10.1073/pnas.1010507107, Bibcode 2010PNAS..107E.151O) :

    « Using the language of denialism brings a moralistic tone into the climate change debate that we would do well to avoid. Further, labeling views as denialist has the potential to inappropriately link such views with Holocaust denial… However, skepticism forms an integral part of the scientific method and thus the term is frequently misapplied in such phrases as "climate change skeptic". »

  26. Dunlap 2013, p. 691–698 : « There is debate over which term is most appropriate… Those involved in challenging climate science label themselves "skeptics"… Yet skepticism is…a common characteristic of scientists, making it inappropriate to allow those who deny AGW to don the mantle of skeptics…It seems best to think of skepticism-denial as a continuum, with some individuals (and interest groups) holding a skeptical view of AGW…and others in complete denial »
  27. Timmer 2014
  28. Sven Ove Hansson: Science denial as a form of pseudoscience. Studies in History and Philosophy of Science 63, (2017), 39-47, DOI:10.1016/j.shpsa.2017.05.002
  29. Dunlap 2013, p. 691–698 : « From the outset, there has been an organized "disinformation" campaign… to "manufacture uncertainty" over AGW … especially by attacking climate science and scientists … waged by a loose coalition of industrial (especially fossil fuels) interests and conservative foundations and think tanks … often assisted by a small number of 'contrarian scientists. … greatly aided by conservative media and politicians … and more recently by a bevy of skeptical bloggers. This 'denial machine' has played a crucial role in generating skepticism toward AGW among laypeople and policy makers »
  30. Begley 2007 : ICE and the Global Climate Coalition lobbied hard against a global treaty to curb greenhouse gases, and were joined by a central cog in the denial machine: the George C. Marshall Institute, a conservative think tank. … the denial machine—think tanks linking up with like-minded, contrarian researchers.
  31. (en) Naomi Klein, Capitalism vs. the Climate [PDF], The Nation, 2011 (consulté le 2 janvier 2012).
  32. a et b Jacques, Dunlap et Freeman 2008, p. 351 : « Conservative think tanks…and their backers launched a full-scale counter-movement… We suggest that this counter-movement has been central to the reversal of US support for environmental protection, both domestically and internationally. Its major tactic has been disputing the seriousness of environmental problems and undermining environmental science by promoting what we term 'environmental scepticism.' »
  33. Dunlap 2013 : « The campaign has been waged by a loose coalition of industrial (especially fossil fuels) interests and conservative foundations and think tanks… These actors are greatly aided by conservative media and politicians, and more recently by a bevy of skeptical bloggers. »
  34. David Michaels (2008), Doubt Is Their Product (en): How Industry's Assault on Science Threatens Your Health.
  35. James Hoggan et Richard Littlemore, Climate Cover-Up: The Crusade to Deny Global Warming, Vancouver, Greystone Books, (ISBN 978-1-55365-485-8, lire en ligne) See, e.g., p. 31 ff, describing industry-based advocacy strategies in the context of climate change denial, and p73 ff, describing involvement of free-market think tanks in climate-change denial.
  36. (en) Jordi Xifra, « Climate Change Deniers and Advocacy: A Situational Theory of Publics Approach », American Behavioral Scientist, vol. 60, no 3,‎ , p. 276-287 (DOI 10.1177/0002764215613403).
  37. (en) Timothy Egan, « Exxon Mobil and the G.O.P.: Fossil Fools », The New York Times,
  38. (en) Suzanne Goldenberg, « Exxon knew of climate change in 1981, email says – but it funded deniers for 27 more years », The Guardian, (consulté le 9 novembre 2015).
  39. (en) 'Shell knew': oil giant's 1991 film warned of climate change danger - The Guardian, 28 février 2017.
  40. Dunlap 2013 : Even though climate science has now firmly established that global warming is occurring, that human activities contribute to this warming… a significant portion of the American public remains ambivalent or unconcerned, and many policymakers (especially in the United States) deny the necessity of taking steps to reduce carbon emissions…From the outset, there has been an organized "disinformation" campaign… to generate skepticism and denial concerning AGW.
  41. Painter et Ashe 2012 : Despite a high degree of consensus amongst publishing climate researchers that global warming is occurring, and that it is anthropogenic, this discourse, promoted largely by non-scientists, has had a significant impact on public perceptions of the issue, fostering the impression that elite opinion is divided as to the nature and extent of the threat.
  42. (en) Mark Hoofnagle, « Hello Science blogs (Welcome to Denialism blog) », « Denialism is the employment of rhetorical tactics to give the appearance of argument or legitimate debate, when in actuality there is none. These false arguments are used when one has few or no facts to support one's viewpoint against a scientific consensus or against overwhelming evidence to the contrary. They are effective in distracting from actual useful debate using emotionally appealing, but ultimately empty and illogical assertions. Examples of common topics in which denialists employ their tactics include: Creationism/Intelligent Design, Global Warming denialism… » et « 5 general tactics are used by denialists to sow confusion. They are conspiracy, selectivity (cherry-picking), fake experts, impossible expectations (also known as moving goalposts), and general fallacies of logic.
  43. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Deithelm McKie

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Textes psychanalytiques de référence[modifier | modifier le code]

  • Sigmund Freud
    • « L'organisation génitale infantile » (1923), in La Vie sexuelle, Paris PUF, 1959, p. 113-116 ; OCF.P, XVI, p. 303-311
    • « Névrose et psychose » (1924), trad. D. Guérineau, Paris, puf, 1971, p. 283-286 ; OCF.P, XVII, p. 1-7.
    • « La perte de la réalité dans la névrose et dans la psychose » (1924), trad. D. Guérineau, in Névrose, psychose et perversion, Paris, PUF, 1973, p. 299-303 ; OCF.P, XVII, p. 35-41
    • « La négation » (1925), trad. J. Laplanche, in Résultats, idées, problèmes II, Paris, puf, 1971, p. 135-139 ; OCF.P, XVII, p. 165-171
    • « Quelques conséquences psychologiques de la différence anatomique entre les sexes » (1925), trad. D. Berger, J. Laplanche et al., in La vie sexuelle, Paris, PUF, 1970, p. 123-132 ; OCF.P, XVII, p. 189-202.
    • « Le fétichisme » (1927), trad. D. Berger, J. Laplanche et al., in La vie sexuelle, Paris, PUF, 1970, p. 133-138 ; OCF.P, XVIII, p. 123-131.
    • « Le clivage du moi dans le processus de défense » (1938), trad. Roger Lewinter et J.-B. Pontalis, in Résultats, idées, problèmes II, Paris, PUF, 1971, p. 283-286.
    • Abrégé de psychanalyse (1938), trad. F. Robert et F. Kahn, OCF.P, XX, p. 225-254 (ISBN 978-2-13-056594-9)

Études psychanalytiques[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]